
Le Golfe renoue avec les liaisons aériennes Téhéran-Dubaï, quatre mois après la guerre
Un premier vol commercial direct entre l’Iran et les Émirats arabes unis a atterri à Dubaï le 29 juin, prélude à une normalisation aérienne régionale encore partielle et sous surveillance.
Un appareil de la compagnie iranienne FlySepehran s’est posé lundi 29 juin à l’aéroport international de Dubaï, signant la première liaison commerciale directe entre l’Iran et les Émirats arabes unis depuis le déclenchement, le 28 février, de l’opération militaire américano-israélienne contre Téhéran. La reprise reste symbolique : seuls quelques vols sont programmés dans les prochaines semaines, les transporteurs émiratis comme flydubai et Air Arabia n’ayant pas encore rétabli leurs dessertes. Selon les autorités aéroportuaires iraniennes, l’aéroport Imam Khomeini de Téhéran avait rouvert le 9 juin, après plus de trois mois d’interruption liés aux combats et aux frappes de représailles iraniennes qui ont visé plusieurs États du Golfe.
Du côté iranien, cette reprise s’inscrit dans un contexte de négociations diplomatiques avec Washington et d’un cessez-le-feu conclu en avril. Téhéran a également rétabli une liaison entre Rasht et Astrakhan, en Russie, opérée par Pouya Air. Les Émirats arabes unis, qui ont essuyé selon des sources régionales près de 2 000 tirs de missiles et de drones iraniens durant le conflit, ont adopté une position de fermeté tout en renouant le dialogue : un entretien téléphonique entre les chefs de la diplomatie des deux pays a eu lieu la semaine dernière, le premier depuis le début des hostilités. Abou Dhabi dément toutefois avoir accepté de dégeler des avoirs iraniens, contrairement à ce qu’affirmaient certaines agences.
La reprise progressive des liaisons aériennes est observée avec prudence par les compagnies extra-régionales. Philippine Airlines a annoncé le rétablissement de ses vols directs Manille-Dubaï à compter du 2 octobre, à raison de quatre fréquences hebdomadaires, tout en précisant qu’elle continuerait de suivre l’évolution de la situation sécuritaire. L’Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA) maintient jusqu’au 3 juillet sa recommandation d’éviter les espaces aériens iranien, irakien et libanais, et d’exercer une vigilance renforcée au-dessus de Bahreïn, du Koweït, d’Israël, de la Jordanie, du Qatar, d’Oman, des Émirats et de l’Arabie saoudite. Selon des sources européennes, le niveau de risque a diminué par rapport au pic du conflit, mais la situation demeure fragile.
Le dossier reste donc conditionné à l’évolution des paramètres sécuritaires et diplomatiques. Les prochains vols FlySepehran sont annoncés pour les 1er et 8 juillet, tandis que l’EASA doit réévaluer son avis dans les jours à venir. La normalisation complète du trafic aérien dans le Golfe dépendra, selon les observateurs régionaux, de la consolidation du cessez-le-feu et de la reprise des canaux de communication entre Téhéran et les capitales arabes.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
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Après des mois de suspension dus au conflit, un vol en provenance de Téhéran a atterri à Dubaï, offrant un signe timide d'un possible dégel entre les deux pays. La reprise des liaisons aériennes est observée avec prudence, compte tenu de la fragilité du contexte régional et du souvenir encore vif des hostilités.
Le premier vol commercial direct de l'Iran vers les Émirats depuis la guerre a atterri à Dubaï, mais le souvenir des près de 2 000 missiles et drones lancés par Téhéran contre les Émirats reste vif. La reprise des liaisons est une étape pragmatique, mais la méfiance profonde persiste et une normalisation complète semble encore lointaine.
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