
Explosion meurtrière dans le complexe gazier de Ras Laffan au Qatar
Treize travailleurs étrangers ont péri et plus de soixante ont été blessés dans un accident technique survenu lors de la relance d’une installation endommagée par les frappes iraniennes.
Une explosion suivie d’un incendie a ravagé dimanche soir l’unité de traitement de gaz de Barzan, dans la zone industrielle de Ras Laffan, au nord de Doha. Selon le ministre qatari de l’Énergie, Saad Sherida al-Kaabi, le bilan s’établit à treize morts et soixante-six blessés, tous employés du site. Les victimes décédées sont de nationalité indienne et pakistanaise, tandis que les blessés, dont aucun ne se trouverait dans un état critique, proviennent du Qatar, d’Iran, d’Inde, du Pakistan, du Bangladesh, du Népal et de plusieurs pays d’Afrique orientale.
Les autorités de Doha ont écarté l’hypothèse d’un sabotage ou d’une action hostile, qualifiant l’événement d’« accident technique » survenu au moment de la remise en route de l’installation. Celle-ci avait été arrêtée depuis décembre 2025 pour maintenance, puis mise à l’arrêt forcé après les frappes iraniennes de mars qui ont endommagé plusieurs trains de liquéfaction du complexe de Ras Laffan. Le ministre a précisé que la production n’avait repris que deux jours avant l’explosion, sans qu’aucune fuite présentant un risque pour la population n’ait été détectée.
Un flottement demeure sur le nombre de disparus. Dans un premier temps, le ministère de l’Intérieur avait fait état de cinquante-quatre blessés et de dix-huit personnes portées disparues, activant les équipes de recherche et de sauvetage. Le bilan communiqué lundi par le ministre de l’Énergie ne mentionne plus de disparus, sans que l’on sache si les personnes recherchées figurent parmi les morts ou les blessés. L’étendue des dégâts matériels sur l’unité Barzan, qui alimente le marché intérieur en gaz, n’a pas été rendue publique.
Le complexe de Ras Laffan, cœur de l’industrie gazière qatarie, abrite la plus grande capacité mondiale d’exportation de gaz naturel liquéfié (GNL), avec quelque 77 millions de tonnes par an. Endommagé par des tirs de missiles iraniens durant la guerre impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran, il avait vu sa capacité d’exportation amputée d’environ 17 %, une perte que Doha estimait devoir réparer en trois à cinq ans. Les médias européens et asiatiques soulignent que l’accident, bien que n’affectant pas directement les capacités d’exportation selon le ministre, illustre la fragilité des redémarrages d’infrastructures cryogéniques complexes dans un contexte régional toujours tendu. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes précises de l’explosion.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
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According to local authorities, the explosion at the Ras Laffan LNG complex was caused by a technical malfunction. There are no injuries or gas leaks, and the situation is under control. The incident is portrayed as a contained event with no safety consequences.
The incident at Ras Laffan caused an internal explosion and some injuries, but no dangerous gas leaks. Qatari authorities immediately mobilized civil defense and assured no public risk. The narrative emphasizes prompt response and damage limitation.
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