
Messi et Ronaldo, éternels rivaux, réécrivent les annales du Mondial 2026
En l’espace de vingt-quatre heures, Lionel Messi est devenu le meilleur buteur de l’histoire de la Coupe du monde et Cristiano Ronaldo le premier joueur à marquer dans six éditions différentes, relançant un duel générationnel sous le regard de Mbappé et Haaland.
Le 22 juin à Dallas, l’Argentine a validé son billet pour les seizièmes de finale en dominant l’Autriche (2-0) grâce à un doublé de Lionel Messi. Le capitaine albiceleste, qui avait manqué un penalty dès la 9e minute, a d’abord égalisé le record de Miroslav Klose (16 buts) en reprenant de volée un centre de Facundo Medina à la 38e, avant de le dépasser dans le temps additionnel en convertissant un ballon mal repoussé par la défense autrichienne. Avec 18 réalisations en six participations, Messi s’installe seul au sommet des buteurs historiques du tournoi, tout en portant son total dans cette édition à cinq buts en deux matchs. Quelques heures plus tard à Houston, Cristiano Ronaldo a répondu aux critiques nées d’un premier match terne contre la RD Congo en inscrivant un doublé lors de la démonstration portugaise face à l’Ouzbékistan (5-0). Dès la 6e minute, il a coupé un centre de João Cancelo pour devenir le premier footballeur à marquer lors de six Coupes du monde différentes, avant d’ajouter un second but à la 39e sur une passe de Bruno Fernandes, dépassant au passage Eusébio comme meilleur buteur portugais dans la compétition (10 buts).
La presse européenne a salué ces deux monuments avec des accents distincts. En Allemagne, où Klose a félicité Messi en le qualifiant de « meilleur footballeur de tous les temps », la Süddeutsche Zeitung et la Frankfurter Allgemeine ont souligné la longévité des deux stars, tandis que les médias français, de L’Équipe au Figaro, insistaient sur la menace que représente Kylian Mbappé, déjà auteur de 16 buts à 27 ans. En Italie, la Gazzetta dello Sport a titré sur un Messi « qui ne s’arrête jamais », alors que le Corriere della Sera rappelait que Ronaldo, à 41 ans, devenait le deuxième buteur le plus âgé de l’histoire du Mondial. Les quotidiens espagnols Marca et As ont couronné Messi « roi du monde », tandis que la presse portugaise, d’A Bola à Jovem Pan, célébrait le record de CR7 comme une réponse cinglante aux doutes sur sa place en sélection.
En Amérique latine, l’exploit de Messi a naturellement monopolisé les unes. Les journaux argentins Clarín et La Nación ont évoqué une « légende qui s’agrandit », pendant que le brésilien O Globo, non sans une pointe d’ironie, estimait que « tous les adjectifs ont déjà été utilisés » pour décrire le génie de Rosario. Au Mexique, Reforma et Excelsior ont mis en avant la dimension « inévitable » du capitaine argentin, tout en notant que Ronaldo, en marquant dans six éditions, accomplissait un exploit que Messi ne pourra jamais égaler, l’Argentin étant resté muet en 2010. Les médias arabophones, de Sky News Arabia à Al Ittihad, ont largement relayé les deux performances, y voyant la confirmation que le Mondial nord-américain, premier à 48 équipes, est le théâtre d’une accélération des records individuels.
Au-delà des chiffres, cette double soirée redistribue les cartes de la course au Soulier d’or. Messi (5 buts) devance pour l’instant Mbappé et Erling Haaland (4 buts chacun), tandis que Ronaldo, avec 2 buts, reste en retrait mais a prouvé qu’il pouvait encore peser dans une compétition majeure. La presse asiatique, notamment indonésienne et indienne, a souligné le contraste entre un Messi qui semble porter à lui seul l’attaque argentine et un Portugal qui a su mettre son vétéran dans les meilleures dispositions. Le Guardian et The Independent, au Royaume-Uni, ont analysé la dimension tactique : contre l’Autriche, l’Argentine a parfois souffert sans le ballon, mais la magie de Messi a fait la différence ; face à l’Ouzbékistan, le Portugal a retrouvé une circulation rapide et un Ronaldo en position de pur finisseur, loin des errances du premier match.
Ces records s’inscrivent dans un contexte géopolitique particulier : le Mondial 2026, organisé par les États-Unis, le Canada et le Mexique, est le premier à réunir 48 nations, ce qui multiplie les affiches déséquilibrées et favorise les larges scores. La FIFA a elle-même officialisé plusieurs marques pour Messi (meilleur buteur, plus grand nombre de victoires, de matchs et de minutes jouées) et pour Ronaldo (six éditions avec au moins un but). Si la rivalité Messi-Ronaldo continue de structurer les récits médiatiques, l’émergence de Mbappé et Haaland annonce un passage de témoin que les deux légendes, par leurs performances, retardent encore un peu.
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Cristiano Ronaldo a scellé un record éternel en marquant lors de sa sixième Coupe du monde, un exploit qui semble presque impossible à égaler. Le but a déclenché l'euphorie à Houston et a soulagé la pression sur le Portugal. Surnommé « El Comandante », l'attaquant portugais compte désormais 10 buts en Coupe du monde, bâtissant sa légende depuis 2006.
Cristiano Ronaldo n'a eu besoin que de six minutes contre l'Ouzbékistan pour devenir le premier joueur à marquer lors de six éditions différentes de la Coupe du monde. La superstar portugaise a désormais trouvé le chemin des filets dans chaque tournoi de 2006 à 2026, totalisant dix buts. Le jalon est rapporté avec une précision factuelle, sans emphase.
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