Se connecter
Édition de 20:00 CETmardi 21 juillet 2026
311 sources · 17 langues1062 briefings aujourd'hui
Dernière minute
Crise du détroit d’Ormuz : Washington hésite entre trêve de dix jours et campagne militaire conjointe avec IsraëlLamine Yamal, du sacre mondial aux polémiques : entre hommage à Messi et débats sur son imageVitesse au volant : une série d’incidents graves suscite une riposte policière mondialeVoyager maintenant, épargner plus tard : la fracture générationnelle qui redessine la richesse mondialeTrafic de nourrissons entre l’Indonésie et Singapour : 19 condamnations, le sort des enfants en suspensVérification des candidats, recrutement électoral et éducation : des institutions renforcent leurs procéduresLa France, premier pays de l’UE à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ansLa soif énergétique des data centers redessine la carte des investissements renouvelablesCrise du détroit d’Ormuz : Washington hésite entre trêve de dix jours et campagne militaire conjointe avec IsraëlLamine Yamal, du sacre mondial aux polémiques : entre hommage à Messi et débats sur son imageVitesse au volant : une série d’incidents graves suscite une riposte policière mondialeVoyager maintenant, épargner plus tard : la fracture générationnelle qui redessine la richesse mondialeTrafic de nourrissons entre l’Indonésie et Singapour : 19 condamnations, le sort des enfants en suspensVérification des candidats, recrutement électoral et éducation : des institutions renforcent leurs procéduresLa France, premier pays de l’UE à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ansLa soif énergétique des data centers redessine la carte des investissements renouvelables
Justice & Droitmercredi 15 juillet 2026

Iran : nouvelle exécution d’un manifestant, Téhéran durcit la répression judiciaire

Mohammad Amini Dehaghani a été pendu ce mercredi pour sa participation aux protestations de l’hiver dernier, alors que le nombre d’exécutions s’accélère depuis le début de la guerre avec les États-Unis et Israël.

Les autorités judiciaires iraniennes ont annoncé, mercredi 15 juillet, l’exécution par pendaison de Mohammad Amini Dehaghani, condamné pour « moharebeh » (guerre contre Dieu) et « corruption sur terre » en lien avec le mouvement de contestation qui a secoué le pays à partir de décembre 2025. Selon l’agence de presse officielle Mizan, le condamné a reconnu avoir lancé des cocktails Molotov contre le gouvernorat et le commissariat de Dehaghan, dans la province d’Ispahan, le 9 janvier 2026, et avoir incité la foule à s’en prendre aux forces de l’ordre. Cette exécution, la troisième en une semaine, porte à au moins quarante le nombre de personnes mises à mort depuis le début de l’année, d’après le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, dont dix-huit en raison de leur participation aux manifestations.

D’un côté, le pouvoir iranien justifie cette sévérité par la nécessité de réprimer des « émeutes » orchestrées, selon lui, par les États-Unis et Israël. La justice affirme s’appuyer sur des images de vidéosurveillance et les aveux du condamné, qui aurait également diffusé de la propagande antigouvernementale et cherché à se procurer des armes. De l’autre, les organisations de défense des droits humains basées en Occident, comme Amnesty International, ainsi que les rapporteurs spéciaux de l’ONU, dénoncent des procès expéditifs, l’absence d’accès effectif à un avocat et des aveux extorqués sous la torture. L’ONG Iran Human Rights, établie en Norvège, et l’organisation Ensemble contre la peine de mort ont documenté au moins 1 639 exécutions en 2025, un record depuis 1989, faisant de l’Iran le deuxième pays au monde en nombre d’exécutions après la Chine.

Cette accélération de la peine capitale s’inscrit dans un contexte de double crise pour la République islamique. Les manifestations, déclenchées par l’effondrement du rial et la flambée des prix, se sont rapidement muées en un défi politique inédit, avec des slogans appelant à la fin du régime. La répression, qualifiée par les chancelleries occidentales de « disproportionnée », a fait plusieurs milliers de morts – Téhéran en reconnaît 3 117, tandis que des sources de l’opposition et des ONG évoquent plus de 7 000 victimes. Depuis l’offensive militaire américano-israélienne du 28 février 2026, le chef du pouvoir judiciaire, Gholamhossein Mohseni Ejei, a ordonné aux procureurs d’accélérer le traitement des dossiers liés aux troubles intérieurs, ce qui s’est traduit par une multiplication des condamnations à mort pour « atteinte à la sécurité nationale ».

