
Désinflation mondiale en juin, portée par l’alimentaire, mais les noyaux durs résistent
Le reflux des prix agricoles a accéléré la baisse de l’inflation au Mexique et au Brésil, tandis que l’Allemagne confirme son ralentissement et que l’Égypte voit ses tensions sous-jacentes persister.
L’inflation a poursuivi son repli en juin dans plusieurs grandes économies, sous l’effet d’un net reflux des prix alimentaires. Au Mexique, l’indice général a chuté à 3,37 % en rythme annuel, son plus bas niveau depuis décembre 2020, après trois mois consécutifs de baisse. La contraction mensuelle de 0,27 % s’explique avant tout par l’effondrement des prix des fruits et légumes, la tomate reculant de près de 39 % sur un mois. Ce mouvement a surpris les analystes, qui tablaient sur une décélération plus modérée, et a conduit plusieurs institutions financières mexicaines à réviser à la baisse leurs prévisions de fin d’année, désormais proches de 4 %.
Au Brésil, l’indice IPCA a progressé de 0,16 % seulement, contre 0,58 % en mai, une performance inférieure aux attentes. Le recul du groupe Alimentation et boissons (-0,24 %) a compensé la pression persistante du logement. Sur douze mois, l’inflation reste toutefois au-dessus du plafond de la cible (4,5 %), à 4,64 %, pour le deuxième mois consécutif. Les cercles économiques brésiliens soulignent que la trêve puis la reprise des frappes américaines en Iran ont ravivé la volatilité des cours pétroliers, tandis que le phénomène climatique El Niño fait planer un risque sur les récoltes du second semestre.
En Allemagne, l’inflation harmonisée s’est établie à 2,4 % sur un an, conformément aux premières estimations, après 2,7 % en mai. La hausse des prix des services (3,1 %) reste le principal moteur, alors que les biens industriels et l’alimentation décélèrent. L’indice sous-jacent, hors énergie et alimentation, stagne à 2,5 %, signalant une rigidité qui tempère l’optimisme des marchés européens. En Égypte, la dynamique est inverse : l’inflation sous-jacente annuelle, calculée par la banque centrale, est remontée à 14,3 % en juin, contre 13,8 % en mai, bien que l’indice général urbain ait légèrement fléchi à 14,3 % (ou 12,2 % selon la méthodologie du CAPMAS).
Ces évolutions contrastées placent les banques centrales face à un dilemme : la désinflation des composantes volatiles offre un répit aux ménages, mais la persistance de l’inflation sous-jacente, notamment dans les services, limite les marges de manœuvre monétaires. Au Mexique, le taux directeur devrait rester inchangé à 6,50 % jusqu’à la fin de l’année, selon les anticipations des analystes. La prochaine réunion de la Banque du Mexique, comme les décisions de la BCE et de la banque centrale brésilienne, sera scrutée à l’aune de la résistance des prix hors alimentation et énergie, dans un contexte géopolitique et climatique incertain.
| Presse russe et CEI | 0.00 | neutral |
|---|---|---|
| Presse latino-américaine | +0.40 | aligned |
| Presse du Golfe arabe | −0.20 | neutral |
L'Allemagne enregistre un ralentissement de l'inflation conforme aux attentes.
Les données officielles sont rapportées sans interprétation, laissant les chiffres parler d'eux-mêmes.
Le contexte mondial de baisse des prix alimentaires et la persistance de l'inflation sous-jacente dans d'autres pays ne sont pas mentionnés.
L'Amérique latine voit l'inflation baisser grâce à la baisse des prix alimentaires, apportant un soulagement aux consommateurs.
La baisse des prix des fruits et légumes est mise en avant comme cause principale, créant une impression d'amélioration généralisée.
L'inflation sous-jacente, qui reste élevée dans de nombreux pays, n'est pas discutée, ni une comparaison avec d'autres économies émergentes comme l'Égypte.
L'Égypte enregistre une hausse de l'inflation sous-jacente, signalant que les pressions sur les prix persistent malgré la baisse des prix alimentaires.
L'inflation sous-jacente en hausse est contrastée avec le chiffre global en baisse, suggérant que l'amélioration n'est que superficielle.
La baisse mondiale des prix alimentaires n'est pas liée à la modération de l'inflation globale, ni une comparaison avec d'autres pays ayant connu une baisse plus marquée.
Élargis ton regard
Brésil : la Cour suprême suspend les visites de Flávio Bolsonaro à son père jusqu’après le premier tour
4 langues · 18 sources
Depuis TechnologyIA et savoir : la bataille pour le capital de la connaissance
4 langues · 7 sources
Depuis Science & HealthDu sucre interstellaire aux fossiles mous : une moisson de découvertes redessine l’histoire du vivant
4 langues · 12 sources