
Le penalty de Ronaldo et le mystère du « Bismillah » : quand le football mondial se lit sur les lèvres
Un geste de Cristiano Ronaldo avant un penalty décisif contre la Croatie a enflammé les réseaux sociaux, entre prière supposée, adaptation culturelle et scepticisme médiatique.
Le Portugal a arraché sa qualification pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026 en renversant la Croatie (2-1) à Toronto. Menés après un but de Perišić, les Lusitaniens ont obtenu un penalty à la 66e minute, transformé avec sang-froid par Cristiano Ronaldo pour égaliser, avant que Gonçalo Ramos n’offre la victoire. Mais c’est moins la frappe que les secondes qui l’ont précédée qui ont captivé les internautes : les caméras ont saisi le capitaine portugais murmurant quelques mots, déclenchant une controverse planétaire sur la nature de ses paroles.
En Indonésie et en Malaisie, une large partie du public musulman a cru reconnaître le mot « Bismillah » (« Au nom d’Allah »), y voyant un signe de piété, voire l’indice d’une possible conversion. Des médias indonésiens comme Republika ou Viva.co.id ont relayé ces spéculations, certains évoquant les déclarations d’un ancien coéquipier à Al-Nassr selon lesquelles Ronaldo s’intéresserait à l’islam. En Malaisie, le débat a toutefois pris une tournure plus réflexive : le quotidien en ligne The Rakyat Post rapporte que les commentaires oscillaient entre prières sincères, humour (« Beras Basmati ») et critiques envers des médias amplifiant une séquence sans preuve audio.
Les perspectives européennes et moyen-orientales nuancent le récit. Le quotidien italien Adnkronos souligne que la lecture labiale laisse place au doute, certains estimant que Ronaldo a simplement dit « Vamos a marcar » (« Allons marquer ») en portugais. Le Khaleej Times, aux Émirats arabes unis, insiste sur l’adaptation culturelle : vivre en Arabie saoudite conduit naturellement à emprunter des expressions locales, sans que cela implique un changement de foi. Le journal cite un internaute rappelant que les chrétiens arabophones utilisent aussi « Bismillah ».
L’épisode illustre la manière dont le football, langage planétaire, se prête à des projections identitaires et religieuses, surtout lorsqu’une icône comme Ronaldo évolue dans un pays du Golfe. Il révèle aussi la tension entre la quête de sens des supporters et la prudence journalistique face à des images muettes. Aucun enregistrement ne permet de trancher, et le principal intéressé n’a fait aucune déclaration, se contentant de rendre hommage à son coéquipier Diogo Jota, décédé un an plus tôt.
Sur le plan sportif, le Portugal affrontera l’Espagne en huitièmes de finale, un choc ibérique qui promet d’éclipser, au moins temporairement, les lectures labiales.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
2 groupes éditoriaux · 4 langues
La presse du Golfe ignore complètement le match Portugal-Croatie et la controverse du chuchotement de Ronaldo, se concentrant plutôt sur des questions locales comme le coût des camps d'été et les améliorations d'infrastructure. Ce choix éditorial reflète une priorité donnée aux préoccupations quotidiennes, reléguant les événements sportifs mondiaux au second plan.
La presse d'Asie du Sud-Est rapporte les déclarations de l'entraîneur croate Dalic, qui déplace l'attention de la star Ronaldo vers le milieu de terrain comme facteur décisif, minimisant implicitement le battage médiatique autour du chuchotement. L'analyse tactique prévaut sur le récit émotionnel, offrant une perspective technique sur le match.
Élargis ton regard
Les funérailles d’Ali Khamenei, démonstration de force d’un Iran sous tension
10 langues · 43 sources
Depuis Economy & MarketsAutomobile et smartphones : les marchés émergents en ordre dispersé
4 langues · 10 sources
Depuis TechnologyAlibaba bannit Claude Code après la découverte d’un code de pistage ciblant les utilisateurs chinois
4 langues · 4 sources