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Économie & Marchéslundi 29 juin 2026

Trêve fragile entre Washington et Téhéran : le pétrole en dents de scie, les marchés prudents

Après de nouveaux échanges de frappes, la perspective de pourparlers à Doha et la reprise progressive du trafic dans le détroit d’Ormuz maintiennent les cours du brut sous tension, tandis que les Bourses américaines rebondissent.

Les marchés pétroliers ont ouvert la semaine sur une note de volatilité, après que Washington et Téhéran ont échangé de nouvelles frappes le week-end des 27 et 28 juin, mettant à l’épreuve le cessez-le-feu intérimaire du 17 juin. Le baril de Brent a clôturé lundi à 73,15 dollars, en hausse de 1,6 %, tandis que le WTI gagnait 2,2 % à 70,75 dollars. Mardi, les cours s’effritaient toutefois, le Brent repassant sous les 73 dollars, les investisseurs évaluant les signaux contradictoires sur la tenue de négociations à Doha. Parallèlement, les Bourses de New York ont terminé en forte hausse, le Dow Jones inscrivant un record de clôture et le Nasdaq bondissant de 2,07 %, porté par le rebond des valeurs technologiques et l’espoir d’une désescalade.

L’accalmie reste précaire. Le mémorandum d’entente du 17 juin, qui prévoyait la cessation des hostilités et la réouverture du détroit d’Ormuz, a été mis à mal par les tirs de missiles et de drones du week-end. Si les deux parties ont convenu de cesser les attaques, les versions divergent sur la suite : le président Trump a annoncé une rencontre mardi à Doha, aussitôt démentie par Téhéran, qui affirme qu’aucune négociation n’est programmée cette semaine. Le trafic maritime dans le détroit, par où transite un cinquième du pétrole mondial, reprend progressivement mais reste inférieur aux niveaux d’avant-guerre. Selon des analystes américains, les flux pourraient retrouver leur volume normal de 23 millions de barils par jour dès le début juillet si le rythme actuel se maintient.

Dans le Golfe, les places boursières ont cédé du terrain lundi, l’indice saoudien reculant de 1,1 % et ceux de Dubaï et d’Abou Dabi de 0,4 %, reflétant la nervosité des investisseurs régionaux. En revanche, les automobilistes des Émirats arabes unis devraient bénéficier en juillet d’une baisse des prix à la pompe, après quatre mois de hausse continue, la moyenne mensuelle du brut ayant nettement reculé en juin. Les stratèges européens soulignent que la prime de risque géopolitique s’est en partie dissipée, mais que la persistance de coûts d’assurance élevés et la lenteur du retour à la normale dans le détroit maintiennent une pression haussière latente sur les cours.

Les prochains jours s’annoncent décisifs. Les équipes techniques iraniennes et omanaises doivent entamer des discussions sur la redéfinition des routes de transit, tandis que les États-Unis insistent sur une reprise du dialogue direct. Par ailleurs, la publication jeudi du rapport sur l’emploi américain pourrait influencer les anticipations de politique monétaire de la Réserve fédérale, dans un contexte où la campagne pour les élections de mi-mandat de novembre accroît la pression sur l’administration Trump pour stabiliser la région et les prix de l’énergie.

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Presse indienne et sud-asiatiquePresse arabe Levant-Maghreb
Presse indienne et sud-asiatique
PragmatismeDétachement

Les prix du pétrole ont grimpé lundi après l'annonce d'un accord entre Washington et Téhéran pour suspendre les hostilités et reprendre les pourparlers techniques au Qatar. La trêve temporaire, qui inclut le passage sécurisé des navires commerciaux par le détroit d'Ormuz, a apaisé les craintes de perturbations de l'approvisionnement. L'accent est mis sur l'ouverture diplomatique plutôt que sur les récents échanges militaires.

Presse arabe Levant-Maghreb
AlarmeUrgence

Les marchés pétroliers ont oscillé lundi, les nouvelles frappes entre les États-Unis et l'Iran soulignant la fragilité de l'accord de paix intérimaire et perturbant à nouveau le transport d'énergie par le détroit d'Ormuz. Les prix ont d'abord bondi avant de se calmer après que les deux parties ont accepté de suspendre les hostilités et de reprendre les négociations. La situation maintient la région en état d'alerte quant à la sécurité des approvisionnements.

