
Blessé, Courtois provoque la polémique et pourrait quitter la sélection belge
Remplacé sur blessure en quart de finale du Mondial, Thibaut Courtois annonce une pause d’un an avec la Belgique, provoquant un débat sur l’avenir des Diables Rouges.
Le quart de finale entre l’Espagne et la Belgique au SoFi Stadium d’Inglewood a basculé sur un fait de match lourd de conséquences. Menés au score après l’ouverture de Fabián Ruiz (30e), les Belges étaient parvenus à égaliser grâce à une tête de Charles De Ketelaere (41e), premier but encaissé par la Roja dans ce Mondial 2026. Mais à la 71e minute, Thibaut Courtois, touché à la cuisse gauche, cède sa place à Senne Lammens. Le gardien remplaçant, peu sollicité jusque-là, commet une erreur fatale à la 88e : il ne maîtrise pas une frappe de Pau Cubarsí et laisse Mikel Merino pousser le ballon dans le but vide (2-1). L’Espagne rejoint la France en demi-finale, prolongeant à 36 matches son invincibilité record.
La sortie de Courtois et ses déclarations d’après-match ont déclenché une onde de choc. Le portier madrilène a révélé qu’il envisage une pause d’un an avec l’équipe nationale, tout en conditionnant son retour à un accord de la fédération belge. « Si ce n’est pas accepté, c’était peut-être mon dernier match », a-t-il lancé. À 34 ans, après 115 sélections et quinze ans au service des Diables Rouges, cette prise de position inattendue coïncide avec la fin d’un cycle pour la « génération dorée » belge. Courtois a néanmoins tenu à défendre son jeune successeur, soulignant que « Senne est un grand gardien » et que « ce n’est pas sa faute ».
La controverse s’est rapidement déplacée sur le banc. Le sélectionneur Rudi Garcia a justifié le remplacement par sa doctrine de n’aligner que des joueurs « à 100 % », mais de nombreux observateurs y ont vu une erreur tactique majeure. Du côté de la presse belge (RTBF, Sporza), les critiques fusent, certains commentateurs jugeant « incroyable » de sortir le meilleur gardien du monde dans un tel match. En Allemagne, Bild évoque une « bombe », tandis qu’au Brésil, des anciens joueurs accusent Courtois d’avoir mis en difficulté son entraîneur et son coéquipier par ses propos. La presse espagnole, elle, salue la vista de Garcia, dont la décision a involontairement précipité la qualification.
Au-delà du cas Courtois, c’est l’avenir du football belge qui s’interroge. La fédération doit désormais trancher sur la demande de son gardien, et évaluer le mandat de Rudi Garcia, sous contrat jusqu’à la fin du mois. Objectivement, le technicien français a rempli les objectifs fixés : maintien en Ligue A de la Ligue des nations, qualification pour la Coupe du monde et quart de finale atteint. Mais le traumatisme de cette élimination, conjugué aux tensions internes, pourrait peser. L’Espagne, quant à elle, défiera la France en demi-finale, dans une revanche des deux dernières confrontations remportées par la Roja (Euro 2024, Ligue des nations 2025).
Les prochaines échéances diront si Courtois a tourné la page ou s’il s’agit d’une négociation en vue d’alléger son calendrier. La Belgique, elle, aborde la Ligue des nations sans son pilier, avec un groupe en pleine mutation. Le football européen retiendra surtout ce quart de finale qui, une fois encore, a consacré la résilience de la Roja et la fragilité des Diables Rouges au moment décisif.
| Presse européenne continentale | −0.70 | critical |
|---|---|---|
| Presse atlantique / anglosphère | −0.20 | neutral |
| Presse latino-américaine | 0.00 | neutral |
| Presse d'Asie du Sud-Est | +0.30 | aligned |
Belgium crumbles under internal strife: coach Garcia is under fire for his substitution decision, while the young Lammens pays for a fatal mistake.
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