
L'Iran menace de représailles immédiates et somme les États-Unis de contenir Israël
Le chef de la diplomatie iranienne réagit aux menaces israéliennes contre le nouveau guide suprême, en pleines négociations techniques à Doha.
Le 1er juillet, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a mis en garde contre toute menace visant le peuple ou les dirigeants de la République islamique, promettant une « riposte immédiate et puissante ». Cette déclaration, diffusée sur le réseau social X, répondait aux propos du ministre israélien de la Défense, Israel Katz, qui avait qualifié le nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei, d'« homme à abattre ». M. Araghchi a en outre rappelé que le mémorandum d'entente signé à Islamabad, sous médiation pakistanaise, engageait le président américain à « museler ses animaux de compagnie à Tel-Aviv », une expression désignant l'État hébreu. Selon Téhéran, les termes de cet accord sont « limpides et publics ».
La position israélienne, telle qu'exprimée par le ministre Katz lors d'un point de presse avec des journalistes militaires le 29 juin, repose sur le refus de voir l'Iran accéder à l'arme nucléaire. Les autorités israéliennes affirment que si un accord diplomatique peut y parvenir, il sera privilégié, mais qu'Israël se réserve le droit d'agir de manière indépendante. Cette rhétorique s'inscrit dans un climat de tensions exacerbées depuis l'assassinat de l'ancien guide Ali Khamenei lors d'une frappe israélienne fin février. Son fils Mojtaba, désigné pour lui succéder début mars, n'a fait aucune apparition publique depuis, et des sources iraniennes font état de blessures qu'il aurait subies lors de l'attaque.
Du côté américain, l'heure est à la retenue. D'après le Wall Street Journal, le président Donald Trump a envisagé une opération militaire d'envergure contre l'Iran avant d'opter pour la voie diplomatique. Le même jour, des discussions techniques se sont tenues à Doha entre représentants américains et iraniens, portant sur la sécurisation du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz — par où transite une part significative du pétrole mondial — et la consolidation d'un cessez-le-feu durable, selon une source proche des pourparlers. L'administration américaine n'a pas confirmé publiquement l'interprétation que fait Téhéran du mémorandum d'Islamabad, lequel prévoirait un engagement de Washington à contenir les velléités militaires israéliennes.
La situation régionale demeure tendue alors que l'Iran s'apprête à organiser, du 4 au 9 juillet, les funérailles d'Ali Khamenei dans plusieurs villes iraniennes et irakiennes. Ces cérémonies pourraient offrir l'occasion d'une première apparition publique du nouveau guide, un événement scruté par les chancelleries occidentales et régionales. Le dossier nucléaire iranien et l'échange de menaces entre Téhéran et Tel-Aviv continuent de peser sur les efforts diplomatiques en cours, dont la prochaine étape dépendra de l'évolution de la situation sécuritaire dans le Golfe et de la capacité des médiateurs à maintenir le cadre de négociation.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
2 groupes éditoriaux · 3 langues
La presse atlantique de sécurité rapporte que l'Iran a averti d'une réponse immédiate et puissante à toute menace, citant l'engagement américain, dans le cadre de l'accord d'Islamabad, de museler Israël. Le récit souligne la rhétorique agressive de l'Iran et le potentiel d'escalade, présentant les États-Unis comme un médiateur devant contrôler son allié.
Les médias alignés sur le régime iranien présentent la déclaration du ministre des Affaires étrangères comme une réponse ferme et justifiée aux menaces de mort 'ridicules' d'Israël contre le Guide suprême. Ils soulignent que les États-Unis sont obligés par le mémorandum d'Islamabad de museler leurs 'animaux de compagnie' à Tel-Aviv, et que l'Iran n'hésitera pas à les discipliner si les États-Unis échouent. Le ton est défiant et triomphant, dépeignant l'Iran comme un acteur puissant faisant respecter les termes de l'accord.
Élargis ton regard
OpenAI propose à Washington une participation de 5 % pour partager la rente de l’IA
10 langues · 22 sources
Depuis TechnologyL’Inde bloque le déploiement des pseudonymes WhatsApp par crainte de fraudes
4 langues · 21 sources
Depuis Science & HealthTrop ou trop peu dormir accélère le vieillissement biologique, confirme une vaste étude
4 langues · 6 sources