Sur le plan international, la situation a provoqué une condamnation quasi unanime, mais peu d’actions concrètes. Le président américain Donald Trump a publiquement demandé à Téhéran de ne pas exécuter les manifestants, tandis que le rapporteur spécial de l’ONU sur l’Iran, Mai Sato, a estimé que la peine de mort était utilisée comme « un outil pour semer la terreur et réprimer la contestation ». Les organisations non gouvernementales appellent à saisir les mécanismes de justice pénale internationale, en l’absence de toute perspective de reddition de comptes en Iran. Le dossier reste ouvert : au moins douze autres manifestants de la province d’Ispahan, condamnés à mort dans l’affaire dite de la « place Alikhani », ont vu leur sentence confirmée par la Cour suprême, et de nouvelles exécutions sont attendues dans les prochaines semaines.

Divergence — qui la raconte comment
Axe : Repressione vs. Giustizia
71%Élevée
3 blocs · positions de −0.80 à +0.80
Critici del regime iranianoSostenitori del regime iraniano
ATLIRNALM
Divergence entre blocs de presse
Presse atlantique / anglosphère−0.80critical
Presse iranienne et apparentée+0.80aligned
Presse arabe Levant-Maghreb−0.60critical
Presse atlantique / anglosphère−0.80
Voix

Le régime iranien tue un autre manifestant alors que les conditions carcérales sont inhumaines.

Mécanismeumanizzazione della vittima

En détaillant la souffrance des détenus, il crée de l'empathie et condamne le régime.

Omission

Il omet les aveux et les preuves vidéo que le régime prétend avoir.

IndignationAlarmeUrgence
Presse iranienne et apparentée+0.80
Voix

La justice a puni un criminel qui a collaboré avec l'ennemi.

Mécanismegiudizializzazione

En présentant l'exécution comme un acte légal et nécessaire, il légitime la répression.

Omission

Il omet les conditions carcérales inhumaines et les critiques internationales.

TriomphePaternalismeRevanchisme
Presse arabe Levant-Maghreb−0.60
Voix

L'Iran continue d'exécuter des manifestants dans un climat de guerre.

Mécanismecontestualizzazione geopolitica

En reliant l'exécution au conflit avec les États-Unis, il élargit la critique du régime.

Omission

Il ne rapporte pas les détails spécifiques des preuves ni les conditions carcérales.

AlarmeIndignationScepticisme

Élargis ton regard

Lire plus
Dernières
Crise du détroit d’Ormuz : Washington hésite entre trêve de dix jours et campagne militaire conjointe avec Israël·Lamine Yamal, du sacre mondial aux polémiques : entre hommage à Messi et débats sur son image·Vitesse au volant : une série d’incidents graves suscite une riposte policière mondiale·Voyager maintenant, épargner plus tard : la fracture générationnelle qui redessine la richesse mondiale·Trafic de nourrissons entre l’Indonésie et Singapour : 19 condamnations, le sort des enfants en suspens·Vérification des candidats, recrutement électoral et éducation : des institutions renforcent leurs procédures·La France, premier pays de l’UE à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans·La soif énergétique des data centers redessine la carte des investissements renouvelables·Crise du détroit d’Ormuz : Washington hésite entre trêve de dix jours et campagne militaire conjointe avec Israël·Lamine Yamal, du sacre mondial aux polémiques : entre hommage à Messi et débats sur son image·Vitesse au volant : une série d’incidents graves suscite une riposte policière mondiale·Voyager maintenant, épargner plus tard : la fracture générationnelle qui redessine la richesse mondiale·Trafic de nourrissons entre l’Indonésie et Singapour : 19 condamnations, le sort des enfants en suspens·Vérification des candidats, recrutement électoral et éducation : des institutions renforcent leurs procédures·La France, premier pays de l’UE à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans·La soif énergétique des data centers redessine la carte des investissements renouvelables·
Màj 16:473 langues · 8 sources
8 sources|3 langues|3 min de lecture
mercredi 15 juillet 2026

Iran : nouvelle exécution d’un manifestant, Téhéran durcit la répression judiciaire

Mohammad Amini Dehaghani a été pendu ce mercredi pour sa participation aux protestations de l’hiver dernier, alors que le nombre d’exécutions s’accélère depuis le début de la guerre avec les États-Unis et Israël.

Les autorités judiciaires iraniennes ont annoncé, mercredi 15 juillet, l’exécution par pendaison de Mohammad Amini Dehaghani, condamné pour « moharebeh » (guerre contre Dieu) et « corruption sur terre » en lien avec le mouvement de contestation qui a secoué le pays à partir de décembre 2025. Selon l’agence de presse officielle Mizan, le condamné a reconnu avoir lancé des cocktails Molotov contre le gouvernorat et le commissariat de Dehaghan, dans la province d’Ispahan, le 9 janvier 2026, et avoir incité la foule à s’en prendre aux forces de l’ordre. Cette exécution, la troisième en une semaine, porte à au moins quarante le nombre de personnes mises à mort depuis le début de l’année, d’après le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, dont dix-huit en raison de leur participation aux manifestations.

