
Le triomphe des filles sur les podiums scolaires, de l’Algérie au Bangladesh
La publication des résultats du baccalauréat en Algérie et des bourses au Bangladesh confirme une tendance mondiale à la réussite féminine, tandis que des programmes d’aide boursière tentent d’élargir l’accès à l’enseignement supérieur au Brésil et en Indonésie.
Ce dimanche 12 juillet 2026, dans une salle de conférence d’Alger, Mohamed Seghir Saâdaoui, le ministre de l’Éducation nationale, égrène les noms des lauréats du baccalauréat. Sans surprise, le podium est entièrement féminin : Kerroumi Bouchra Hibatallah, de Tiaret, décroche la première place nationale avec 19,26 sur 20 en filière technique mathématique. Nasrallah Yacine, du lycée des mathématiques de Kouba, suit avec 19,21, et Saal Zineb Douaa, d’un établissement privé d’El Achour, complète le trio avec 19,16 en sciences expérimentales. Les caméras crépitent ; la scène est presque rituelle en Algérie, où les filles trustent depuis des années les premières places de cet examen qui ouvre les portes de l’université et, au-delà, d’un avenir professionnel. Ailleurs dans le pays, les résultats des écoles des cadets de la nation confirment une rigueur quasi militaire : 99,11 % de réussite, et un certain Kadrez Ziad, de Béjaïa, s’illustre avec 18,97 en sciences expérimentales.
Ce triomphe des filles s’inscrit dans une dynamique plus large. Le taux de réussite national, tous candidats confondus, atteint 56,18 %, contre 51,57 % en 2025. Une hausse que les autorités attribuent autant à la stabilité de l’année scolaire qu’à un accès croissant au soutien privé. D’ailleurs, les 327 000 admis vont bientôt découvrir une procédure d’orientation universitaire remaniée : désormais, ils pourront classer jusqu’à douze vœux, contre six à dix l’an passé, ce qui reflète une volonté étatique d’absorber une massification étudiante sans cesse plus pressante et de réduire les frustrations liées aux affectations.
À l’est, au Bangladesh, la publication des résultats des bourses du primaire raconte une histoire parallèle, mais avec un goût d’inachevé. Les chiffres officiels, annoncés par le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement primaire lors d’une conférence de presse, indiquent que 79 246 élèves ont obtenu une bourse, dont 54,71 % de filles. Pourtant, le processus a été éclaboussé par la diffusion prématurée des résultats de neuf districts de la division de Dacca, imputée à un employé du département de l’éducation primaire, suspendu depuis. Cet incident met en relief les obstacles techniques dans un pays où l’accès à l’éducation reste inégal. Dans le même temps, le Brésil ferme les inscriptions pour le second semestre du programme Prouni, qui offre des bourses dans les universités privées aux élèves issus du réseau public. Les candidats doivent avoir passé l’Enem, l’équivalent local du bac, et satisfaire à des critères de revenu. En Indonésie, la bourse BSI Pelajar 2026, lancée par une institution financière islamique, cible les lycéens de milieux défavorisés, leur offrant une allocation mensuelle et un mentorat spirituel pour préparer les concours d’entrée aux universités publiques.
Pour le lectorat francophone, ces échos venus d’Afrique du Nord, d’Asie du Sud et d’Amérique latine soulignent la permanence d’un imaginaire partagé : l’éducation comme ascenseur social, mais aussi comme scène où se jouent les inégalités de genre et de classe. Les médias arabophones et bengalophones mettent en avant la fierté des lauréates, tandis que la presse brésilienne et indonésienne insistent sur l’urgence d’élargir l’accès. En Europe, où les débats sur la méritocratie scolaire sont vifs, ces récits peuvent rappeler que la réussite des filles est un acquis fragile, souvent lié à des contextes d’urbanisation et de politiques familiales. L’image finale que l’on retiendra est peut-être celle de Bouchra Hibatallah, de Tiaret, une ville moyenne de l’ouest algérien, qui a choisi une filière dominée par les hommes pour tracer sa route. Son succès, comme celui des milliers de boursières anonymes, tient à la fois à des efforts individuels et aux rouages de systèmes en quête d’équité.
| Presse arabe Levant-Maghreb | +0.80 | aligned |
|---|---|---|
| Presse européenne continentale | −0.50 | critical |
| Presse indienne et sud-asiatique | +0.20 | neutral |
Algeria hails its educational system and military schools as the architects of an impressive 56.18% pass rate and the top position of female students, projecting the state as the guarantor of meritocratic triumph.
The bloc equates the success of military schools with national prowess, omitting any discussion of disparities or failures to reinforce a narrative of state efficiency.
The bloc omits any mention of exam leaks or irregularities, which are central to the global story, to preserve a pristine narrative of national achievement.
France registers with concern a 3.9-point drop in the brevet pass rate, framing the change in calculation method as a threat to educational standards.
By highlighting a 'historic' decline and linking it directly to a policy change, the press creates a sense of urgency and impending crisis without exploring other factors.
The bloc omits any reference to improving trends in other countries or the overall stability of the system, focusing exclusively on the negative to amplify concern.
The Bangladeshi press factually announces that 79,246 students received primary scholarships, with girls comprising 54.71% of recipients and dominating the talentpool category. The coverage is neutral and data-driven, simply reporting the outcomes without triumphalism or alarm.
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