
L’UEFA frappe fort : 14 clubs sanctionnés, la Juventus et Aston Villa en première ligne
L’instance européenne a infligé des amendes et des restrictions d’effectif à plusieurs grands noms pour non-respect des règles de durabilité financière, révélant les tensions entre ambitions sportives et équilibre comptable.
La sentence est tombée ce mardi 30 juin : la Première Chambre de l’Organe de contrôle financier des clubs de l’UEFA a annoncé des sanctions contre quatorze formations engagées dans ses compétitions. Juventus, Chelsea, Newcastle, Aston Villa ou encore la Fiorentina figurent parmi les entités épinglées pour avoir enfreint, sur la période 2023-2025, soit la règle des gains du football – qui plafonne le déficit cumulé à 60 millions d’euros sur trois exercices –, soit le ratio de coût d’effectif, limité à 70 % des revenus. Les médias italiens, de la Gazzetta dello Sport à Il Post, détaillent un accord transactionnel (settlement agreement) de trois ans imposé à la Juventus, accompagné d’une amende de 20 millions d’euros, dont 14 conditionnels, et d’un gel partiel de la liste UEFA pour l’Europa League.
La presse transalpine insiste sur l’ardoise laissée par l’exercice 2023-24, année d’exclusion des coupes européennes qui a creusé à elle seule un déficit de 199 millions, portant le passif agrégé du club turinois à 381 millions. Pour absorber le choc, la direction bianconera mise sur un allègement de la masse salariale – le départ programmé de Vlahovic libérera environ 40 millions d’euros – et sur une politique de cessions ciblées : Thuram, Cambiaso, Kalulu, Gatti ou Miretti pourraient générer jusqu’à 100 millions de plus-values, selon les projections relayées par Il Giornale. La Fiorentina, elle, écope d’une amende sèche de 6 millions pour dépassement du ratio de coût d’effectif, tandis que Bologne et Naples, également au-dessus du seuil, échappent à la sanction grâce à des excédents antérieurs.
Au-delà des Alpes, la presse brésilienne (CNN Brasil) et anglophone (Joy Online) élargit le tableau à l’ensemble du continent. Aston Villa se voit infliger 22,5 millions d’euros d’amende – dont 15 millions avec sursis – pour une « infraction significative » au ratio d’effectif, et subira des restrictions d’inscription en Ligue des champions la saison prochaine. Chelsea, Newcastle et Nottingham Forest sont également mis à l’amende pour le même motif, tandis que Newcastle doit en plus régler 10 millions d’euros pour dépassement de la règle des gains du football. Les médias anglophones soulignent les montages financiers qui ont permis à certains clubs de contourner temporairement les règles internes : vente du stade ou de l’équipe féminine à des sociétés liées, transferts entre clubs d’un même propriétaire – pratiques que l’UEFA n’a pas retenues dans son évaluation.
Cette salve de sanctions illustre le durcissement progressif du cadre réglementaire européen, alors que le ratio de coût d’effectif est passé de 80 % à 70 % des revenus. La Premier League introduit de son côté, ce mercredi, un plafond différencié à 85 % pour les clubs non qualifiés en Coupe d’Europe, créant un double standard qui complique la gestion des effectifs pour les formations anglaises encore sous le coup des exigences de l’UEFA. La conséquence sportive immédiate est double : des listes de joueurs restreintes pour les compétitions continentales à venir, et un mercato estival qui s’annonce dicté par la nécessité de dégager des plus-values plutôt que par les seuls choix techniques.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
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La Juventus a conclu un accord transactionnel avec l'UEFA après avoir enfreint la règle des revenus du football, accumulant 381 millions de pertes sur trois ans. L'amende de 20 millions d'euros, en partie conditionnelle, s'accompagne de restrictions sur la liste des joueurs et d'un plan de redressement financier qui conditionnera le marché des transferts et l'effectif pour les trois prochaines saisons.
L'UEFA a sanctionné 14 clubs, dont la Juventus, Chelsea et Aston Villa, pour infractions aux règles de viabilité financière. Les amendes de plusieurs millions et les restrictions sportives frappent plusieurs grandes équipes européennes, dans un tour de vis qui touche plusieurs championnats.
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