
L’Allemagne humiliée par le Paraguay : le crépuscule d’un géant du football mondial
Éliminée aux tirs au but dès les seizièmes de finale du Mondial 2026, la Nationalmannschaft essuie son troisième échec consécutif précoce et plonge dans une crise existentielle.
Le football allemand a vécu l’une des nuits les plus sombres de son histoire. Au Boston Stadium, la Mannschaft, quadruple championne du monde, a été sortie de la Coupe du monde 2026 par le Paraguay (1-1, 4-3 aux tirs au but) dès les seizièmes de finale. Un scénario cruel : après l’égalisation de Kai Havertz en seconde période, Jonathan Tah croyait offrir la qualification aux siens en prolongation, mais son but a été annulé après intervention de l’assistance vidéo pour une faute peu évidente sur le gardien paraguayen. La séance de penalties a ensuite vu les échecs allemands de Havertz, Nick Woltemade et Tah lui-même, tandis que José Canale scellait l’exploit sud-américain.
La presse d’outre-Rhin n’a pas mâché ses mots. Le quotidien Bild a titré sur un « nouveau cauchemar du football allemand », fustigeant une prestation « lente, ennuyeuse, léthargique ». Pour le Frankfurter Allgemeine Zeitung, cette élimination résume à elle seule le tournoi d’une équipe qui n’a jamais trouvé son rythme. La Süddeutsche Zeitung évoque une « humiliation » plus embarrassante encore que la sortie de poule de 2022, car cette fois la malchance n’explique rien. Les médias européens, de L’Équipe à La Gazzetta dello Sport, parlent de la « plus grande surprise du Mondial » et soulignent la faillite collective d’une sélection qui n’a plus gagné le moindre match à élimination directe depuis la finale de 2014.
La controverse arbitrale a cristallisé les frustrations. L’entraîneur Julian Nagelsmann a qualifié l’annulation du but de Tah de « scandale » et de « plaisanterie », tandis que l’ancien manager de Liverpool Jürgen Klopp, consultant pour la télévision allemande, a ironisé en comparant l’action aux nombreux buts inscrits par Arsenal en Premier League sur des schémas similaires. Mais au-delà de la polémique, le capitaine Joshua Kimmich a livré un constat sans appel : « Nous n’avons pas bien joué contre aucun adversaire. Nous méritions d’être éliminés. » Cet aveu de faiblesse illustre la profondeur du malaise : l’Allemagne reste sur dix matches de Coupe du monde sans clean sheet et n’a plus dépassé les huitièmes de finale depuis son sacre brésilien.
Nagelsmann, sous contrat jusqu’à l’Euro 2028, a assuré ne pas être « du genre à fuir », tout en reconnaissant que la décision appartenait à la Fédération (DFB). Celle-ci a annoncé une analyse approfondie de l’échec, laissant planer le doute sur l’avenir du technicien de 38 ans. Les voix critiques se multiplient : Lothar Matthäus, champion du monde 1990, réclame du changement, et l’ombre de Klopp plane sur la sélection. En Amérique du Sud, la presse salue l’exploit paraguayen. Le sélectionneur Gustavo Alfaro a parlé de « la plus grande victoire de sa carrière », rendant hommage à l’abnégation de ses joueurs, portés par un Orlando Gill héroïque dans les buts.
Le Paraguay, qui n’avait plus gagné un match à élimination directe en Coupe du monde depuis 2010, affrontera en huitièmes de finale le vainqueur de France-Suède. Pour l’Allemagne, le chemin de croix se poursuit : après les éliminations précoces de 2018 et 2022, cette nouvelle déroute confirme la relégation d’un ancien cador au rang de nation ordinaire, en quête d’une reconstruction dont les contours restent flous.
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L'élimination précoce de l'Allemagne aux tirs au but face au Paraguay constitue un échec historique pour les quadruples champions du monde. Malgré la position ferme de Nagelsmann, la presse anglo-saxonne souligne les performances peu convaincantes de l'équipe et s'interroge sur la viabilité de son projet avant l'Euro 2028.
La défaite surprise de l'Allemagne aux tirs au but contre le Paraguay marque la première élimination de la Mannschaft lors d'une séance de penalties en Coupe du monde. Les médias d'Asie du Sud-Est rapportent avec neutralité les déclarations de Nagelsmann, qui souhaite rester mais regrette que l'équipe n'ait pas su conclure le match plus tôt.
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