
L’or cède plus de 1 % sous le poids du dollar et des pourparlers avec l’Iran
La perspective d’un resserrement monétaire américain et les premiers signes de détente entre Washington et Téhéran ont fait chuter le métal précieux à son plus bas depuis une semaine.
Les prix de l’or ont décroché de plus de 1 % mardi 23 juin, le lingot s’échangeant à 4 142,61 dollars l’once en séance, tandis que les contrats à terme américains pour août abandonnaient 1 % à 4 160,20 dollars. Ce repli, qui a également entraîné l’argent (−3,3 %) et le platine (−1,9 %), s’inscrit dans un contexte de raffermissement du billet vert, conforté par les anticipations grandissantes d’un nouveau tour de vis monétaire de la Réserve fédérale d’ici la fin de l’année.
La probabilité d’un relèvement des taux directeurs en décembre est passée de 61 % avant la dernière réunion du Comité de politique monétaire à 88 % selon l’outil FedWatch du CME. Les marchés obligataires et cambistes ont intégré les propos du président de la Fed de Chicago, Austan Goolsbee, pour qui la priorité est désormais de déterminer si l’inflation trop élevée persistera ou refluera avec l’effacement progressif des droits de douane et un apaisement au Moyen-Orient. À ce calendrier s’ajoute la première audition du nouveau président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh, prévue le 14 juillet devant la Chambre des représentants.
Sur le front géopolitique, les États-Unis ont accordé lundi à l’Iran une exemption de sanctions pour soixante jours, à la suite de premiers entretiens en Suisse qualifiés de « très, très bons » par le vice-président JD Vance. Cette mesure s’accompagne de la levée partielle des restrictions sur les ventes de pétrole iranien et d’un engagement à faciliter le transit dans le détroit d’Ormuz. Téhéran a toutefois démenti avoir entamé des négociations sur son programme nucléaire, et les médias officiels iraniens ont rappelé que tout nouvel engagement devrait être approuvé par le Parlement et le Conseil suprême de sécurité nationale. Côté libanais, un mécanisme de désescalade associant Israël, le Hezbollah et d’autres acteurs régionaux vise à prévenir une reprise des hostilités le long de la frontière nord d’Israël.
Ce reflux des tensions a fait chuter les cours du pétrole – le baril de Brent a cédé 3 % lundi, portant son recul à 38 % depuis le pic d’avril –, atténuant simultanément la demande d’actifs refuges. Les analystes de Saxo Bank observent que l’amélioration des perspectives diplomatiques réduit les craintes de perturbations énergétiques et de pressions inflationnistes, tandis que StoneX Group souligne la dépendance persistante des métaux précieux aux facteurs externes. Désormais, l’attention se tourne vers la publication, en fin de semaine, de l’indice des dépenses personnelles de consommation (PCE) aux États-Unis, mesure d’inflation privilégiée de la Fed, qui déterminera si l’or retrouve un rôle de couverture ou demeure pénalisé par le coût d’opportunité de la détention d’actifs sans rendement.
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Les prix de l'or ont oscillé entre gains et pertes cette semaine. Le soulagement initial lié aux progrès des pourparlers de paix entre les États-Unis et l'Iran, qui ont fait baisser le pétrole, a cédé la place à la pression d'un dollar ferme et aux paris de hausse des taux de la Fed. Le métal a ensuite rebondi depuis un plus bas d'une semaine, mais la vigueur du billet vert a limité la hausse.
L'or a baissé sous la pression des perspectives de taux d'intérêt élevés durables et d'un dollar en hausse. Les progrès des pourparlers entre les États-Unis et l'Iran ont été notés mais sont restés un facteur secondaire. La baisse reflète le recul de la demande d'actifs refuges dans un contexte de signaux de resserrement monétaire.
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