
Tom Cruise, l’irreconnaissable magnat de la satire selon Iñárritu
Le premier trailer de « Digger » dévoile un acteur transformé en milliardaire décati, loin des héros athlétiques, dans une comédie noire aux accents de catastrophe écologique.
Un tamal à la sauce piquante, un éclat de rire et un défi culinaire que le réalisateur mexicain n’a pas relevé. C’est par cette anecdote, confiée à la presse mexicaine, que Tom Cruise a évoqué sa complicité avec Alejandro González Iñárritu, lors de la présentation du premier trailer de « Digger » dans les studios de Warner Bros. à Burbank. L’acteur, qui a goûté à la cuisine de son partenaire, a raconté avec malice qu’Iñárritu n’avait pas supporté le piment, une scène minuscule qui dit pourtant la confiance et l’intimité créative entre les deux hommes. Cette légèreté contraste avec la métamorphose radicale dévoilée à l’écran : un Tom Cruise méconnaissable, alourdi par des prothèses, le cheveu rare et grisonnant, le ventre proéminent, caressant un vieux chat blanc.
Le film, dont la sortie est prévue en octobre, suit Digger Rockwell, un magnat du pétrole dont l’entreprise a provoqué une catastrophe environnementale planétaire — un glacier du Groenland qui se déplace, menaçant de déclencher un conflit nucléaire. Sommé par le président des États-Unis, incarné par John Goodman, de réparer les dégâts, le personnage se lance dans une mission frénétique pour se faire passer pour le sauveur de l’humanité. La presse allemande y voit une satire où « la cupidité déchaînée rencontre le sauvetage du monde à la mode western », tandis que les médias latino-américains soulignent le ton de « comédie aux proportions catastrophiques » revendiqué par Iñárritu, qui mêle humour noir, critique politique et désastre écologique.
Ce rôle marque une rupture dans la carrière de Cruise, qui, selon les médias anglo-saxons, abandonne le héros athlétique de « Mission : Impossible » pour une performance théâtrale, volatile et sombrement comique. L’acteur lui-même a confié n’avoir jamais été mis au défi de cette manière, et Iñárritu, dans un message vidéo diffusé depuis Londres, a expliqué avoir mis dix ans à trouver la bonne perspective pour cette histoire « absurde, dangereuse, mais certainement comique, car la source de la grande comédie est la tragédie ». La presse italienne rappelle que le réalisateur, quintuple oscarisé, retrouve ici la langue anglaise après « The Revenant », et que le film s’annonce comme un prétendant sérieux aux prochaines statuettes.
Les réactions du public, relayées par les réseaux sociaux et la presse internationale, oscillent entre stupéfaction et enthousiasme. Des fans, cités par la presse britannique, saluent un acteur qui, « n’ayant plus rien à prouver, a encore faim de se réinventer », et beaucoup prédisent à Cruise son premier Oscar d’interprétation. La distribution internationale — l’Allemande Sandra Hüller, le Britannique Riz Ahmed, l’Américain Jesse Plemons — renforce la dimension polyglotte d’un projet tourné pendant six mois au Royaume-Uni, avec la photographie d’Emmanuel Lubezki. La presse mexicaine, elle, insiste sur la fierté nationale : Iñárritu, qui avait ébloui Cruise avec « Amores perros » il y a vingt-cinq ans, offre aujourd’hui à l’acteur un écrin sur mesure, comme « boire de l’eau quand on a soif », selon les mots du cinéaste.
Au milieu des images de bombardiers furtifs, de glace qui s’effondre et de patriotisme américain mis à mal, une phrase lancée par Iñárritu résonne comme un avertissement goguenard : « Mesdames et messieurs, préparez-vous, car Mère Nature aime les salauds. » C’est sur ce rire grinçant, entre déni climatique et mégalomanie, que s’achève le trailer, laissant entrevoir un Tom Cruise qui, pour la première fois, ne court plus après les explosions, mais après sa propre légende.
| Presse du Golfe arabe | +0.70 | aligned |
|---|---|---|
| Presse latino-américaine | +0.20 | neutral |
| Presse européenne continentale | +0.40 | aligned |
La bande-annonce de 'Digger' est un triomphe de folie et de satire, et Tom Cruise se réinvente comme jamais.
Utilise un langage hyperbolique et des adjectifs extrêmes ('glorieusement déjanté', 'le plus sauvage') pour créer une aura d'événement incontournable, transformant un simple aperçu en phénomène culturel.
Ne mentionne pas la fierté nationale pour le réalisateur mexicain, élément central de la couverture latino-américaine.
Tom Cruise s'est transformé de manière méconnaissable pour 'Digger', et le réalisateur mexicain Iñárritu prouve une fois de plus son génie.
Met l'accent sur la transformation physique extrême et le lien avec le réalisateur mexicain, utilisant la fierté nationale comme prisme pour interpréter le film, faisant de l'actualité un événement de pertinence locale.
Ne discute pas des ambitions oscarisables du film ni de la satire politique, qui sont mises en avant par la presse européenne et du Golfe.
Le nouveau film d'Iñárritu avec Tom Cruise est un sérieux prétendant aux Oscars, un retour attendu après 'The Revenant'.
Adopte un ton mesuré et analytique, inscrivant le film dans la carrière du réalisateur et ses perspectives de récompense, conférant autorité et sérieux à l'actualité.
Ne mentionne pas la transformation physique de Cruise ni l'aspect 'méconnaissable', qui sont au cœur de la couverture latino-américaine.
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