
À 44 ans, Serena Williams ressurgit à Wimbledon en simple : une icône en quête d’éternité
L’Américaine aux 23 titres du Grand Chelem a accepté une invitation des organisateurs pour disputer le simple, huit ans après son dernier sacre sur le gazon londonien.
Le 21 juin, le All England Lawn Tennis Club a mis fin au suspense en accordant la dernière invitation pour le tableau féminin à Serena Williams. À 44 ans, l’Américaine aux 23 trophées majeurs effectuera ainsi son retour en simple à Wimbledon, tournoi qu’elle a remporté à sept reprises, mais dont elle était absente des courts en solo depuis une élimination au premier tour en 2022. Elle avait déjà annoncé sa participation au double aux côtés de sa sœur aînée Venus, avec qui elle partage six couronnes londoniennes, et cette wild card pour le simple parachève un come-back soigneusement orchestré.
L’ancienne numéro un mondiale n’avait plus disputé le moindre match en simple depuis le 2 septembre 2022 et une défaite en trois manches face à l’Australienne Ajla Tomljanović au troisième tour de l’US Open. Refusant le mot « retraite », elle avait alors évoqué une « évolution loin du tennis ». Depuis, elle est devenue mère pour la deuxième fois en 2023 et a entretenu le mystère quant à un éventuel retour, jusqu’à ces dernières semaines où elle a renoué avec la compétition en double : une victoire au Queen’s aux côtés de la Canadienne Victoria Mboko, puis un forfait sur blessure de sa partenaire, et un revers à Berlin avec la Tchèque Karolína Muchová. Interrogée sur une possible entrée en simple, elle avait répondu avec malice : « Vous croyez que je suis prête ? Il faut que je m’entraîne. »
Dans les médias anglo-saxons, ce retour est perçu comme la quête d’un exploit qui repousserait encore les limites de l’âge et du palmarès. Williams reste à une unité du record absolu de Margaret Court (24 titres majeurs) et sa dernière finale à Wimbledon remonte à 2019. La presse américaine insiste sur la dimension familiale : elle souhaite que ses filles Olympia et Adira la voient jouer. Les commentateurs européens, notamment en Allemagne et en France, soulignent l’aura intacte de la joueuse, mais pointent aussi l’incertitude physique révélée par ses brèves apparitions en double.
L’attente est désormais concentrée sur le tirage au sort, prévu le vendredi 26 juin, qui désignera son adversaire du premier tour. Sans classement WTA, la légende américaine affrontera nécessairement une joueuse du top 32. Sur gazon, sa surface de prédilection avec 87 % de victoires, elle reste une menace pour quiconque. Le tournoi, qui se déroulera du 29 juin au 12 juillet, verra donc l’une des plus grandes championnes de l’histoire tenter de repousser son propre crépuscule, huit ans après son dernier titre à Church Road.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
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The Atlantic press celebrates Serena Williams' stunning return to Wimbledon singles, framing it as a fairy-tale comeback for the 44-year-old legend. Simultaneously, they detail Jack Draper's painful decline and his partnership with Andy Murray as a rebuilding effort, and highlight Oliver Tarvet's tough qualifying route and the irony of his previous prize money forfeiture. The overall narrative mixes triumph with human struggle, emphasizing perseverance.
The Israeli press focuses solely on Serena Williams' return, portraying it as a historic comeback of a living legend who never officially retired. The tone is reverential, highlighting her seven Wimbledon titles and the legacy she built, with an emphasis on her dignified return to the stage that defined her career. There is no mention of Draper or Tarvet, keeping the narrative tightly focused on Williams' greatness.
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