
Le geste raciste d’un dirigeant mexicain pris en vidéo lui coûte son fauteuil
L’ancien président d’une guilde d’ingénieurs a été démis après avoir été filmé mimant les yeux bridés derrière une influenceuse sud-coréenne lors d’un match de la Coupe du monde, provoquant un tollé planétaire.
La sanction est tombée sans délai. Ulises Fernando Bernal Miramontes, président de l’Association des ingénieurs et géomètres de Jalisco au Mexique, a été officiellement destitué de ses fonctions après la diffusion virale d’une vidéo le montrant en train d’effectuer, en pleine rencontre de Coupe du monde, un geste raciste à l’encontre d’une spectatrice d’origine sud-coréenne. La rapidité de cette révocation, annoncée peu après que l’affaire eut enflammé les réseaux sociaux, illustre autant la gravité de l’acte que la sensibilité nouvelle des institutions mexicaines à l’égard des discriminations.
L’incident s’est produit à Guadalajara, lors d’un match opposant la Corée du Sud à la République tchèque. La créatrice de contenu Yoon Su-jin, connue sous le pseudonyme Ino Cat et suivie par près de neuf millions d’abonnés, filmait sa joie après la victoire de son équipe lorsque l’homme placé juste derrière elle a regardé l’objectif avant de tirer les coins de ses yeux vers les tempes, un stéréotype visuel offensant historiquement employé pour stigmatiser les personnes d’ascendance est-asiatique. Il a ensuite éclaté de rire, sans mesurer que la jeune femme, visiblement troublée, venait de capturer l’insulte en direct.
La séquence a provoqué un séisme médiatique à la fois en Corée du Sud et dans le monde hispanophone. Les médias sud-coréens ont souligné le paradoxe d’une telle hostilité envers une supportrice qui avait parcouru des milliers de kilomètres pour assister à la compétition. Au Mexique, la condamnation a été quasi unanime : de nombreux internautes se sont désolidarisés du geste, affirmant qu’il ne représentait pas la culture mexicaine. Dans la presse francophone, en Europe comme en Afrique et au Canada, l’épisode a été lu comme un symptôme de la persistance des préjugés anti-asiatiques dans les enceintes sportives, ravivant les souvenirs d’autres dérapages ayant émaillé les grandes compétitions internationales.
L’intéressé a rapidement présenté des excuses publiques, évoquant un geste mal interprété et une démission volontaire de son poste. Mais la dynamique de responsabilisation, amplifiée par la puissance des plateformes numériques, ne laisse guère de place à l’ambiguïté. Dans un Mondial 2026 qui se veut une célébration de la diversité, et alors que l’opinion mondiale scrute chaque incident, l’affaire rappelle que la lutte contre le racisme ne se décrète pas ; elle passe par une éducation profonde des publics et des encadrants, bien au-delà des sanctions disciplinaires.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
2 groupes éditoriaux · 2 langues
Le geste raciste d'un responsable mexicain envers une influenceuse sud-coréenne pendant les célébrations de la Coupe du monde a suscité une indignation mondiale. Le licenciement immédiat a été perçu comme une mesure indispensable pour réaffirmer les valeurs anti-discrimination, montrant qu'un tel comportement ne sera toléré ni dans les tribunes ni ailleurs.
Un responsable local mexicain a fait un geste malheureux interprété comme raciste envers une créatrice de contenu coréenne pendant la Coupe du monde. Il a été démis de ses fonctions, mais beaucoup estiment que ses excuses immédiates et le contexte d'euphorie méritaient une sanction moins lourde, pour ne pas attiser une polémique disproportionnée.
Articles liés
La Belgique frustrée par le mur iranien, le groupe G suspendu à la dernière journée
8 langues · 37 sources
SportWimbledon 2026 : à 44 ans, Serena Williams décroche le dernier sésame pour le simple
9 langues · 30 sources
Crimes et catastrophesExplosion dans la zone gazière de Ras Laffan au Qatar : 54 blessés, 18 disparus
10 langues · 24 sources