
Gaza : frappes israéliennes sur une zone humanitaire, le bilan dépasse 73 000 morts
Alors que l'attention internationale se focalise sur la confrontation américano-israélienne avec l'Iran, les opérations militaires se poursuivent dans l'enclave palestinienne, où plus d'un millier de personnes ont péri depuis l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu en octobre 2025.
Une mère de 23 ans et sa fille d’un an ont été tuées dans la nuit du 29 au 30 juin 2026 par une frappe aérienne israélienne sur un camp de déplacés à al-Mawasi, au sud de la bande de Gaza, selon les autorités sanitaires palestiniennes et des correspondants locaux. Ce secteur avait été désigné « zone humanitaire » par l’armée israélienne au cours de la guerre contre le Hamas. L’attaque a détruit au moins cent tentes et provoqué un incendie qui s’est rapidement propagé, ne laissant que des structures métalliques et des effets personnels calcinés, d’après les services de la défense civile de Gaza. Au total, au moins huit Palestiniens ont péri lors de cette nouvelle vague de raids, qui a également visé Deir al-Balah et d’autres secteurs de Khan Younès, portant le bilan global depuis le 7 octobre 2023 à 73 058 morts et 173 488 blessés, selon le ministère de la Santé de Gaza.
Le porte-parole du Hamas, Hazem Qassem, a dénoncé sur Telegram des frappes contre des « abris de fortune » et accusé la communauté internationale de « silence complice ». Il a particulièrement visé les États de la Ligue arabe, leurs institutions et leurs élites, ainsi que l’Autorité palestinienne de Ramallah, les qualifiant d’« adversaires de cet enfant devant Dieu » pour leur inaction face à ce qu’il a appelé un « génocide insensé ». Du côté israélien, aucun commentaire officiel n’a été rendu public sur ces frappes spécifiques. Les autorités israéliennes ont régulièrement justifié leurs opérations par la nécessité de cibler des infrastructures et des combattants du Hamas, tout en imputant les pertes civiles à l’utilisation par le mouvement islamiste de boucliers humains.
Depuis l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu en octobre 2025, le bureau des médias du gouvernement de Gaza a recensé 3 465 violations imputées à l’armée israélienne, qui ont causé la mort de 1 045 personnes et fait 3 380 blessés. Les équipes de secours demeurent dans l’incapacité d’accéder à de nombreuses zones sinistrées, où des corps restent ensevelis sous les décombres ou abandonnés sur la voie publique, selon des sources hospitalières. Parallèlement, la presse indonésienne et des analystes du monde musulman soulignent que l’escalade entre les États-Unis, Israël et l’Iran a relégué la tragédie gazaouie au second plan de l’agenda médiatique mondial, illustrant un « cycle d’attention » qui tend à occulter les crises prolongées au profit des nouveaux foyers de tension.
Ce déplacement du regard international intervient alors que les perspectives diplomatiques restent bloquées. Aucune initiative de relance du processus de paix n’est attendue à court terme, les capitales occidentales et régionales concentrant leurs efforts sur la prévention d’une guerre ouverte avec l’Iran. Dans ce contexte, les organisations humanitaires présentes sur place continuent d’alerter sur une situation sanitaire et alimentaire catastrophique, tandis que le Conseil de sécurité de l’ONU, paralysé par les vetos croisés, n’a pas programmé de nouvelle réunion consacrée spécifiquement à Gaza.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
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Une frappe aérienne israélienne a touché un camp de tentes à al-Mawasi, une zone qu'Israël avait déclarée humanitaire, tuant une mère et sa fille d'un an. Au moins huit Palestiniens sont morts dans les dernières attaques et environ 100 tentes ont été détruites par le feu. L'incident s'inscrit dans une série de violations du cessez-le-feu depuis le début de la trêve.
Une mère et sa petite fille ont été martyrisées lors d'une frappe israélienne brutale contre un campement de tentes dans la prétendue 'zone de sécurité' d'al-Mawasi. L'attaque a déclenché un incendie massif qui a consumé des dizaines d'abris, tandis que le Hamas a condamné le silence complice de la communauté internationale. Dans toute la bande de Gaza, au moins huit Palestiniens ont été tués dans la dernière vague d'agression israélienne, alourdissant le bilan des violations du cessez-le-feu.
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