
Juillet 2026, un mois sans jours fériés nationaux, mais traversé d’exceptions locales et de réformes du travail
En Argentine, au Brésil, au Mexique ou en Indonésie, aucun jour chômé national n’est prévu en juillet, tandis que la Colombie applique une hausse du sursalaire dominical et une réduction du temps de travail.
Le mois de juillet 2026 se présente, dans une large partie de l’Amérique latine et au-delà, comme une période dépourvue de jour férié national. Les calendriers officiels du Mexique, de l’Indonésie et du Brésil ne comportent aucune date chômée à l’échelle fédérale durant ce mois, une situation qui contraste avec les années où des fêtes civiques ou religieuses viennent scander l’été. Au Mexique, la Ley Federal del Trabajo ne prévoit aucun repos obligatoire entre le 1er mai et le 16 septembre, si bien que les travailleurs ne bénéficient que des fins de semaine ordinaires. En Indonésie, le décret interministériel sur les jours fériés et les congés collectifs pour 2026 confirme l’absence totale de tanggal merah en juillet, les prochaines dates chômées n’intervenant qu’en août.
Pourtant, des exceptions locales redessinent la carte des temps de repos. En Argentine, si le jour de l’Indépendance, le 9 juillet, reste un feriado inamovible, suivi d’un pont touristique le 10, c’est une commune de la province de Buenos Aires qui retient l’attention : Pehuajó déclare le vendredi 3 juillet jour férié pour les employés de l’administration publique, à l’occasion du 143e anniversaire de sa fondation. Les établissements scolaires sont également concernés, tandis que le secteur privé peut s’aligner de manière optionnelle. Au Brésil, l’État de São Paulo fait cavalier seul avec le feriado estadual du 9 juillet, qui commémore la Révolution constitutionnaliste de 1932. Ce jour chômé ne s’applique ni aux fonctionnaires fédéraux en poste dans l’État, ni aux autres unités de la fédération, et les entreprises qui y exercent doivent soit accorder un repos compensatoire, soit rémunérer les heures travaillées en double.
En Colombie, le mois de juillet n’apporte pas de jour férié supplémentaire, mais il est marqué par l’entrée en vigueur de deux mesures issues de la réforme du travail adoptée sous le gouvernement Petro. Depuis le 1er juillet, le travail dominical et les jours fériés sont majorés de 90 % du salaire ordinaire – un taux qui passera à 100 % en 2027 –, une disposition qui pèse en particulier sur le commerce, la logistique, la surveillance et les centres d’appels. À partir du 15 juillet, la durée légale hebdomadaire du travail est ramenée de 44 à 42 heures. Ces ajustements, qui renchérissent le coût du travail en dehors des jours ouvrés classiques, interviennent alors que le gouvernement entrant d’Abelardo de la Espriella annonce un tournant d’austérité budgétaire et une relance de l’exploration pétrolière.
Ces configurations disparates illustrent la manière dont les territoires, même en l’absence de synchronisation nationale, produisent des rythmes de travail et de repos différenciés. La prochaine échéance à observer sera la mise en œuvre effective de la réduction du temps de travail en Colombie à la mi-juillet, ainsi que l’impact des surcoûts salariaux sur l’emploi dans les secteurs exposés, tandis qu’en Argentine et au Brésil, les fêtes locales de juillet restent des parenthèses isolées avant la reprise du calendrier ordinaire des feriados.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
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