
Malaisie : contrôle migratoire d’une « école en réseau » soupçonnée d’accueillir des Israéliens
Les autorités malaisiennes ont inspecté 266 étrangers à Forest City et menacent d’expulsion immédiate tout ressortissant israélien, alors qu’une enquête fédérale est en cours.
Le département malaisien de l’immigration a annoncé, mercredi 15 juillet, avoir contrôlé 266 ressortissants étrangers issus de 40 pays au sein de la Network School, une communauté résidentielle privée située dans le complexe de Forest City, dans l’État de Johor. Selon les premiers relevés, tous les individus inspectés disposaient de documents migratoires en règle. L’opération, menée conjointement avec le conseil municipal d’Iskandar Puteri, la commission des communications, le gouvernement de Johor et la police, fait suite à des allégations relayées sur les réseaux sociaux selon lesquelles des citoyens israéliens auraient participé au programme en utilisant un passeport d’un autre pays. L’enquête se poursuit afin de vérifier le respect intégral des conditions d’entrée et de la loi sur l’immigration de 1959/63.
La polémique a provoqué une réaction en chaîne des institutions. Le ministre en chef de Johor, Onn Hafiz Ghazi, a appelé le ministère fédéral de l’Intérieur à ouvrir une investigation, ce qui a été fait dès le lendemain. Le Premier ministre Anwar Ibrahim a durci le ton, prévenant que tout Israélien détecté serait « expulsé immédiatement », la Malaisie ne reconnaissant pas l’État d’Israël. Le promoteur de Forest City, Country Garden Pacificview, s’est dit prêt à coopérer pleinement et à fournir tous les documents requis, tout en affichant une « tolérance zéro » envers toute violation des lois migratoires ou de la souveraineté nationale.
Fondée en 2024 par l’investisseur américain Balaji Srinivasan, ancien directeur technique de Coinbase, la Network School se présente comme une « communauté pionnière de techno-optimistes » visant à transformer des communautés internet en sociétés physiques de start-up. Les résidents s’acquittent d’une redevance mensuelle supérieure à 6 000 ringgits (environ 1 300 euros), couvrant hébergement, repas et accès à des équipements collectifs. Une vidéo promotionnelle diffusée par le fondateur, décrivant le lieu comme « la Silicon Valley en dehors de la Silicon Valley », a cristallisé les critiques. Des internautes malaisiens ont dénoncé un fonctionnement « sectaire » et relayé des captures d’écran de questionnaires d’admission abordant des thèmes liés à Israël, aux technologies militaires et à la politique, faisant craindre que Forest City ne devienne un point de ralliement pour des entrepreneurs liés à Tel-Aviv.
La Malaisie, pays à majorité musulmane et soutien affiché de la cause palestinienne, interdit l’entrée aux détenteurs d’un passeport israélien en l’absence de relations diplomatiques. Toutefois, comme le soulignent des analyses de la presse régionale, aucune disposition légale n’empêche explicitement un Israélien de voyager avec un second passeport. L’affaire met donc en lumière une zone grise juridique que les autorités entendent combler par des vérifications approfondies. Le directeur général de l’immigration, Zakaria Shaaban, a indiqué que toute information nouvelle relative à un usage abusif d’identité ou de documents de voyage donnerait lieu à des mesures coercitives. Les prochains développements sont attendus du côté du ministère de l’Enseignement supérieur, chargé d’éclaircir le statut légal de cette structure qui ne délivre pas de diplômes, tandis que les agences fédérales poursuivent leurs investigations coordonnées.
| Presse d'Asie du Sud-Est | +0.30 | aligned |
|---|---|---|
| Presse atlantique / anglosphère | 0.00 | neutral |
Prime Minister Anwar Ibrahim speaks for the nation: no Israeli will be tolerated, sovereignty is inviolable.
The narrative is built by repeating the official statement as an indisputable fact, turning a routine inspection into a test of national loyalty.
It omits that residents' documents were found valid and that the founder is a former Coinbase executive, which would downplay the alleged violation.
Malaysia's immigration department confirms the regularity of documents, without political commentary.
The news is framed as a bureaucratic update, avoiding any judgment on Malaysia's stance toward Israel and reducing tension to a matter of document compliance.
It omits Prime Minister Anwar's threat of immediate deportation and Malaysia's non-recognition of Israel, which would give the story a more confrontational tone.
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