
Menaces de mort contre Jaminton Campaz : le football colombien hanté par le fantôme d’Escobar
Après l’élimination de la Colombie en huitièmes de finale du Mondial 2026, le milieu offensif et sa famille sont la cible de menaces, ravivant le souvenir du meurtre d’Andrés Escobar en 1994.
Le 5 juillet 2026, la Colombie, invaincue en temps réglementaire depuis le début du tournoi, s’incline aux tirs au but face à la Suisse (4-3) en huitième de finale. Entré en jeu à la 66e minute, Jaminton Campaz est d’abord fautif d’une passe en retrait hasardeuse qui offre une occasion franche aux Helvètes, heureusement non convertie. Puis, dans les dernières minutes de la prolongation, il manque un face-à-face décisif en expédiant le ballon au-dessus de la transversale. S’il transforme son penalty lors de la séance, l’échec collectif scelle l’élimination des Cafeteros.
Très vite, les réseaux sociaux s’enflamment. Des messages de haine et des menaces de mort visent le joueur de 26 ans et ses proches. Selon des médias européens, Campaz, qui a désactivé les commentaires sur ses comptes, n’aurait pas regagné la Colombie avec ses coéquipiers, craignant pour sa sécurité. La Fédération colombienne de football (FCF) réagit par un communiqué cinglant, condamnant « avec la plus grande fermeté » ces intimidations et appelant le parquet général à ouvrir une enquête pour identifier et poursuivre les auteurs.
L’affaire réveille un traumatisme national. En 1994, après un but contre son camp face aux États-Unis lors du Mondial américain, le défenseur Andrés Escobar avait été assassiné à Medellín, dix jours plus tard, sur le parking d’une discothèque. À l’époque, la Colombie, minée par les cartels de la drogue, avait placé d’immenses espoirs dans son équipe, et les paris sportifs avaient alourdi le climat de violence. Trente-deux ans après, la presse internationale, du tabloïd allemand Bild au quotidien britannique The Independent, souligne la résurgence de ce spectre, tandis que les médias indonésiens insistent sur la « bourde » fatale du joueur.
Dans son communiqué, la FCF rappelle que « aucun sportif ne doit être intimidé pour avoir représenté son pays » et que le football doit demeurer « un espace d’union, de respect et d’espoir, non de haine ou de violence ». Elle rend hommage à l’engagement des joueurs qui portent le maillot national « avec discipline, professionnalisme et amour profond de la patrie ». Alors que la sélection colombienne quitte le tournoi sans avoir perdu le moindre match dans le temps réglementaire, cette élimination précoce et les dérives qu’elle suscite interrogent sur la pression qui pèse sur les épaules des footballeurs, dans un pays où le ballon rond reste un exutoire fragile.
| Presse atlantique / anglosphère | 0.00 | neutral |
|---|---|---|
| Presse russe et CEI | 0.00 | neutral |
| Presse du Golfe arabe | −0.50 | critical |
| Presse d'Asie du Sud-Est | −0.20 | neutral |
The Colombian federation speaks out against the threats, invoking the tragic precedent of Escobar to demand respect for athletes. It positions itself as the protector of its players and the values of sport.
By presenting the federation's statement and the historical parallel without additional commentary, the bloc establishes an authoritative, fact-based narrative that makes the condemnation appear self-evident and beyond dispute.
The federation speaks in an official, institutional tone, demanding respect for athletes and framing the threats as a violation of sporting values. It positions itself as the guardian of national pride and fair play.
By quoting the federation's statement verbatim and omitting any historical context or emotional language, the bloc presents the issue as a straightforward institutional complaint, lending it an air of bureaucratic authority.
The federation demands an urgent investigation, framing the threats as a direct echo of the 1994 Escobar murder. It positions itself as a defender of life and sport, calling on the judiciary to act.
By explicitly linking the current threats to the historical murder of Escobar, the bloc creates a sense of impending tragedy and moral urgency, making the call for investigation seem not just reasonable but necessary.
The report focuses on the player's mistake, using terms like 'blunder' and 'below standard' to imply personal responsibility. It positions the threats as a consequence of his error, rather than condemning the threats themselves.
By foregrounding the player's error and using judgmental language, the bloc subtly shifts the narrative from victimization to accountability, making the threats appear as a predictable reaction to failure.
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