Se connecter
Édition de 06:00 CETmardi 23 juin 2026
307 sources · 17 langues288 briefings aujourd'hui
Économie & Marchéslundi 22 juin 2026

L’Iran en récession hors pétrole, l’Arabie saoudite secouée par Ormuz, l’Argentine rechute

L’économie iranienne s’est contractée hors hydrocarbures en 1404, tandis que le conflit dans le Golfe a brisé l’élan saoudien et que l’Argentine a replongé dans le rouge industriel.

Le produit intérieur brut iranien a progressé de 0,2 % seulement durant l’année 1404 (mars 2025 – mars 2026) avec le pétrole, et s’est contracté de 0,3 % hors hydrocarbures, selon le Centre statistique d’Iran. Le dernier trimestre de l’année, qui englobe la guerre de février 2026 avec Israël et les États-Unis, affiche une chute de 2,2 % de la valeur ajoutée. L’agriculture (−2,9 %), l’industrie manufacturière (−1,5 %) et la fourniture d’eau et d’électricité (−6,5 %) ont toutes reculé, tandis que l’extraction pétrolière (+1,8 %) a maintenu le chiffre global en territoire positif. Dans l’approche par les dépenses, la consommation privée a baissé de 1,4 % et l’investissement en machines de 5,8 %, alors qu’un effondrement des importations de 20 % a atténué mécaniquement la contraction du PIB. Des économistes iraniens cités par la presse soulignent que cette croissance apparente masque une incapacité à importer plutôt qu’une résilience. Un membre du Conseil de discernement a évalué le recul économique lié au conflit à « au moins 200 milliards de dollars » et rappelé une inflation cumulée de 1 000 % en huit ans, tandis qu’un haut responsable du ministère de l’Intérieur a indiqué que 60 % de la population ne peut plus supporter la pression économique.

En Arabie saoudite, les recettes d’exploitation des entreprises ont augmenté de 10,6 % en avril 2026 sur un an, d’après l’Autorité générale des statistiques, mais ont fléchi de 3,8 % par rapport à mars, révélant le choc de la perturbation du détroit d’Ormuz. Le secteur minier, dominé par le pétrole, affiche une hausse annuelle de 22,5 % due aux prix, alors que la production saoudienne est tombée de 10,9 millions de barils par jour en février à 6,3 millions en avril, selon l’Opep. L’indice PMI est brièvement passé sous le seuil de contraction en mars avant de rebondir en avril. Le Fonds monétaire international estime que le PIB réel saoudien pourrait se contracter de 1 % sur l’ensemble de 2026, avec un recul possible de 10 % en glissement annuel au deuxième trimestre si le blocage d’Ormuz persiste. Les rémunérations des travailleurs sont restées quasi stables d’un mois sur l’autre, mais les déclarations de faillite ont bondi de 210 % sur un an, concentrées dans la construction et le commerce de gros.

Loin du Golfe, l’Argentine a vu son industrie manufacturière et sa construction reculer chacune de 2,8 % en avril sur un an, selon les indicateurs officiels. Seuls quatre des seize secteurs manufacturiers sont restés en territoire positif. Les enquêtes auprès des entreprises de construction révèlent un pessimisme marqué : 75 % des acteurs privés n’attendent aucun changement d’activité dans les prochains mois, et à peine 9,4 % anticipent une hausse ; pour les travaux publics, 60 % tablent sur une stabilité et 25,6 % sur une baisse.