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lundi 29 juin 2026

Trêve fragile entre Washington et Téhéran : le pétrole en dents de scie, les marchés prudents

Après de nouveaux échanges de frappes, la perspective de pourparlers à Doha et la reprise progressive du trafic dans le détroit d’Ormuz maintiennent les cours du brut sous tension, tandis que les Bourses américaines rebondissent.

Les marchés pétroliers ont ouvert la semaine sur une note de volatilité, après que Washington et Téhéran ont échangé de nouvelles frappes le week-end des 27 et 28 juin, mettant à l’épreuve le cessez-le-feu intérimaire du 17 juin. Le baril de Brent a clôturé lundi à 73,15 dollars, en hausse de 1,6 %, tandis que le WTI gagnait 2,2 % à 70,75 dollars. Mardi, les cours s’effritaient toutefois, le Brent repassant sous les 73 dollars, les investisseurs évaluant les signaux contradictoires sur la tenue de négociations à Doha. Parallèlement, les Bourses de New York ont terminé en forte hausse, le Dow Jones inscrivant un record de clôture et le Nasdaq bondissant de 2,07 %, porté par le rebond des valeurs technologiques et l’espoir d’une désescalade.

L’accalmie reste précaire. Le mémorandum d’entente du 17 juin, qui prévoyait la cessation des hostilités et la réouverture du détroit d’Ormuz, a été mis à mal par les tirs de missiles et de drones du week-end. Si les deux parties ont convenu de cesser les attaques, les versions divergent sur la suite : le président Trump a annoncé une rencontre mardi à Doha, aussitôt démentie par Téhéran, qui affirme qu’aucune négociation n’est programmée cette semaine. Le trafic maritime dans le détroit, par où transite un cinquième du pétrole mondial, reprend progressivement mais reste inférieur aux niveaux d’avant-guerre. Selon des analystes américains, les flux pourraient retrouver leur volume normal de 23 millions de barils par jour dès le début juillet si le rythme actuel se maintient.

Dans le Golfe, les places boursières ont cédé du terrain lundi, l’indice saoudien reculant de 1,1 % et ceux de Dubaï et d’Abou Dabi de 0,4 %, reflétant la nervosité des investisseurs régionaux. En revanche, les automobilistes des Émirats arabes unis devraient bénéficier en juillet d’une baisse des prix à la pompe, après quatre mois de hausse continue, la moyenne mensuelle du brut ayant nettement reculé en juin. Les stratèges européens soulignent que la prime de risque géopolitique s’est en partie dissipée, mais que la persistance de coûts d’assurance élevés et la lenteur du retour à la normale dans le détroit maintiennent une pression haussière latente sur les cours.

Les prochains jours s’annoncent décisifs. Les équipes techniques iraniennes et omanaises doivent entamer des discussions sur la redéfinition des routes de transit, tandis que les États-Unis insistent sur une reprise du dialogue direct. Par ailleurs, la publication jeudi du rapport sur l’emploi américain pourrait influencer les anticipations de politique monétaire de la Réserve fédérale, dans un contexte où la campagne pour les élections de mi-mandat de novembre accroît la pression sur l’administration Trump pour stabiliser la région et les prix de l’énergie.

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Les prix du pétrole ont grimpé lundi après l'annonce d'un accord entre Washington et Téhéran pour suspendre les hostilités et reprendre les pourparlers techniques au Qatar. La trêve temporaire, qui inclut le passage sécurisé des navires commerciaux par le détroit d'Ormuz, a apaisé les craintes de perturbations de l'approvisionnement. L'accent est mis sur l'ouverture diplomatique plutôt que sur les récents échanges militaires.

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Les marchés pétroliers ont oscillé lundi, les nouvelles frappes entre les États-Unis et l'Iran soulignant la fragilité de l'accord de paix intérimaire et perturbant à nouveau le transport d'énergie par le détroit d'Ormuz. Les prix ont d'abord bondi avant de se calmer après que les deux parties ont accepté de suspendre les hostilités et de reprendre les négociations. La situation maintient la région en état d'alerte quant à la sécurité des approvisionnements.

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