
Le Brésil en équilibriste : entre blessures et retours, Ancelotti prépare la dernière marche du groupe C
La victoire contre Haïti a confirmé la profondeur de l’effectif brésilien, mais la blessure de Raphinha et le retour de Neymar redessinent les plans de Carlo Ancelotti avant d’affronter l’Écosse.
En dominant Haïti (3-0) à Philadelphie, le Brésil a effacé le match nul inaugural face au Maroc et pris seule la tête du groupe C, avec quatre points. Les observateurs brésiliens soulignent la réponse tactique apportée par Carlo Ancelotti : un milieu à trois plus défini, la mobilité de Matheus Cunha – auteur d’un doublé – et l’influence grandissante de Vinicius Junior, repositionné entre les lignes adverses. L’entraîneur italien, fidèle à sa philosophie de rotation, a déjà utilisé vingt des vingt-six joueurs convoqués, un record à ce stade du tournoi, reflet d’une volonté de préserver l’organisme du groupe et de multiplier les solutions. Pourtant, la soirée de Philadelphie a aussi semé le trouble : la sortie sur blessure de Raphinha, victime d’une lésion musculaire à la cuisse droite, prive la Seleção d’un atout offensif majeur.
Selon les médias brésiliens et la presse argentine, le Barça ne reverra sans doute son ailier que pour un éventuel huitième de finale, aucune modification de la liste des inscrits n’étant permise par la FIFA après le début de la compétition. Trois noms circulent pour occuper le couloir droit contre l’Écosse : Rayan, entré en cours de jeu et apprécié pour sa vitesse dans le dos des défenses, Luiz Henrique, dribbleur capable de déstabiliser un bloc écossais attendu en position basse, et Endrick, repositionné sur le côté à Lyon. Ancelotti, qui brouille volontairement les cartes, s’est contenté d’évoquer « de petits détails » pour justifier ses choix. Dans les colonnes de CNN Brasil, l’incertitude règne, mais le technicien italien semble privilégier l’adaptation à l’adversaire plutôt qu’un titulaire désigné.
Le retour programmé de Neymar concentre toutes les attentions. Absent depuis une blessure au mollet droit contractée le 17 mai avec Santos, le numéro 10 a participé à son premier entraînement collectif dimanche, sans restriction. Des sources proches de la délégation, relayées par Antara News en Indonésie, confirment qu’il sera dans le groupe pour affronter l’Écosse, même si son temps de jeu devrait être limité. La presse du Golfe rapporte quant à elle une plaisanterie du président Lula, qui a qualifié Neymar de « joueur en télétravail », soulignant l’impatience et l’ironie qui entourent ce feuilleton. Pour Lucas Paquetá, interrogé par la télévision brésilienne Band, l’essentiel est ailleurs : « Nous sommes tous très heureux de le revoir, c’est un joueur crucial pour notre sélection. »
Au-delà des cas individuels, les déclarations de Paquetá dessinent un groupe en quête d’identité après un premier match décevant. La presse brésilienne note une progression dans la fluidité offensive et l’équilibre défensif, symbolisée par l’entente entre Vinicius et le milieu. Le Brésil aborde le choc face à l’Écosse, à Miami, avec la perspective de verrouiller la première place du groupe, synonyme de maintien aux États-Unis pour les seizièmes de finale et d’un adversaire théoriquement plus abordable. Les Écossais, trois points et un style rugueux, joueront leur survie. Ancelotti le répète : « Le Brésil a plusieurs identités, je ne veux pas d’une équipe figée. » Une philosophie qui, en pleine Coupe du monde, oscille entre audace et nécessité.
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Le Brésil s'active pour remplacer Raphinha, blessé, tandis que le retour de Neymar redonne espoir à l'équipe. L'utilisation élargie de l'effectif par Ancelotti témoigne de pragmatisme, et les supporters débattent avec passion des options pour l'aile droite. L'ambiance est à l'optimisme prudent porté par le rêve d'un sixième sacre mondial.
Depuis l'Asie du Sud-Est, l'accent est mis sur les difficultés du Brésil : la blessure de Raphinha est perçue comme une menace, tandis que Neymar accélère son rétablissement. Des touches émotionnelles comme les larmes de la mère de Cunha ajoutent un intérêt humain, mais globalement, un style distancié et factuel prévaut.
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