
Détente Iran-États-Unis et interventions locales soutiennent les Bourses émergentes
La feuille de route diplomatique fait chuter le pétrole, tandis que le Brésil annule une émission de dette pour enrayer la flambée des taux.
L’esquisse d’un accord entre Washington et Téhéran, assortie d’une feuille de route de soixante jours sous médiation du Pakistan et du Qatar, a immédiatement détendu les cours du brut. Le Brent a reculé de 1,66 % à 79,23 dollars le baril, effaçant une partie des primes de risque qui avaient porté le prix à plus de 126 dollars en mai. Ce reflux, bien que mis à l’épreuve par la fermeture temporaire du détroit d’Ormuz samedi, a suffi à apaiser les craintes inflationnistes et à réorienter des capitaux vers les actifs émergents.
Les places africaines en ont directement bénéficié. À Nairobi, le NSE a gagné 168,8 milliards de shillings en une semaine, atteignant un record de capitalisation, porté par le retour des acheteurs étrangers sur Safaricom et les bancaires. Les analystes kényans nuancent toutefois ce rebond : des opérations comme la montée d’Absa Group au capital de sa filiale ou la cession des parts de Diageo dans EABL soutiennent aussi les valorisations. À Lagos, le NGX a rebondi de 1 518 milliards de nairas, grâce à un rally des grandes banques et à des achats à bon compte après plusieurs séances de baisse. L’Inde a suivi le mouvement : le Sensex a progressé de 291 points et le Nifty de 0,37 %, les investisseurs de Mumbai restant prudemment optimistes face à la poursuite des discussions techniques cette semaine.
Au Brésil, l’accalmie pétrolière s’est conjuguée à un geste fort du Trésor national. L’annulation de l’adjudication de NTN-B prévue mardi a signalé la préoccupation des autorités face à un marché obligataire jugé dysfonctionnel, après une décision du Copom perçue comme confuse – baisse du Selic de 0,25 point mais mise en garde sur l’inflation. Les taux futurs se sont effondrés : le DI janvier 2031 est passé de 14,90 % à 14,685 %. L’Ibovespa a gagné 1,21 %, tiré par les banques, et le real s’est apprécié. Les gestionnaires de São Paulo interprètent ce retrait comme un possible prélude à des rachats de titres si la volatilité persiste.
Les marchés attendent désormais deux jalons : la traduction concrète de la feuille de route irano-américaine dans les soixante jours, et la publication, ce mardi, des minutes du Copom, qui devra clarifier la trajectoire des taux brésiliens.
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Les bourses de Nairobi et Lagos ont atteint des sommets historiques grâce aux progrès des pourparlers USA-Iran, qui ont apaisé le brut et ramené les investisseurs étrangers. Nairobi a gagné plus de 160 milliards de shillings en une semaine, tandis que le Nigeria a engrangé 1,52 billion de nairas en une seule séance, porté par les valeurs bancaires et télécoms. La réouverture du détroit d'Ormuz a levé un risque inflationniste majeur, restaurant la confiance sur les marchés subsahariens.
Les marchés brésiliens ont respiré : la baisse du pétrole et l'annulation par le Trésor d'une adjudication d'obligations indexées sur l'inflation ont calmé les contrats à terme sur les taux. L'Ibovespa a gagné plus de 1%, emmené par les banques, tandis que Petrobras a souffert du brut moins cher. Cette détente est intervenue après qu'une décision confuse de la banque centrale a secoué les investisseurs, l'intervention du Trésor signalant une volonté de stabiliser le marché de la dette publique.
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