
Le capteur dans le ballon qui a brisé le rêve croate
Un contact capillaire détecté par une puce électronique a privé la Croatie d’une prolongation face au Portugal, relançant le débat sur l’emprise technologique dans le football.
Le Portugal s’est qualifié pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026 en éliminant la Croatie (2-1) au terme d’un scénario que la technologie a rendu aussi chirurgical que controversé. Après avoir ouvert le score par Ivan Perisic, les Croates ont cédé sur un penalty de Cristiano Ronaldo puis sur une tête de Gonçalo Ramos dans le temps additionnel. Mais c’est à la 103e minute, alors que le temps réglementaire était déjà dépassé de treize minutes, que le défenseur Josko Gvardiol a cru arracher l’égalisation. L’arbitre norvégien Espen Eskås, d’abord valideur, a été appelé par l’assistance vidéo : le ballon officiel Trionda, truffé de capteurs, venait de révéler un effleurement imperceptible du crâne d’Igor Matanovic, rendant Mario Pasalic hors-jeu au départ de l’action.
La presse croate a immédiatement dénoncé une « spoliation », le quotidien Vecernji List évoquant un arbitrage « partial du début à la fin », tandis que le site Gol.dnevnik.hr ironisait : « Si Matanovic avait été chauve, la Croatie aurait égalisé. » Le sélectionneur Zlatko Dalic, lui, a livré un réquisitoire contre l’arbitrage vidéo : « Le VAR tue les émotions, il tue tout ce que vous ressentez. » En zone mixte, l’attaquant Matanovic a pourtant reconnu avoir senti « un léger contact avec les cheveux », confirmant de facto la justesse technique de la décision. Du côté portugais, Roberto Martinez a balayé toute polémique : « Il n’y a pas d’opinion subjective, la puce montre qu’il y a eu touche. »
La FIFA a rapidement publié un communiqué pour détailler le fonctionnement de la « Connected Ball Technology ». Les capteurs inertiels (IMU) logés dans le ballon Adidas Trionda enregistrent 500 mesures par seconde, capables de détecter le plus infime contact. Les données, retransmises sous forme d’un « électrocardiogramme » à l’écran, offrent aux officiels un niveau d’information inédit. Déjà utilisée lors du Mondial 2022 et à l’Euro 2024, cette technologie avait fait basculer un match de poule entre la Suède et la Tunisie plus tôt dans le tournoi. Les médias italiens, comme L’Espresso, ont souligné que le système est dix fois plus précis que les caméras traditionnelles, tandis que la presse indienne rapprochait le procédé du « Snicko » employé au cricket.
Au-delà du fait technique, l’épisode a ravivé les tensions entre l’exactitude scientifique et la dramaturgie du sport. Les commentateurs asiatiques et du Moyen-Orient ont largement relayé les propos de Dalic, tandis que l’ancien attaquant Zlatan Ibrahimovic, consultant pour une chaîne italienne, parlait de « vol en bonne et due forme ». Le débat reste ouvert, mais le résultat est sans appel : le Portugal affrontera l’Espagne en huitième de finale, un choc ibérique programmé le 6 juillet à Dallas, pendant que la Croatie, vice-championne du monde en 2018, quitte la scène sur une élimination qui fera date dans l’histoire de l’arbitrage augmenté.
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The news explains in a technical way how the microchip in the ball detected an imperceptible touch, leading to the goal being disallowed and Croatia's defeat. The emphasis is on how the technology works, not on the sporting drama.
The focus shifts to the figure of Alexi Lalas, mocked for his punditry comments, and to his defense by Fox Sports CEO. The chip controversy takes a back seat to media gossip.
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