
Iran-Égypte : un but refusé, une Coupe du monde « désastreuse » et des accusations contre la FIFA
Le capitaine iranien Mehdi Taremi a dénoncé les conditions de voyage imposées à son équipe, après un match nul 1-1 contre l’Égypte marqué par un but annulé dans le temps additionnel.
Le Lumen Field de Seattle a retenu son souffle. À la 93e minute, le défenseur iranien Shoja Khalilzadeh pousse le ballon au fond des filets égyptiens, déclenchant une explosion de joie sur le banc et dans les tribunes. Mais l’arbitre polonais Szymon Marciniak, après consultation du VAR, annule le but pour un hors-jeu d’une pointure de pied. Quelques instants plus tard, une tête de Saeid Ezatolahi s’écrase sur la barre transversale. Le match se termine sur un score de 1-1, laissant l’Iran en suspens et l’Égypte qualifiée pour les seizièmes de finale.
La rencontre avait pourtant débuté sur un rythme effréné. Dès la 5e minute, l’Égyptien Mahmoud Saber profitait d’une sortie manquée du gardien Alireza Beiranvand pour ouvrir le score. L’Iran réagissait rapidement : un penalty obtenu par Mehdi Taremi, mais arrêté par le portier Mostafa Shobeir, puis l’égalisation de Ramin Rezaeian à la 14e minute, d’un tir en angle fermé. Le reste du match fut haché, jusqu’à ce final haletant où les Perses, poussés par une diaspora bruyante, frôlèrent la victoire. L’entraîneur Amir Ghalenoei évoqua une « malchance » persistante, tandis que les médias iraniens soulignaient l’ironie d’une élimination suspendue à des millimètres.
Au-delà du terrain, la colère iranienne s’est cristallisée autour des conditions logistiques. Le capitaine Taremi a qualifié le tournoi de « désastre » et dénoncé l’obligation pour la délégation de regagner Tijuana, au Mexique, après chaque match disputé aux États-Unis, en raison des restrictions de visas imposées par Washington. « Nous devons nous battre contre tout », a-t-il lancé, rappelant que le président de la FIFA, Gianni Infantino, avait promis des solutions après le premier match, sans suite. La presse européenne, notamment allemande et française, a largement relayé ces accusations, y voyant le symptôme d’une compétition où la géopolitique rattrape le sport.
Le contexte était d’autant plus tendu que la rencontre avait été désignée « Pride Match » par les organisateurs locaux, avec des drapeaux arc-en-ciel visibles dans les gradins. Des supporteurs brandissaient aussi des bannières de l’ancien empire iranien, tandis que des sifflets accompagnaient l’hymne national. Interrogé, Taremi a déclaré respecter « toutes les personnes LGBT » tout en précisant que sa religion ne les acceptait pas. Une note laissée dans le vestiaire par l’équipe iranienne, évoquant le « fair-play » comme « âme du jeu », a été interprétée par les médias italiens et brésiliens comme un appel à l’intégrité des autres sélections, alors que le sort de l’Iran dépend désormais des résultats de Croatie, d’Algérie et de RD Congo.
Avec trois points et une différence de buts nulle, l’Iran occupe la troisième place du groupe G, derrière la Belgique et l’Égypte. Sa qualification pour les seizièmes de finale, en tant que meilleur troisième, reste mathématiquement possible mais suspendue aux rencontres du samedi. En cas d’élimination, ce serait la septième participation de l’Iran à une phase finale de Coupe du monde sans jamais franchir le premier tour.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
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Le capitaine iranien accuse ouvertement la FIFA et les États-Unis d'un complot visant à éliminer son équipe de la Coupe du monde. Les restrictions de voyage et le but refusé sont présentés comme les pièces d'une manœuvre géopolitique plus large, transformant le terrain en un ring de résistance contre l'injustice impériale.
Le capitaine iranien s'en prend à la FIFA après qu'une intervention cruelle de la VAR a privé son équipe d'une qualification directe. La fureur pour le but refusé se mêle à la dénonciation d'un Mondial désastreux, mais le récit reste ancré dans la chronique sportive et ses controverses techniques.
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