
Deux morts en une semaine lors d’opérations de l’ICE : Washington suspend les contrôles routiers
Après la mort d’un Colombien dans le Maine et d’un Mexicain au Texas, l’agence américaine de l’immigration ordonne l’arrêt temporaire des interpellations de véhicules.
En l’espace de six jours, deux hommes ont été tués par balle par des agents du Service de l’immigration et des douanes (ICE) des États-Unis lors de contrôles routiers. Le 7 juillet à Houston (Texas), Lorenzo Salgado Araujo, un ressortissant mexicain de 52 ans, a été abattu. Le 13 juillet à Biddeford (Maine), Joan Sebastián Guerrero, un Colombien de 26 ans, a connu le même sort. Dans la foulée, l’administration Trump a ordonné la suspension temporaire de la plupart des interpellations de véhicules par les agents de l’ICE, un revirement tactique majeur confirmé par des sources proches du dossier.
Le drame du Maine a suscité une indignation particulière. Selon le sénateur indépendant Angus King, le secrétaire à la Sécurité intérieure, Markwayne Mullin, lui a indiqué que la victime n’était pas la personne visée par le mandat d’arrêt que les agents exécutaient. Des organisations de défense des droits des migrants affirment que le jeune homme disposait d’un permis de travail et d’un numéro de sécurité sociale, tandis que l’ICE le présentait comme un « étranger en situation irrégulière ». Des témoins ont rapporté que sa compagne et sa fille de trois ans ont assisté à la scène. Des images de vidéosurveillance, authentifiées par l’agence Reuters, montrent un véhicule des forces de l’ordre percuter la voiture de la victime avant que des agents ne l’extraient, apparemment sans vie. L’agent impliqué, récemment recruté, ne portait pas de caméra-piéton, un fait confirmé par les autorités du Maine.
Au Texas, la version officielle évoque un refus d’obtempérer et une tentative de foncer sur un agent, justifiant le tir en légitime défense. Des témoins contestent ce récit, et la représentante démocrate Sylvia Garcia a déclaré que le directeur par intérim de l’ICE lui avait confirmé que Lorenzo Salgado Araujo n’était pas non plus la cible de l’opération. Sa famille, qui le décrit comme un père de trois enfants sans casier judiciaire, réclame une enquête indépendante. Dans les deux cas, l’absence d’enregistrement vidéo officiel alimente les doutes sur les circonstances exactes des tirs.
La suspension des contrôles routiers, annoncée le 14 juillet, ne concerne que la division chargée des arrestations et expulsions (ERO) et prévoit des exceptions pour les criminels les plus recherchés. Elle intervient alors que le nombre de décès liés à des opérations de l’ICE depuis le retour de Donald Trump à la présidence s’élève à au moins neuf, selon les décomptes de la presse nord-américaine. Le président colombien Gustavo Petro a qualifié les faits d’« assassinat » et exigé des explications de Washington, tandis que le gouvernement mexicain a déposé des plaintes auprès du ministère américain de la Justice. Les enquêtes, menées par le FBI, les polices d’État et l’inspecteur général du département de la Sécurité intérieure, se poursuivent.
| Presse européenne continentale | −0.70 | critical |
|---|---|---|
| Presse latino-américaine | −0.90 | critical |
| Presse africaine subsaharienne | 0.00 | neutral |
L'Europe dénonce l'usage excessif de la force par l'ICE et réclame des enquêtes indépendantes.
En confrontant la version officielle aux images de surveillance et en citant le contexte de répression migratoire, elle crée un récit de dissimulation.
Elle ne mentionne pas que l'ICE affirmait que Guerrero faisait l'objet d'un ordre d'expulsion définitif.
L'Amérique latine pleure la mort d'un fils et exige justice contre la brutalité de l'ICE.
En racontant l'histoire personnelle de la victime (travailleur, père, non cible) et en omettant les justifications de l'ICE, elle suscite empathie et indignation.
Elle ne rapporte pas la version de l'ICE selon laquelle le véhicule fuyait, ni que Guerrero faisait l'objet d'un ordre d'expulsion.
L'Afrique subsaharienne rapporte les faits sans prendre parti, présentant les deux versions.
En citant la déclaration de l'ICE et le fait que la victime n'était pas la cible, elle maintient une neutralité journalistique.
Elle n'inclut pas les manifestations, les demandes d'enquête, ni les détails personnels de la victime.
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