
Le Pentagone chiffre à 37,5 milliards le coût de la guerre en Iran et réclame 67 milliards supplémentaires
Lors d’une audition tendue au Sénat, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a défendu une rallonge budgétaire d’urgence pour un conflit qui s’enlise, malgré l’hostilité croissante de l’opinion et des élus démocrates.
Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a révélé mardi devant la commission des crédits du Sénat que la guerre menée par les États-Unis contre l’Iran avait déjà coûté 37,5 milliards de dollars, soit une hausse de près de 8 milliards par rapport à la dernière estimation publique de mai. Il a dans la foulée sollicité un financement supplémentaire de 67 milliards de dollars, présenté comme indispensable pour maintenir les opérations militaires, reconstituer les stocks de munitions et éviter, selon ses termes, des « pénuries critiques ».
Du côté de l’administration Trump, on justifie cette demande par la dégradation rapide de la situation sur le terrain. Le Pentagone insiste sur la nécessité d’accélérer la production de missiles de précision, de systèmes hypersoniques et de défense anti-drones, tout en remplaçant les équipements perdus au combat. Le général Dan Caine, chef d’état-major interarmées, a reconnu que sans ces crédits, l’entraînement des troupes devrait être réduit. La Maison Blanche impute par ailleurs l’ampleur des besoins à la « négligence » de l’administration Biden, accusée d’avoir laissé l’appareil militaire se dégrader.
Les élus démocrates ont vivement contesté cette requête, dénonçant une guerre sans stratégie de sortie et un financement d’urgence qui contourne le processus budgétaire normal. La sénatrice Patty Murray, chef de file de l’opposition au sein de la commission, a mis en garde contre « une nouvelle guerre sans fin », tandis que d’autres voix démocrates soulignent que le Pentagone n’a pas encore dépensé la totalité des 150 milliards de dollars alloués l’an dernier. Des manifestants ont par ailleurs interrompu l’audition à plusieurs reprises, criant leur opposition aux bombardements contre l’Iran et la Palestine.
Le conflit, déclenché fin février par une offensive américano-israélienne, a repris avec intensité après l’effondrement d’un cessez-le-feu précaire. Les frappes quotidiennes des deux côtés ont fait au moins 18 morts parmi les militaires américains et plus de 400 blessés, tandis que les perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz alimentent la flambée des prix du pétrole. Selon des analystes au Moyen-Orient, la capacité de l’Iran à maintenir des tirs de missiles et de drones, en dépit des dégâts infligés à ses infrastructures, illustre les limites d’une campagne aérienne prolongée.
Le sort de cette rallonge budgétaire est désormais entre les mains du Congrès, où les républicains disposent de majorités étroites. Le vote sur la résolution budgétaire, qui inclut également des aides aux agriculteurs et des modifications des lois électorales, est attendu dans les prochains jours. L’issue demeure incertaine, plusieurs élus républicains exprimant des réserves sur l’absence de compensations financières, tandis que l’impopularité de la guerre pèse sur les intentions de vote à l’approche des élections de mi-mandat.
| Presse atlantique / anglosphère | −0.60 | critical |
|---|---|---|
| Presse iranienne et apparentée | −0.40 | critical |
| Presse du Golfe arabe | −0.10 | neutral |
L'administration saigne l'armée à sec avec une guerre non planifiée; le Congrès doit la tenir responsable.
En juxtaposant la hausse des coûts et les morts de soldats à la demande de l'administration, le récit crée un sentiment de crise fiscale et morale qui exige un contrôle du Congrès.
Le bloc omet toute justification détaillée de la guerre du point de vue de l'administration, comme la nécessité stratégique ou la menace iranienne, se concentrant plutôt sur les coûts et les luttes politiques.
La machine de guerre américaine se vide de son sang dans une agression futile contre l'Iran; le coût réel est bien plus élevé que ce qui est admis.
En présentant le coût comme un signe de désespoir et en soulignant le fardeau pour les contribuables américains, le récit délégitime la guerre et dépeint les États-Unis comme surchargés.
Le bloc omet toute mention de la logique stratégique américaine ou de la menace que l'Iran représente, se concentrant uniquement sur l'échec financier et moral de la guerre.
L'effort de guerre doit être soutenu; les fonds demandés sont essentiels pour la préparation militaire et pour éviter de saper la campagne.
En se concentrant sur l'impact opérationnel et les avertissements d'experts, le récit présente la demande de financement comme une nécessité pratique plutôt que comme une question politique.
Le bloc omet le coût humain de la guerre, comme les morts de soldats et les victimes civiles, et la controverse politique entourant le conflit.
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