
De Téhéran à Jakarta, la ruée vers l’énergie solaire et l’hydrogène
Face aux coupures d’électricité et à la volatilité des prix, industries et États accélèrent leurs investissements dans les renouvelables, des toits d’usines iraniennes aux mini-réseaux nigérians en passant par l’hydrogène indonésien.
La convergence entre insécurité énergétique et baisse des coûts des technologies propres pousse un nombre croissant d’acteurs économiques, de l’industrie agroalimentaire iranienne aux géants miniers mondiaux, à intégrer la production décentralisée d’électricité renouvelable dans leur modèle d’affaires. En Iran, où la capacité installée a quadruplé en deux ans pour atteindre 5 200 mégawatts, les coupures de courant ne sont plus seulement un problème opérationnel : elles redessinent les stratégies industrielles. Une entreprise alimentaire a ainsi couvert 44 000 mètres carrés de toiture de panneaux solaires, réduisant au passage la température de ses chambres froides de 1,5 °C, tandis que l’organisation nationale des énergies renouvelables planifie l’installation de systèmes photovoltaïques sur 12 000 écoles et le développement de centrales flottantes sur les réservoirs des barrages.
Dans le même esprit, le Nigeria déploie un programme d’électrification rurale de 750 millions de dollars financé par le gouvernement fédéral, dont l’État du Plateau est l’un des principaux bénéficiaires. Le lancement d’un mini-réseau solaire hybride de 1,5 mégawatt à Pankshin doit fournir une électricité fiable aux entreprises, aux hôpitaux et aux foyers, tout en réduisant la dépendance aux générateurs diesel. Les autorités locales affirment que la région deviendra exportatrice nette d’électricité d’ici deux ans, un objectif qui repose sur la réhabilitation du réseau de distribution et l’installation de compteurs pour mettre fin à la facturation estimée.
L’Indonésie, de son côté, mise sur l’hydrogène pour valoriser un excédent de production issu des centrales électriques nationales – 125 tonnes par an sur 200 produites – et structurer une filière d’avenir. Un mémorandum d’entente avec une entreprise singapourienne vise à développer une chaîne d’approvisionnement transfrontalière en hydrogène vert, tandis que le gouvernement recense 93 projets pour un investissement total de 32 000 milliards de roupies. La compagnie d’électricité PLN a déjà installé une station de recharge, mais l’absence de véhicules adaptés freine le décollage ; des discussions sont en cours avec des constructeurs japonais, allemands et chinois pour équiper le réseau de bus Transjakarta.
Dans le secteur minier, la transition s’accélère également. Selon les analyses du secteur, l’énergie solaire est devenue la technologie privilégiée pour décarboner les sites d’extraction : 41 % des nouveaux projets miniers intègrent une production photovoltaïque sur place, contre 11 % des mines en activité. En Europe, le solaire représente déjà 87 % des capacités de production électrique des nouveaux projets miniers, tandis que l’Amérique du Nord reste dépendante du gaz naturel. L’électrification des flottes, encore embryonnaire, pourrait réduire les émissions de gaz à effet de serre de plus de 90 % et les coûts opérationnels de moitié, comme l’illustre la mine de cuivre d’Aitik en Suède. Partout, la prochaine étape consistera à transformer les cadres réglementaires et les incitations tarifaires pour attirer les capitaux privés et concrétiser ces projets, qu’il s’agisse des appels d’offres iraniens pour les centrales flottantes ou de la finalisation des bus à hydrogène indonésiens.
| Presse iranienne et apparentée | +0.60 | aligned |
|---|---|---|
| Presse africaine subsaharienne | +0.50 | aligned |
| Presse russe et CEI | +0.20 | neutral |
| Presse d'Asie du Sud-Est | +0.50 | aligned |
L'Iran construit son indépendance énergétique grâce au solaire, avec le gouvernement menant l'initiative et les industries suivant.
En présentant l'État comme l'agent principal du changement, attribuant le succès à la planification gouvernementale et à la volonté nationale, tout en minimisant l'innovation du secteur privé.
Le bloc iranien omet de mentionner les sources renouvelables alternatives comme l'hydrogène, et ne discute pas du financement international ou des partenariats, présents dans d'autres blocs.
Le gouverneur Mutfwang proclame que Plateau deviendra un exportateur d'électricité, grâce au programme fédéral et à la volonté locale.
En utilisant un seul projet pour symboliser un succès national plus large, créant un récit de progrès inévitable et de réalisation au niveau de l'État.
Le bloc africain omet toute référence à la crise énergétique plus large affectant le Nigeria, se concentrant uniquement sur un seul projet d'État sans discuter de la fiabilité du réseau ou des problèmes d'accès à l'énergie.
Rosneft réaffirme son engagement en faveur du développement durable grâce à des investissements records, se positionnant comme un leader environnemental.
En se concentrant sur un seul indicateur de durabilité d'entreprise, le bloc détourne l'attention de la crise énergétique plus large et présente l'action environnementale comme une réussite commerciale.
Le bloc russe omet toute discussion sur les sources d'énergie renouvelable comme le solaire ou l'hydrogène, et n'aborde pas la crise de l'électricité qui est le thème central de l'histoire.
L'Indonésie se positionne comme un pôle régional de l'hydrogène, tirant parti des excédents et des partenariats pour mener la transition énergétique.
En mettant l'accent sur le potentiel futur et les projets à grande échelle, le bloc crée un sentiment d'inévitabilité et de leadership, tout en minimisant les défis actuels et la crise énergétique immédiate.
Le bloc d'Asie du Sud-Est omet toute référence à l'énergie solaire ou à la crise de l'électricité, se concentrant exclusivement sur l'hydrogène comme solution.
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