
Fin de l'ère « Bazball » : Brendon McCullum limogé comme entraîneur du test anglais
Brendon McCullum a été démis de ses fonctions d'entraîneur de l'équipe d'Angleterre de cricket test, tout en restant à la tête des formations en un jour et en T20, à la suite de résultats décevants.
L'annonce a eu l'effet d'un coup de tonnerre. Le 12 juillet 2026, la fédération anglaise de cricket (ECB) a confirmé que Brendon McCullum quittait son poste d'entraîneur de l'équipe masculine de cricket test avec effet immédiat. Le technicien néo-zélandais, qui avait pris les rênes en 2022, s'est dit « anéanti » mais a déclaré respecter la décision, tout en promettant de se consacrer désormais entièrement aux équipes en format court – T20 et ODI – dont il reste le sélectionneur.
Le départ de McCullum sanctionne la dégradation des résultats d'une équipe qui avait pourtant connu des débuts flamboyants. Sous son ère « Bazball », caractérisée par un jeu d'attaque spectaculaire, l'Angleterre avait remporté dix de ses onze premiers tests, balayant notamment la Nouvelle-Zélande et le Pakistan. Mais cette approche a montré ses limites : l'équipe a terminé quatrième, puis cinquième et enfin septième lors des trois dernières éditions du Championnat du monde de test, et a perdu sept de ses neuf derniers matches, dont une défaite 4-1 lors de l'Ashes en Australie et une série perdue à domicile face aux Néo-Zélandais (2-1). Parallèlement, plusieurs écarts disciplinaires ont entaché la fin de mandat : altercation du capitaine en format limité Harry Brook dans une boîte de nuit, virée alcoolisée à Noosa pendant l'Ashes, et non-respect du couvre-feu par Ben Stokes et Gus Atkinson avant le deuxième test contre la Nouvelle-Zélande. Stokes a d'ailleurs annoncé sa retraite internationale au milieu de cette même série, sur fond de rumeurs de désaccord avec McCullum et le directeur général Rob Key.
Ce limogeage constitue un revirement de l'ECB, qui, en mars dernier, avait maintenu sa confiance à McCullum après un bilan de l'Ashes, le directeur général Richard Gould jugeant alors que le licencier eût été « la solution de facilité ». Mais la défaite à domicile contre la Nouvelle-Zélande, la première en série de trois tests ou plus depuis 2012, a précipité la décision, avec la perspective de l'Ashes 2027 à domicile en ligne de mire. McCullum conserve néanmoins son poste avec les équipes en format limité, où il connaît un succès récent ; l'Angleterre vient d'infliger un cinglant 4-0 à l'Inde en série T20 et occupe désormais la première place du classement mondial.
La succession est ouverte, alors que l'équipe de test se retrouve sans capitaine ni entraîneur à un mois d'une série contre le Pakistan. Les noms de candidats potentiels circulent : en Australie, on évoque les anciens sélectionneurs Justin Langer et Ricky Ponting ; au Zimbabwe, Andy Flower, qui a mené l'Angleterre à trois victoires en Ashes, pourrait faire un retour. La presse indienne mentionne Rahul Dravid, bien que l'intéressé, ancien sélectionneur de l'Inde, ne serait pas désireux d'un poste à plein temps. Andrew Flintoff, icône anglaise reconvertie entraîneur des Lions, et le Sri-Lankais Kumar Sangakkara sont également cités. Pour l'Angleterre, l'objectif est clair : reconstruire une équipe capable de reconquérir l'Ashes l'été prochain, une tâche qui débutera dès le prochain test contre le Pakistan.
| Presse atlantique / anglosphère | −0.60 | critical |
|---|---|---|
| Presse du Golfe arabe | −0.20 | neutral |
| Presse indienne et sud-asiatique | −0.50 | critical |
The ECB has lost patience with an experiment that failed. McCullum's sacking is a harsh but necessary correction.
By framing the decision as a 'bombshell' and emphasizing the immediate crisis, the narrative creates a sense of urgency and inevitability.
Does not mention the allegations of a drinking culture that contributed to the team's decline, which are present in other blocs' coverage.
McCullum's departure is a routine transition; he remains a valued part of the setup.
By using neutral terms like 'steps down' and focusing on continuity, the narrative normalizes the change and downplays any conflict.
Omits the framing of the event as a 'sacking' or 'bombshell', presenting it as a routine step down.
The Bazball bubble has burst; English cricket must now rebuild from the rubble.
By linking the sacking directly to Stokes's retirement and framing it as the definitive end of an era, the narrative draws a dramatic line under the Bazball project.
Élargis ton regard
Trump impose un blocus et une taxe de 20 % sur le détroit d’Ormuz
6 langues · 44 sources
Depuis Economy & MarketsAfrique : la course à l’IA révèle l’urgence d’une gouvernance des données
6 langues · 16 sources
Depuis TechnologyPékin déploie sa diplomatie technologique entre normes, énergie et gouvernance de l’IA
3 langues · 5 sources