D’un côté, le pouvoir iranien justifie cette sévérité par la nécessité de réprimer des « émeutes » orchestrées, selon lui, par les États-Unis et Israël. La justice affirme s’appuyer sur des images de vidéosurveillance et les aveux du condamné, qui aurait également diffusé de la propagande antigouvernementale et cherché à se procurer des armes. De l’autre, les organisations de défense des droits humains basées en Occident, comme Amnesty International, ainsi que les rapporteurs spéciaux de l’ONU, dénoncent des procès expéditifs, l’absence d’accès effectif à un avocat et des aveux extorqués sous la torture. L’ONG Iran Human Rights, établie en Norvège, et l’organisation Ensemble contre la peine de mort ont documenté au moins 1 639 exécutions en 2025, un record depuis 1989, faisant de l’Iran le deuxième pays au monde en nombre d’exécutions après la Chine.

Cette accélération de la peine capitale s’inscrit dans un contexte de double crise pour la République islamique. Les manifestations, déclenchées par l’effondrement du rial et la flambée des prix, se sont rapidement muées en un défi politique inédit, avec des slogans appelant à la fin du régime. La répression, qualifiée par les chancelleries occidentales de « disproportionnée », a fait plusieurs milliers de morts – Téhéran en reconnaît 3 117, tandis que des sources de l’opposition et des ONG évoquent plus de 7 000 victimes. Depuis l’offensive militaire américano-israélienne du 28 février 2026, le chef du pouvoir judiciaire, Gholamhossein Mohseni Ejei, a ordonné aux procureurs d’accélérer le traitement des dossiers liés aux troubles intérieurs, ce qui s’est traduit par une multiplication des condamnations à mort pour « atteinte à la sécurité nationale ».

Sur le plan international, la situation a provoqué une condamnation quasi unanime, mais peu d’actions concrètes. Le président américain Donald Trump a publiquement demandé à Téhéran de ne pas exécuter les manifestants, tandis que le rapporteur spécial de l’ONU sur l’Iran, Mai Sato, a estimé que la peine de mort était utilisée comme « un outil pour semer la terreur et réprimer la contestation ». Les organisations non gouvernementales appellent à saisir les mécanismes de justice pénale internationale, en l’absence de toute perspective de reddition de comptes en Iran. Le dossier reste ouvert : au moins douze autres manifestants de la province d’Ispahan, condamnés à mort dans l’affaire dite de la « place Alikhani », ont vu leur sentence confirmée par la Cour suprême, et de nouvelles exécutions sont attendues dans les prochaines semaines.

Divergence — qui la raconte comment
Axe : Repressione vs. Giustizia
71%Élevée
3 blocs · positions de −0.80 à +0.80
Critici del regime iranianoSostenitori del regime iraniano
ATLIRNALM
Divergence entre blocs de presse
Presse atlantique / anglosphère−0.80critical
Presse iranienne et apparentée+0.80aligned
Presse arabe Levant-Maghreb−0.60critical
Presse atlantique / anglosphère−0.80
Voix

Le régime iranien tue un autre manifestant alors que les conditions carcérales sont inhumaines.

Mécanismeumanizzazione della vittima

En détaillant la souffrance des détenus, il crée de l'empathie et condamne le régime.

Omission

Il omet les aveux et les preuves vidéo que le régime prétend avoir.

IndignationAlarmeUrgence
Presse iranienne et apparentée+0.80
Voix

La justice a puni un criminel qui a collaboré avec l'ennemi.

Mécanismegiudizializzazione

En présentant l'exécution comme un acte légal et nécessaire, il légitime la répression.

Omission

Il omet les conditions carcérales inhumaines et les critiques internationales.

TriomphePaternalismeRevanchisme
Presse arabe Levant-Maghreb−0.60
Voix

L'Iran continue d'exécuter des manifestants dans un climat de guerre.

Mécanismecontestualizzazione geopolitica

En reliant l'exécution au conflit avec les États-Unis, il élargit la critique du régime.

Omission

Il ne rapporte pas les détails spécifiques des preuves ni les conditions carcérales.

AlarmeIndignationScepticisme

Cette actualité est parue dans

8 sources · 3 langues

Élargis ton regard

Depuis Geopolitics & Politics

Nicaragua : Daniel Ortega abolit les élections et verrouille le pouvoir

10 langues · 31 sources

Depuis Economy & Markets

Le pétrole franchit les 90 dollars, porté par l’embrasement du golfe Persique

8 langues · 21 sources

Depuis Technology

Menaces en milieu scolaire et examens sous tension : de Jakarta à Téhéran, l’éducation face à des crises multiples

6 langues · 10 sources

Lire plus