
Rubio au Golfe pour défendre l'accord avec l'Iran face aux réticences des alliés
Le secrétaire d'État américain entame une visite aux Émirats, au Koweït et à Bahreïn pour discuter du mémorandum avec Téhéran et de la réouverture du détroit d'Ormuz, alors que les monarchies du Golfe expriment des réserves.
Marco Rubio, secrétaire d'État et conseiller à la sécurité nationale des États-Unis, entame ce mardi 23 juin une tournée de trois jours aux Émirats arabes unis, au Koweït et à Bahreïn. Il s'agit du premier déplacement d'un membre du cabinet américain dans la région depuis la signature, la semaine dernière, d'un mémorandum d'entente (MoU) entre Washington et Téhéran. Selon le département d'État, les discussions porteront sur le MoU, les efforts pour garantir une circulation libre et sécurisée dans le détroit d'Ormuz, et l'importance de la paix et de la stabilité régionales. À Bahreïn, M. Rubio rencontrera les représentants du Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui regroupe six monarchies sunnites.
Les capitales du Golfe, bien qu'ayant soutenu l'objectif de mettre fin à la guerre américano-israélienne contre l'Iran déclenchée le 28 février, expriment des réserves sur les termes précis de l'accord. D'après des sources régionales citées par l'agence Reuters, deux points concentrent les inquiétudes : la possible création d'un fonds de reconstruction de 300 milliards de dollars pour Téhéran, que les monarchies du Golfe soupçonnent de servir à rebâtir les capacités militaires iraniennes et à financer les groupes mandataires, et l'absence de dispositions contraignantes sur le programme de missiles balistiques. Ces États, qui accueillent tous des bases militaires américaines, redoutent que le MoU ne pérennise la menace asymétrique sans la contenir. Du côté iranien, le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi a salué des « progrès significatifs » dans les pourparlers, affirmant que ceux-ci avancent conformément aux vues et exigences de Téhéran. L'Iran avait auparavant accusé les pays du Golfe d'avoir permis l'utilisation de leur territoire pour des frappes américaines et israéliennes.
La tournée de M. Rubio vise à consolider l'architecture de sécurité américaine au Moyen-Orient, dont les bases dans la région constituent l'épine dorsale. Selon des analystes relayés par la presse américaine, toute remise en cause, même subtile, de la relation de sécurité avec Washington par l'un de ces pays pourrait avoir un impact significatif sur la stratégie militaire des États-Unis. Le mémorandum, signé électroniquement par les présidents Donald Trump et Massoud Pezeshkian, ouvre une période de 60 jours pour négocier un accord global. Des discussions techniques ont débuté en Suisse sous médiation qatarie et pakistanaise, la délégation américaine étant conduite par le vice-président J.D. Vance ; elles doivent se poursuivre cette semaine.
La fermeture du détroit d'Ormuz par l'Iran, par où transite environ 20 % de l'approvisionnement pétrolier mondial, figure parmi les points prioritaires du MoU. La réouverture complète et sécurisée de cette voie maritime représente un enjeu central pour les économies du Golfe et au-delà. Le CCG, que Washington espère voir jouer un rôle dans la mise en œuvre de certaines clauses de l'accord, notamment celles liées au détroit, pourrait se voir confier une responsabilité accrue. Les entretiens de M. Rubio avec les dirigeants régionaux détermineront le degré d'adhésion des alliés au cadre négocié, alors que le compte à rebours de 60 jours est déjà enclenché.
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Le chef de la diplomatie américaine se rend dans trois pays du Golfe pour évoquer le mémorandum avec l'Iran, la sécurisation du détroit d'Ormuz et la stabilité régionale. Cette première visite d'un membre du cabinet Trump depuis l'accord montre que Washington s'adapte à la nouvelle réalité diplomatique avec Téhéran, tout en devant rassurer ses alliés traditionnels.
Le secrétaire d'État Rubio entame une tournée dans le Golfe pour vendre l'accord préliminaire avec l'Iran à des alliés arabes méfiants. Si les monarchies du Golfe ont globalement soutenu la fin de la guerre, beaucoup sont préoccupées par les termes, notamment la perspective d'un fonds de reconstruction de 300 milliards de dollars pour Téhéran. Ce déplacement est un test pour surmonter le scepticisme et consolider l'accord.
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