
Infantino verrouille sa réélection à la FIFA malgré les remous européens
Plus de 200 fédérations ont déjà apporté leur soutien au président sortant, rendant quasi inéluctable un nouveau mandat en mars 2027, en dépit des critiques de l’UEFA et du récent scandale Balogun.
La messe est dite. À huit mois du scrutin, Gianni Infantino a recueilli le soutien formel de plus de 200 des 211 associations membres de la FIFA, selon des informations confirmées par The Guardian. Un raz-de-marée qui rend sa réélection, en mars 2027 au Maroc, pratiquement inéluctable, et relègue au second plan la bronca provoquée par l’intervention de Donald Trump en faveur de l’attaquant américain Folarin Balogun durant la Coupe du monde. Même la menace, agitée dans les médias européens, d’une candidature alternative venue du Vieux Continent n’a pas entamé ce bloc compact.
Cette assise, Infantino l’a patiemment bâtie depuis son arrivée à la tête de l’instance en 2016, au lendemain du séisme Blatter. Sous sa présidence, les revenus de la FIFA ont bondi, permettant de multiplier par huit les versements annuels aux fédérations – de 250 000 à 2 millions de dollars. L’élargissement du Mondial à 48 équipes et la transformation du Mondial des clubs en un tournoi à 32 formations ont achevé de cimenter une loyauté qui traverse les continents. En Afrique, en Asie et dans les Amériques, ces retombées financières directes pèsent bien plus lourd que les polémiques venues d’Europe.
Car c’est bien de l’Europe que provient l’essentiel des résistances. La fédération allemande figure parmi les rares à n’avoir pas envoyé de lettre de soutien, et l’UEFA, selon plusieurs sources, explore la piste d’un contre-candidat. Les noms d’Aleksander Čeferin, président de l’UEFA, et de Nasser Al-Khelaïfi, patron du Paris Saint-Germain, circulent, mais aucun ne s’est déclaré. Les observateurs européens estiment qu’une candidature rassemblant 30 à 40 voix suffirait à ouvrir un débat public sur la gouvernance de la FIFA, mais ils reconnaissent qu’un tel scénario relève pour l’heure de l’hypothèse.
L’affaire Balogun a cristallisé ce fossé. L’annulation du carton rouge de l’Américain après un appel de Donald Trump – qui a lui-même reconnu ne rien connaître au football – a été perçue par les dirigeants du football européen comme une illustration de la porosité d’Infantino aux pressions politiques. Pourtant, cette séquence n’a pas modifié les rapports de force : la majorité des fédérations du continent européen ont, elles aussi, confirmé leur appui au président sortant, rendant vaine toute tentative de fronde.
La prochaine étape concrète sera la réunion des fédérations, ce samedi 18 juillet à New York, présidée par Infantino lui-même. Les récents scandales n’y figureront probablement pas à l’ordre du jour, les débats devant se concentrer sur les retombées financières record de la Coupe du monde. Viendra ensuite la date butoir du 18 novembre pour le dépôt des candidatures, prélude à un congrès électoral de Marrakech qui, sauf tremblement de terre politique, ne sera qu’une formalité.
| Presse russe et CEI | +0.20 | neutral |
|---|---|---|
| Presse européenne continentale | −0.40 | critical |
| Presse latino-américaine | 0.00 | neutral |
| Presse africaine subsaharienne | −0.60 | critical |
La Russie projette l'image d'un Infantino solidement en place, avec le soutien quasi unanime des fédérations mondiales.
Insiste sur le nombre écrasant de soutiens (plus de 200 sur 211) pour créer l'impression d'un consensus incontesté, marginalisant les voix critiques comme isolées.
Omet l'opposition européenne croissante et la possibilité d'un candidat alternatif, comme Aleksander Čeferin, mentionné dans d'autres blocs.
L'Europe universalise le mécontentement et la nécessité d'une alternative, présentant Infantino comme un président contesté.
Accumule les scandales et les critiques pour légitimer la recherche d'un candidat alternatif, transformant la dissidence en mobilisation organisée.
Omet le fait que plus de 200 fédérations ont déjà exprimé un soutien formel, se concentrant uniquement sur les quelques oppositions.
L'Amérique latine enregistre les faits sans prendre parti, rapportant le soutien massif à Infantino et les quelques exceptions.
Se limite à citer les chiffres et les sources (The Guardian) sans ajouter de jugements, créant une impression d'impartialité.
Omet la pression croissante des fédérations européennes et la discussion sur un candidat alternatif.
L'Afrique subsaharienne tire la sonnette d'alarme : Infantino n'est plus en sécurité, l'opposition européenne s'organise pour le défier.
Insiste sur les mots « pression croissante » et « alternatives » pour brosser un tableau d'instabilité, sans mentionner le soutien écrasant dont bénéficie Infantino.
Omet le soutien écrasant de plus de 200 fédérations, présentant la situation comme si Infantino était en difficulté.
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