
Washington honore les Émirats et le Maroc pour leur diplomatie du dialogue interreligieux
Les deux pays ont reçu la première récompense internationale décernée dans le cadre des célébrations du 250e anniversaire de l’indépendance américaine, saluant leurs politiques de coexistence et de protection des minorités.
Le Sénat des États-Unis a accueilli, le 17 juillet 2025, la remise inaugurale du « America 250 Founders’ Promise Award » aux Émirats arabes unis et au Royaume du Maroc. Cette distinction, première du genre dans le cadre des commémorations du deux cent cinquantième anniversaire de l’indépendance américaine, récompense, selon le comité organisateur présidé par Greg Mitchell, les contributions exceptionnelles de ces deux États à la promotion de la liberté religieuse, de la citoyenneté égalitaire et de la coexistence pacifique. La cérémonie s’est tenue en marge du forum « America 250 : Building on the Legacy and Promise of Religious Freedom », en présence de plusieurs sénateurs, du secrétaire d’État adjoint chargé des droits de l’homme, et de diplomates internationaux.
D’après les organisateurs américains, le choix des Émirats s’explique par la transformation des valeurs de tolérance et de dialogue interreligieux en politiques publiques et en institutions à portée mondiale, notamment à travers le Forum d’Abou Dhabi pour la paix. Le Maroc, de son côté, est distingué pour ses liens historiques avec Washington – il fut le premier pays à reconnaître l’indépendance américaine en 1777 – et pour son rôle dans la consolidation d’un islam modéré et la protection de la diversité religieuse. L’ambassadeur et secrétaire général du Forum, Cheikh al-Mahfoudh bin Bayyah, a mis en avant la Déclaration de Marrakech de 2016, inspirée de la Charte de Médine, comme référence internationale pour la défense des minorités et la citoyenneté inclusive.
Cette reconnaissance internationale intervient alors qu’Abou Dhabi célèbre, le 18 juillet, le « Jour du Pacte de l’Union », instauré en 2024 par le président Cheikh Mohamed ben Zayed. Cette date commémore la signature, en 1971, du document fondateur et de la Constitution de la fédération par le cheikh Zayed ben Sultan Al Nahyane et les autres souverains. Les déclarations officielles émiraties, relayées par la presse nationale, insistent sur la continuité entre l’acte fondateur et la politique actuelle de l’État : l’union comme « destin stratégique et moral », la centralité du développement humain, et la responsabilité collective dans la préservation d’un modèle de stabilité et de prospérité. Des responsables comme le président du Conseil d’administration de la Fondation Zayed pour les personnes déterminées ou le directeur de l’Établissement émirati des services de santé y voient un engagement renouvelé en faveur de la qualité de vie et de l’inclusion.
Pour les observateurs du Golfe, la concomitance de ces deux événements illustre une stratégie de rayonnement qui ancre la légitimité interne dans une projection externe. La mise en avant de la Déclaration de Marrakech et de l’expérience émiratie en matière de lutte contre l’extrémisme et de diplomatie humanitaire vise à positionner ces pays comme des médiateurs incontournables entre le monde musulman et l’Occident. Le forum de Washington a d’ailleurs souligné la capacité du monde islamique à produire des modèles contemporains conciliant valeurs religieuses et droits humains, un discours qui trouve un écho favorable dans une Amérique en quête de partenaires stables au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Le dossier reste ouvert : les célébrations de l’America 250 doivent se poursuivre jusqu’en 2026, et d’autres distinctions pourraient être annoncées, renforçant la visibilité des pays récipiendaires dans le débat sur la liberté religieuse et le pluralisme.
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Les Émirats renouvellent leur pacte fondateur, célébrant la sagesse du père de la nation et la guidance du président actuel, qui a institué cette journée pour renforcer l'identité nationale.
La répétition de termes comme 'pacte', 'confiance', 'unité' et la référence constante à la figure paternelle de Zayed créent une aura sacrée autour de l'événement, faisant de la célébration un acte de loyauté plutôt qu'une simple commémoration.
Le prix américain et la reconnaissance internationale du modèle de tolérance des Émirats sont absents du récit, qui se concentre exclusivement sur la célébration interne.
Le Maroc et les Émirats reçoivent un prix américain qui certifie leur engagement en faveur de la liberté religieuse, démontrant que le modèle arabe de tolérance est aligné sur les principes occidentaux.
L'utilisation du contexte du 250e anniversaire américain et du Sénat comme cadre confère de l'autorité au prix, transformant une reconnaissance bilatérale en une validation universelle.
La célébration interne du Jour du Pacte de l'Union et le récit fondateur sont absents, l'attention étant entièrement portée sur le prix américain.
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