
Didier Deschamps, entre deuil et mission mondiale : le retour du sélectionneur des Bleus
De retour après l'enterrement de sa mère, le technicien français doit mener son équipe face à la Suède en huitième de finale, tandis qu'une caricature de Charlie Hebdo suscite l'indignation.
Didier Deschamps a retrouvé le banc de l'équipe de France ce lundi à East Rutherford, après avoir enterré sa mère Ginette en France. Le sélectionneur, qui avait quitté précipitamment le Mondial 2026 la semaine dernière, a dirigé l'entraînement et s'est présenté devant la presse, affirmant aller « bien » malgré des jours « très durs » où il s'est dit « anéanti ». Ses joueurs, choqués par la nouvelle, veulent désormais « trouver quelque chose pour se réjouir ensemble », selon le milieu Adrien Rabiot, et offrir au technicien de 57 ans un parcours aussi long que possible dans ce tournoi.
Sur le terrain, les Bleus abordent ce huitième de finale contre la Suède en position de force. Invaincus en phase de groupes avec trois victoires, dix buts marqués et deux encaissés, ils s'appuient sur un Kylian Mbappé « en mission », auteur de quatre buts, et un Ousmane Dembélé tout aussi prolifique. La défense, articulée autour de William Saliba – qui souffre du dos mais sera aligné –, devra contenir un trio offensif suédois redoutable : Viktor Gyökeres, Alexander Isak et Anthony Elanga. La presse suédoise souligne que son équipe « n'a rien à perdre » et pourrait exploiter les espaces laissés par une défense française parfois perméable.
En marge du sport, une caricature de Charlie Hebdo a provoqué une vague d'indignation en France. Le dessin, publié après le décès de la mère de Deschamps, montre le sélectionneur brandissant une urne funéraire comme un trophée, avec la légende « Deschamps ramène la coupe à la maison ». La Fédération française de football, par la voix de son président Philippe Diallo, a jugé cette publication « irrespectueuse et indécente », tout en réaffirmant son attachement à la liberté d'expression. Des responsables politiques et des médias latino-américains et italiens ont également relayé les critiques, rappelant le souvenir de l'attentat contre le journal en 2015 et la complexité de la satire en période de deuil.
Pour la Suède, ce match représente une occasion de déjouer les pronostics. Les commentateurs suédois mettent en avant la vitesse et la qualité technique de leurs attaquants, capables de punir une équipe de France qui, selon Deschamps, « concède trop de situations ». Le sélectionneur français, lui, insiste sur l'humilité nécessaire : « C'est une deuxième compétition qui commence. » Le vainqueur de ce duel, programmé mardi soir au MetLife Stadium, poursuivra sa route vers les quarts de finale d'un Mondial où la France, tenante du titre, cherche à confirmer son statut de favori.
| Presse latino-américaine | 0.00 | neutral |
|---|---|---|
| Presse européenne continentale | 0.00 | neutral |
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