
Le pétrole recule après l’annonce d’exemptions iraniennes à l’issue des pourparlers en Suisse
Téhéran affirme avoir obtenu des dérogations pour ses exportations, apaisant les craintes d’une pénurie d’offre, tandis que les risques géopolitiques persistent.
Les prix du pétrole ont nettement reculé lundi après la conclusion du premier round de discussions entre les États-Unis et l’Iran en Suisse. Le baril de Brent de la mer du Nord a cédé 1,53 dollar (–1,90 %) pour s’établir à 79,04 dollars, effaçant le pic de 82,30 dollars atteint en début de séance, lorsque les menaces de reprise des hostilités proférées par le président Trump et l’annonce par Téhéran d’une nouvelle fermeture du détroit d’Ormuz avaient alimenté la nervosité. Le brut américain West Texas Intermediate (WTI) s’est replié à 76,53 dollars, tandis que l’échéance d’août, plus active, perdait 55 cents à 75,30 dollars.
Ce reflux s’explique par la perspective d’un allègement des restrictions sur le pétrole iranien. Le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a déclaré que l’Iran avait obtenu des exemptions pour ses exportations de brut et de produits pétrochimiques, le déblocage d’une partie de ses avoirs gelés et le lancement d’un plan de reconstruction. Ces annonces ont renforcé le sentiment, déjà présent la semaine dernière (les cours avaient alors chuté de plus de 8 %), qu’un accord pourrait libérer les cargaisons immobilisées dans le Golfe et atténuer les sanctions américaines, augmentant ainsi l’offre disponible sur un marché mondial tendu.
Les observateurs restent toutefois prudents. Des analystes de la banque néerlandaise ING soulignent que « les développements récents montrent qu’avancer vers un accord plus permanent sera difficile, avec des risques très réels de résurgence des hostilités durant la trêve de 60 jours ». De fait, les tensions n’ont pas disparu : les frappes israéliennes au Liban ont fait au moins 20 morts samedi, au lendemain de l’entrée en vigueur du cessez-le-feu avec le Hezbollah, et le nombre de navires traversant le détroit d’Ormuz a fortement chuté dimanche après la fermeture annoncée par Téhéran, qui invoquait des violations de l’accord intérimaire par Israël et les États-Unis.
Sur le front de l’offre, les signaux se multiplient. Le patron de la National Iranian Oil Company a indiqué que plus de 25 millions de barils de brut iranien avaient déjà franchi la ligne de blocus virtuelle depuis lundi. Parallèlement, les Émirats arabes unis, le Koweït et l’Irak ont proposé des volumes supplémentaires à leurs clients ces derniers jours ; Bagdad prévoit de rétablir progressivement sa production à 4,2–4,3 millions de barils par jour. Ces éléments ont contribué à apaiser les craintes d’une pénurie immédiate, même si la prime de risque géopolitique n’a pas entièrement disparu.
La prochaine étape concrète sera la mise en œuvre des exemptions annoncées et le fonctionnement du comité de haut niveau que les deux parties ont convenu de créer. La trêve de 60 jours, fragile, constitue le cadre temporel dans lequel ces engagements seront testés, sous le regard des marchés et des capitales régionales.
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Après les pourparlers américano-iraniens en Suisse, les prix du pétrole ont baissé, Téhéran ayant annoncé l'obtention de dérogations pour les exportations de brut et de produits pétrochimiques, apaisant les craintes de pénurie. La flambée initiale était due aux menaces de Trump et à la fermeture du détroit d'Ormuz, mais le succès diplomatique a ramené le calme sur les marchés.
Les prix du pétrole ont baissé lundi après la conclusion des pourparlers américano-iraniens en Suisse, le Brent passant sous les 80 dollars. L'annonce par Téhéran de l'obtention de dérogations à l'exportation a apaisé les inquiétudes concernant les perturbations de l'offre mondiale. Les prix avaient auparavant augmenté en raison des tensions, mais se sont repliés après les discussions.
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