
L'Égypte de Salah triomphe enfin en Coupe du monde après 92 ans
Menée par la Nouvelle-Zélande, l'Égypte a renversé le match (3-1) grâce à un Salah décisif, décrochant sa première victoire en Mondial et prenant la tête du groupe G.
Au BC Place de Vancouver, l'Égypte a effacé près d'un siècle de frustrations. Menés dès la 15e minute par une tête du défenseur néo-zélandais Finn Surman sur corner, les Pharaons ont renversé la rencontre en seconde période pour s'imposer 3-1, signant la première victoire de leur histoire en Coupe du monde. Le capitaine Mohamed Salah, auteur du but décisif et d'une passe décisive, a incarné ce basculement, avant de quitter le terrain sous une ovation à la 85e minute.
Le match avait pourtant mal débuté pour les septuples champions d'Afrique. L'ouverture du score précoce des All Whites, sur un coup de pied arrêté de Tim Payne, a longtemps paralysé une équipe égyptienne apparue empruntée en première période. Le sursaut est venu après la pause, lorsque le sélectionneur Hossam Hassan, selon des propos rapportés par la presse internationale, a exhorté ses joueurs à puiser dans « la fierté du soutien populaire ». Mostafa Zico, convoqué in extremis après avoir écourté ses vacances, a égalisé de la tête à la 58e minute sur un centre de Mohamed Hany. Neuf minutes plus tard, Salah a conclu un une-deux avec Zico d'une frappe enroulée du pied gauche, avant de déposer un corner sur la tête de Trezeguet pour le troisième but (82e).
Cette victoire met fin à une disette de 92 ans et neuf matches sans succès pour l'Égypte, qui avait fait ses débuts mondiaux en 1934 sans jamais dépasser le premier tour. La presse égyptienne et les communautés diasporiques ont célébré un accomplissement longtemps différé, tandis que les observateurs africains y voient la réparation d'une anomalie pour la nation la plus titrée du continent. Pour Salah, dont le Mondial 2018 avait été plombé par une blessure à l'épaule et trois défaites, ce but – son 68e en sélection, à une unité du record de son entraîneur – revêt une dimension personnelle. « Dans les années à venir, on se souviendra que cela a été l'un des grands moments de l'histoire », a-t-il déclaré après la rencontre.
Avec quatre points, l'Égypte prend seule la tête du groupe G, devant l'Iran et la Belgique (deux points chacun), tenues en échec (0-0) plus tôt dans la journée à Los Angeles. Le format élargi à 48 équipes offre plusieurs voies de qualification, mais un simple match nul contre l'Iran, vendredi à Seattle, suffirait aux Pharaons pour accéder aux seizièmes de finale – une autre première. La Nouvelle-Zélande, toujours en quête de son premier succès mondial, devra battre la Belgique pour espérer poursuivre son parcours.
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Après 92 ans d'attente, l'Égypte a enfin exorcisé ses démons mondiaux. Mohamed Salah, le Roi égyptien, a livré une performance à la hauteur de la fierté continentale, marquant et offrant une passe décisive pour renverser le match. Cette victoire n'est pas seulement celle de l'Égypte mais de toute l'Afrique, prouvant que les Pharaons peuvent enfin se dresser sur la scène mondiale.
Les Pharaons ont écrit la plus belle page de leur histoire en Coupe du monde. Menés pendant une heure, les Égyptiens se sont révoltés avec une seconde période éclatante, portés par Salah et une vague de passion rouge à Vancouver. Cette première victoire les place aux portes des huitièmes de finale, une performance jamais réalisée auparavant.
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