L’entrée de l’Iran dans l’année 1405 s’effectue sur une dynamique de contraction, certains scénarios évoquant une récession de 8,5 % à 10 % et 4,5 millions de personnes supplémentaires sous le seuil de pauvreté. Pour l’Arabie saoudite, la publication des données du deuxième trimestre 2026 et l’évolution de la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz constitueront les prochains jalons décisifs.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

2 groupes éditoriaux · 1 langues

62%
TonTempératureFocusPositionnementHorizon
Presse du Golfe arabePresse iranienne et apparentée
Presse du Golfe arabe/ Saoudienne
TriomphePragmatisme

La production industrielle saoudienne a renoué avec la croissance en 2025, progressant de 5,1 % et effaçant les reculs de 2023 et 2024. Les secteurs minier, pétrolier et non pétrolier ont tous progressé, les produits chimiques affichant la plus forte hausse dans l'industrie manufacturière.

Presse iranienne et apparentée/ Régime
DétachementPragmatisme

Le centre statistique iranien a publié les chiffres du PIB pour l'année 1404 : le PIB total avec pétrole a atteint 100 492 billions de rials, et sans pétrole 75 942 billions. L'agriculture a reculé de 2,9 %, l'industrie manufacturière de 1,5 %, tandis que l'extraction de pétrole et de gaz a progressé de 1,8 %.

Articles liés

Lire plus
Dernières
Portugal en quête de rachat après le nul frustrant face à la RD Congo·Indonésie, Argentine, Colombie : trois visages du commerce mondial en 2026·Angleterre-Ghana : un duel décisif pour le leadership du groupe L au Mondial 2026·Liam Payne, la chute et l’héritage : un fils unique face à 29 millions de dollars·Deux nouvelles arrestations dans le complot visant un gala de MMA à la Maison-Blanche·Quand Steam s’invite au salon : la machine hybride à l’épreuve du canapé·L’or ballotté entre détente irano-américaine et fermeté du dollar·Kim Jong Un consolide le statut nucléaire nord-coréen et ordonne un réarmement accéléré·Portugal en quête de rachat après le nul frustrant face à la RD Congo·Indonésie, Argentine, Colombie : trois visages du commerce mondial en 2026·Angleterre-Ghana : un duel décisif pour le leadership du groupe L au Mondial 2026·Liam Payne, la chute et l’héritage : un fils unique face à 29 millions de dollars·Deux nouvelles arrestations dans le complot visant un gala de MMA à la Maison-Blanche·Quand Steam s’invite au salon : la machine hybride à l’épreuve du canapé·L’or ballotté entre détente irano-américaine et fermeté du dollar·Kim Jong Un consolide le statut nucléaire nord-coréen et ordonne un réarmement accéléré·
Màj 18:221 langue · 2 sources
PrécédentÉconomie & MarchésSuivant
2 sources|1 langue|3 min de lecture
lundi 22 juin 2026

L’Iran en récession hors pétrole, l’Arabie saoudite secouée par Ormuz, l’Argentine rechute

L’économie iranienne s’est contractée hors hydrocarbures en 1404, tandis que le conflit dans le Golfe a brisé l’élan saoudien et que l’Argentine a replongé dans le rouge industriel.

Le produit intérieur brut iranien a progressé de 0,2 % seulement durant l’année 1404 (mars 2025 – mars 2026) avec le pétrole, et s’est contracté de 0,3 % hors hydrocarbures, selon le Centre statistique d’Iran. Le dernier trimestre de l’année, qui englobe la guerre de février 2026 avec Israël et les États-Unis, affiche une chute de 2,2 % de la valeur ajoutée. L’agriculture (−2,9 %), l’industrie manufacturière (−1,5 %) et la fourniture d’eau et d’électricité (−6,5 %) ont toutes reculé, tandis que l’extraction pétrolière (+1,8 %) a maintenu le chiffre global en territoire positif. Dans l’approche par les dépenses, la consommation privée a baissé de 1,4 % et l’investissement en machines de 5,8 %, alors qu’un effondrement des importations de 20 % a atténué mécaniquement la contraction du PIB. Des économistes iraniens cités par la presse soulignent que cette croissance apparente masque une incapacité à importer plutôt qu’une résilience. Un membre du Conseil de discernement a évalué le recul économique lié au conflit à « au moins 200 milliards de dollars » et rappelé une inflation cumulée de 1 000 % en huit ans, tandis qu’un haut responsable du ministère de l’Intérieur a indiqué que 60 % de la population ne peut plus supporter la pression économique.

