
Nouvelles frappes États-Unis-Iran : le contrôle du détroit d’Ormuz en cause
Washington et Téhéran s’accusent mutuellement de violer la trêve, Téhéran menace d’un arrêt complet des négociations et le différend sur la navigation dans le détroit d’Ormuz s’exacerbe.
Les États-Unis ont mené de nouvelles frappes sur des infrastructures militaires iraniennes samedi 27 juin, en réponse à une attaque de drone iranien contre le pétrolier M/T Kiku dans le détroit d’Ormuz, a annoncé le Commandement central américain (CENTCOM). Dimanche, l’Iran a riposté par des tirs de missiles et de drones contre des bases américaines au Koweït et à Bahreïn, revendiqués par le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI). Ces échanges surviennent alors qu’un mémorandum d’entente, signé le 17 juin sous la médiation du Pakistan, visait à instaurer une trêve de 60 jours et à rouvrir cette voie stratégique.
Le président américain Donald Trump a accusé Téhéran de violer « à nouveau » l’accord de cessez-le-feu et a menacé de « terminer militairement le travail » jusqu’à ce que « la République islamique cesse d’exister ». De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, en visite à Bagdad, a averti que toute ingérence dans la gestion du détroit par l’Iran entraînerait des « complications supplémentaires » et que la poursuite des frappes américaines pourrait provoquer un « arrêt complet de tous les processus diplomatiques ». Le CGRI a également promis « l’enfer » aux bases américaines de la région.
Au cœur des tensions se trouve le contrôle du détroit d’Ormuz, par lequel transitait environ un cinquième du pétrole et du gaz mondiaux avant la guerre déclenchée le 28 février 2026 par les États-Unis et Israël contre l’Iran. Selon Téhéran, le mémorandum d’Islamabad confie à l’Iran la gestion exclusive du trafic, avec un corridor de passage le long de ses côtes, et n’exclut pas l’instauration future de péages. En revanche, une force maritime multinationale appuyée par la marine américaine a annoncé samedi l’élargissement d’une route alternative près des côtes omanaises, ce que l’Iran considère comme une violation de ses prérogatives. L’accord prévoit également la suspension temporaire des sanctions américaines et la poursuite des discussions sur le programme nucléaire iranien.
Le Koweït et Bahreïn, qui abritent des bases américaines, ont condamné les attaques iraniennes. L’armée koweïtienne a intercepté deux missiles balistiques, tandis qu’à Bahreïn un immeuble résidentiel a été endommagé près de l’aéroport international. Manama a saisi le Conseil de sécurité de l’ONU et dénoncé « une escalade dangereuse ». Parallèlement, des frappes israéliennes se poursuivaient au Liban contre le Hezbollah, en dépit d’un cessez-le-feu séparé, ce qui, selon Téhéran, pourrait compromettre l’accord global. Les pourparlers qui devaient reprendre cette semaine semblent désormais incertains.
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The US and Iran have resumed tit-for-tat strikes, putting the fragile truce under severe strain. The focus is on the diplomatic fallout, with talks expected this week now in jeopardy. The tone is measured but concerned about the collapse of the ceasefire.
Moscow's media highlights the mutual accusations and threats, emphasizing Trump's warning that Iran would 'cease to exist' if it breaks the truce. The narrative is dramatic, portraying the exchange as a dangerous escalation that could spiral into full-scale war. The ceasefire is depicted as hanging by a thread.
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