
Gaza : une barrière de terre de 23 kilomètres consolide la division de l’enclave
L’armée israélienne érige un mur de sable le long de la « ligne jaune » issue du cessez-le-feu d’octobre 2025, suscitant les craintes palestiniennes d’une annexion de fait.
L’armée israélienne construit à un rythme soutenu une barrière de terre de plus de 23 kilomètres à l’intérieur de la bande de Gaza, séparant la partie sous son contrôle – plus de 50 % du territoire – du reste de l’enclave. Les images satellite fournies par Planet Labs PBC montrent que l’ouvrage, érigé en quelques mois, traverse des zones urbaines rasées et s’étend déjà sur plus de la moitié de la longueur du territoire côtier. Cette barrière longe la « ligne jaune », la ligne de démarcation temporaire définie par l’accord de cessez-le-feu du 9 octobre 2025 entre Israël et le Hamas.
Selon l’état-major israélien, qui a confirmé l’information à l’Associated Press, cette barrière physique vise à « réduire les frictions et prévenir les dommages aux personnes non impliquées ». Tsahal précise avoir aménagé une « zone de sécurité » dotée de moyens de renseignement et technologiques pour empêcher les infiltrations et protéger les troupes ainsi que les communautés israéliennes riveraines. Du côté palestinien, les craintes s’exacerbent : les médias arabes et des analystes de la région y voient la transformation de cette ligne temporaire en une frontière permanente, consolidant une division de fait de la bande de Gaza. Le Hamas, qui refuse de désarmer comme le prévoit l’accord, dénonce une annexion rampante.
La construction s’accélère : un tronçon au sud, près de Rafah, est passé de 500 mètres à 2,4 kilomètres en deux semaines, et pourrait bientôt rejoindre un segment de 17 kilomètres reliant Khan Younès à la ville de Gaza. Les images satellite montrent aussi que la barrière déborde par endroits de la ligne jaune. Ni le Commandement central américain (Centcom), chargé de superviser le cessez-le-feu, ni le Board of Peace, l’organe dirigé par le président Trump censé administrer Gaza à terme, n’ont commenté cette entreprise. Les diplomaties européennes, de Paris à Bruxelles, n’ont pas réagi officiellement, laissant le champ libre à une reconfiguration unilatérale du territoire.
L’accord d’octobre 2025, parrainé par les États-Unis, l’Égypte, le Qatar et la Turquie, prévoyait un retrait israélien progressif et le désarmement du Hamas. Mais les négociations sont au point mort, le mouvement islamiste entendant conserver ses capacités militaires, tandis que l’état-major israélien envisage ouvertement une reprise des hostilités. Dans ce vide diplomatique, la barrière de terre s’inscrit dans une redéfinition plus large de l’occupation : selon des cartes obtenues par Reuters en avril, près des deux tiers de l’enclave tombaient déjà sous contrôle ou coordination israélienne. Aucune nouvelle réunion du Conseil de sécurité de l’ONU n’est annoncée, et le dossier semble gelé, alors que la population gazaouie, entassée à l’ouest de la ligne, dépend entièrement de l’aide humanitaire.
| Presse iranienne et apparentée | −0.80 | critical |
|---|---|---|
| Presse israélienne | +0.20 | neutral |
| Presse russe et CEI | +0.10 | neutral |
| Presse atlantique / anglosphère | −0.20 | neutral |
Iran denounces the barrier as an Israeli attempt to de facto annex half of Gaza, turning a ceasefire line into a permanent border.
It amplifies the fear of a permanent frontier by citing Western sources (Washington Post) to legitimize the alarm and push for international action.
The security context that led to the barrier's construction, such as protecting Israeli soldiers and adherence to the yellow line agreed in the ceasefire, is omitted.
Israel justifies the barrier as a temporary defensive measure, necessary to protect soldiers and prevent harm to civilians, downplaying political implications.
It presents the construction as a technical and logistical operation, using neutral language and citing military confirmation to normalize the action.
The impact on the Palestinian population and the risk of the barrier becoming a permanent border, as well as the destruction of Palestinian communities along the route, are omitted.
Russia frames the barrier as a legitimate protective measure, emphasizing that it is built along the ceasefire line and serves to prevent attacks.
It adopts the language of defense and protection, citing Israeli military confirmation and omitting criticism of the territorial division.
The fact that the barrier runs through destroyed Palestinian communities and entrenches a de facto partition, as well as concerns about a permanent border, are omitted.
The West observes the barrier's construction with concern, reporting facts but noting that it entrenches the division of Gaza.
Satellite imagery and military confirmation are used for credibility, while judgment is left implicit through terms like 'entrenches the division'.
Explicit condemnation or justification is omitted, maintaining a descriptive tone that avoids taking sides openly.
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