
IA et inflation : la Fed écarte le risque, mais les marchés s’inquiètent du retour sur investissement
Le président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh, a estimé que la vague d’investissements dans l’intelligence artificielle ne provoquerait pas de poussée inflationniste durable, alors que les marchés financiers doutent de la rentabilité de ces dépenses colossales.
Lors de son audition au Congrès le 15 juillet, le président de la Réserve fédérale américaine, Kevin Warsh, a livré une analyse qui a surpris les observateurs : les investissements massifs dans l’intelligence artificielle (IA) ne constituent pas, selon lui, un risque inflationniste structurel. « Je ne considère pas qu’une variation ponctuelle des prix soit nécessairement inflationniste, car il s’agit d’une réponse du côté de l’offre », a-t-il déclaré devant la commission bancaire du Sénat, tout en reconnaissant que les prix mesurés pourraient augmenter au cours des douze prochains mois. M. Warsh a également estimé que l’IA créerait des emplois à court et à long terme, quitte à perturber le marché du travail à moyen terme. Cette position contraste avec les avertissements de la Banque des règlements internationaux (BRI) et du Fonds monétaire international (FMI), qui voient dans un éventuel retournement de l’optimisme sur l’IA l’un des deux principaux risques pour l’économie mondiale, aux côtés d’une escalade militaire au Moyen-Orient.
Les marchés financiers, eux, semblent déjà intégrer ce risque. Depuis le début de 2025, les investissements dans l’IA ont dépassé 1 200 milliards de dollars, dont 725 milliards pour la seule année en cours. Les dépenses d’investissement des géants technologiques américains représentent désormais 80 % de leur flux de trésorerie opérationnelle, et les « Sept Magnifiques » ont perdu 2 000 milliards de dollars de capitalisation boursière depuis octobre, tandis que leurs émissions de dette ont bondi à plus de 170 milliards. En Asie, l’indice Kospi coréen a chuté de 20 % par rapport à son pic semestriel, les investisseurs étrangers ayant vendu pour 100 milliards de dollars d’actions de sociétés comme Samsung et SK Hynix, après un rally de 1 800 milliards de dollars porté par les semi-conducteurs. La BRI prévient que si les rendements déçoivent, le boom de l’investissement pourrait se transformer en effondrement, avec des répercussions en cascade sur les conditions financières.
Pourtant, la productivité du travail aux États-Unis connaît sa plus forte croissance en vingt ans, sans que l’IA en soit le moteur principal. Des marchés du travail tendus, la numérisation accélérée depuis la pandémie et le télétravail expliquent l’essentiel de ces gains, selon les économistes. Certaines entreprises déclarent d’ailleurs utiliser l’IA pour repousser ou éviter des embauches, ce qui a contribué aux suppressions d’emplois dans la tech et la finance. La société de capital-investissement Reach Capital estime que l’IA pèsera d’abord sur les prix via les dépenses d’infrastructure, avant de produire des gains de productivité significatifs, attendus seulement à partir de la prochaine décennie. M. Warsh a lui-même souligné que la productivité aurait un effet structurellement désinflationniste.
En Asie-Pacifique, une enquête d’IDC révèle que 57,5 % des organisations malaisiennes investissent dans l’IA en misant sur son potentiel, sans analyse rigoureuse du retour sur investissement, et seules 40 % d’entre elles jugent que les résultats sont à la hauteur des attentes. En Europe, des voix s’élèvent, comme en Italie, pour appeler à un encadrement conventionnel des transformations du travail induites par l’IA. La Fed, de son côté, a lancé des groupes de travail sur ces sujets, avec un délai de six mois pour formuler des analyses. La prochaine réunion du Comité de politique monétaire, les 28 et 29 juillet, sera l’occasion de confronter ces dynamiques contradictoires.
| Presse latino-américaine | −0.60 | critical |
|---|---|---|
| Presse russe et CEI | 0.00 | neutral |
| Presse européenne continentale | +0.20 | neutral |
| Presse arabe Levant-Maghreb | 0.00 | neutral |
Les analystes économiques latino-américains mettent en garde : le boom des investissements en IA comporte des risques systémiques, soulignant les doutes internes de la Fed sur les mesures de l'inflation.
En citant des institutions internationales (BIS, FMI) et l'insatisfaction même de la Fed quant à ses mesures d'inflation, le bloc construit sa crédibilité pour une position sceptique via des sources autorisées et des contradictions internes.
Le bloc omet la réassurance explicite du président de la Fed selon laquelle les hausses de prix ne sont pas inflationnistes et que l'IA stimulera l'emploi, ce qui atténuerait l'alarme.
Le président de la Fed, Kevin Warsh, déclare que les hausses de prix dues à l'IA ne sont pas inflationnistes, car elles proviennent de changements du côté de l'offre, et la Fed veillera à ce que l'inflation reste sous contrôle.
Le bloc s'appuie sur la citation directe des propres mots du président de la Fed, présentant son autorité comme suffisante pour établir le récit sans analyse ou contexte supplémentaire.
Le bloc omet toute analyse critique des mesures d'inflation de la Fed ou des risques des investissements en IA, présents dans le bloc latino-américain.
Les commentateurs européens soutiennent que les pertes d'emplois dues à l'IA sont gérables si la société gère proactivement la transition, présentant la disruption comme une partie normale du progrès.
Le bloc utilise un ton équilibré et philosophique pour normaliser la disruption, la présentant comme un défi qui peut être orienté par l'action collective et la prévoyance, réduisant ainsi l'alarme.
Le bloc omet les risques macroéconomiques des investissements en IA et les préoccupations inflationnistes de la Fed, se concentrant plutôt sur le marché du travail et la gouvernance sociétale.
Le président de la Fed, Kevin Warsh, affirme que l'inflation est temporaire et que la banque centrale reste indépendante des pressions politiques, rassurant les marchés.
Le bloc s'appuie sur des citations directes du président de la Fed pour transmettre autorité et neutralité, présentant ses déclarations comme définitives sans contexte ou contestation supplémentaire.
Le bloc omet toute mention de l'insatisfaction interne de la Fed quant aux mesures de l'inflation ou des risques des investissements en IA, mis en évidence dans le bloc latino-américain.
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