L’or subit sa plus forte baisse hebdomadaire en six semaines, plombé par la flambée du pétrole
La remontée des tensions entre les États-Unis et l’Iran fait bondir les cours du brut, ravivant les craintes d’inflation et les anticipations de hausse des taux de la Réserve fédérale.
Le prix de l’once d’or a chuté de 3,2 % depuis le début de la semaine, s’établissant autour de 3 988 dollars vendredi en début de séance asiatique, son plus bas niveau depuis le 1er juillet. Il s’agit de la plus forte baisse hebdomadaire enregistrée par le métal jaune depuis le début du mois de juin, alors que les marchés digéraient l’escalade militaire entre Washington et Téhéran.
Cette correction s’explique avant tout par la flambée des cours du pétrole, qui ont bondi d’environ 12 % sur la semaine. Les frappes réciproques entre les États-Unis et l’Iran, conjuguées aux menaces de fermeture du détroit d’Ormuz et à la demande de Téhéran aux Houthis de se tenir prêts à bloquer la route d’exportation de la mer Rouge, ont ravivé les craintes d’une perturbation majeure de l’approvisionnement énergétique mondial. Les places asiatiques et moyen-orientales ont ainsi vu les primes de risque géopolitique s’envoler, éclipsant les chiffres pourtant modérés de l’inflation américaine de juin.
La hausse du brut alimente les anticipations d’une résurgence de l’inflation, ce qui renforce le scénario d’un nouveau tour de vis monétaire de la Réserve fédérale. La présidente de la Fed de Dallas, Lorie Logan, a publiquement appelé à un relèvement des taux, tandis que le vice-président Philip Jefferson s’est dit prêt à soutenir une telle mesure si l’inflation ne s’améliore pas à court terme. Selon l’outil FedWatch du CME, les opérateurs évaluent désormais à 73 % la probabilité d’une hausse des taux en décembre. Dans ce contexte, l’or, qui ne génère aucun rendement, perd de son attrait face aux actifs obligataires.
Les autres métaux précieux ne sont pas épargnés : l’argent, le platine et le palladium s’acheminent tous vers une perte hebdomadaire, confirmant la pression généralisée sur les valeurs refuges non productives. Les observateurs européens notent que la volatilité des marchés de l’énergie pourrait continuer à dicter la trajectoire des métaux précieux à court terme, d’autant que l’accord de cessez-le-feu du mois dernier entre les belligérants semble largement caduc.
Les prochaines séances seront rythmées par la publication de plusieurs indicateurs américains – mises en chantier, production industrielle, indice de confiance de l’Université du Michigan – qui permettront d’affiner les anticipations de politique monétaire. La Réserve fédérale, dont la prochaine réunion est prévue dans quelques semaines, reste le point focal des investisseurs.
| Presse iranienne et apparentée | 0.00 | neutral |
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| Presse du Golfe arabe | 0.00 | neutral |
| Presse indienne et sud-asiatique | 0.00 | neutral |
| Presse atlantique / anglosphère | 0.00 | neutral |
Iran sees the gold drop as a direct consequence of the bilateral tensions with the US, which drive oil prices and inflation fears.
Iran presents the causal chain from tensions to oil to gold as an objective market reaction, avoiding any attribution of blame and thereby normalizing the conflict's economic impact.
Iran omits the specific mention of the Strait of Hormuz as the location of strikes, which would highlight the strategic oil chokepoint and strengthen the supply disruption narrative.
The Gulf states frame the gold decline as a result of mutual hostilities between the US and Iran, emphasizing the reciprocal nature of the escalation.
The Gulf uses the term 'mutual strikes' to distribute responsibility evenly, avoiding a one-sided narrative and maintaining a balanced regional perspective.
The Gulf reports omit the specific location of the Strait of Hormuz, which would underscore the strategic importance of the waterway for global oil supplies.
South Asia characterizes the situation as an 'Iran war' that fans inflation, directly linking the conflict to gold's decline.
By labeling the conflict a 'war', South Asia creates a sense of urgency and severity, making the inflation and rate hike narrative more compelling.
South Asia omits the specific location of the Strait of Hormuz and the reciprocal nature of the strikes, presenting a more one-sided 'Iran war' narrative.
The Atlantic world links the Hormuz strikes directly to Fed rate hike bets, framing the Middle East hostilities as a macroeconomic input.
By focusing on the Fed's reaction function, the Atlantic abstracts the conflict into a variable in monetary policy calculations, depoliticizing the event.
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