En Arabie saoudite, les recettes d’exploitation des entreprises ont augmenté de 10,6 % en avril 2026 sur un an, d’après l’Autorité générale des statistiques, mais ont fléchi de 3,8 % par rapport à mars, révélant le choc de la perturbation du détroit d’Ormuz. Le secteur minier, dominé par le pétrole, affiche une hausse annuelle de 22,5 % due aux prix, alors que la production saoudienne est tombée de 10,9 millions de barils par jour en février à 6,3 millions en avril, selon l’Opep. L’indice PMI est brièvement passé sous le seuil de contraction en mars avant de rebondir en avril. Le Fonds monétaire international estime que le PIB réel saoudien pourrait se contracter de 1 % sur l’ensemble de 2026, avec un recul possible de 10 % en glissement annuel au deuxième trimestre si le blocage d’Ormuz persiste. Les rémunérations des travailleurs sont restées quasi stables d’un mois sur l’autre, mais les déclarations de faillite ont bondi de 210 % sur un an, concentrées dans la construction et le commerce de gros.

Loin du Golfe, l’Argentine a vu son industrie manufacturière et sa construction reculer chacune de 2,8 % en avril sur un an, selon les indicateurs officiels. Seuls quatre des seize secteurs manufacturiers sont restés en territoire positif. Les enquêtes auprès des entreprises de construction révèlent un pessimisme marqué : 75 % des acteurs privés n’attendent aucun changement d’activité dans les prochains mois, et à peine 9,4 % anticipent une hausse ; pour les travaux publics, 60 % tablent sur une stabilité et 25,6 % sur une baisse.

L’entrée de l’Iran dans l’année 1405 s’effectue sur une dynamique de contraction, certains scénarios évoquant une récession de 8,5 % à 10 % et 4,5 millions de personnes supplémentaires sous le seuil de pauvreté. Pour l’Arabie saoudite, la publication des données du deuxième trimestre 2026 et l’évolution de la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz constitueront les prochains jalons décisifs.

Divergence des sources

Économie & Marchés · 2 sources · 1 langue

62%Élevée

À quel point les sources racontent les mêmes faits de manière différente.

Comment ils se divisent

Favorable25%
Neutre25%
Critique50%

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

2 groupes éditoriaux · 1 langues

TonTempératureFocusPositionnementHorizon
Presse du Golfe arabePresse iranienne et apparentée
Presse du Golfe arabe/ Saoudienne
TriomphePragmatisme

La production industrielle saoudienne a renoué avec la croissance en 2025, progressant de 5,1 % et effaçant les reculs de 2023 et 2024. Les secteurs minier, pétrolier et non pétrolier ont tous progressé, les produits chimiques affichant la plus forte hausse dans l'industrie manufacturière.

Presse iranienne et apparentée/ Régime
DétachementPragmatisme

Le centre statistique iranien a publié les chiffres du PIB pour l'année 1404 : le PIB total avec pétrole a atteint 100 492 billions de rials, et sans pétrole 75 942 billions. L'agriculture a reculé de 2,9 %, l'industrie manufacturière de 1,5 %, tandis que l'extraction de pétrole et de gaz a progressé de 1,8 %.

Cette actualité est parue dans

2 sources · 1 langue

Articles liés

Sport

Haaland envoie la Norvège en seizièmes de finale du Mondial 2026

6 langues · 27 sources

Justice & Droit

Immigration : un juge fédéral bloque les assignations de l’administration Trump contre le gouverneur Walz

6 langues · 11 sources

Crimes et catastrophes

Disparition de Nancy Guthrie : une note de rançon affirme que l'otage est décédée

5 langues · 13 sources

Lire plus