
Le repli hebdomadaire de l’or illustre les craintes inflationnistes liées au conflit américano-iranien
La résurgence des frappes entre Washington et Téhéran ravive les anticipations de hausse des taux de la Fed, pesant sur le métal précieux malgré son statut de valeur refuge.
Le cours de l’once d’or s’achemine vers une perte hebdomadaire de plus de 1 %, s’établissant autour de 4 100 dollars le 10 juillet, après avoir cédé jusqu’à 0,7 % en séance. Ce repli intervient alors que les opérateurs réévaluent les conséquences de la reprise des combats entre les États-Unis et l’Iran, qui a propulsé les prix du pétrole et ravivé les paris sur un resserrement monétaire prolongé de la Réserve fédérale.
Le mécanisme à l’œuvre est celui d’une boucle inflationniste redoutée par les marchés. La flambée des cours de l’énergie, alimentée par les frappes iraniennes contre des infrastructures militaires américaines dans les États du Golfe et les bombardements américains sur les provinces côtières iraniennes, menace d’entretenir une inflation élevée. Dans ce contexte, l’or, qui ne génère aucun rendement, perd de son attrait face à des taux d’intérêt susceptibles de rester hauts, voire d’augmenter. Les minutes de la réunion de juin de la Fed, publiées cette semaine, révèlent que plusieurs responsables monétaires jugeaient une hausse justifiée. Les marchés à terme américains évaluent désormais à 64 % la probabilité d’un relèvement en septembre, contre 54 % une semaine plus tôt. La vigueur du dollar constitue un vent contraire supplémentaire, conduisant HSBC à abaisser ses prévisions de prix moyen de l’or pour 2026 et 2027.
L’escalade militaire met en péril l’accord de paix provisoire signé le mois dernier et accroît l’incertitude sur la sécurité du transit pétrolier par le détroit d’Ormuz. Pourtant, le président de la Fed de New York, John Williams, a écarté l’hypothèse d’une hausse durable des prix de l’énergie d’ici la fin de l’année. Sur le terrain de la demande physique, les disparités régionales se creusent : en Inde, la volatilité des prix a entraîné une décote inhabituelle, tandis qu’en Chine, la demande est restée stable et la banque centrale a enregistré en juin sa plus forte augmentation mensuelle de réserves d’or en plus de deux ans. La banque centrale polonaise a, elle, confirmé détenir 632,4 tonnes de métal jaune.
Les prochaines données sur l’inflation américaine et le témoignage du président de la Réserve fédérale devant le Congrès constitueront les catalyseurs immédiats pour le marché de l’or. En l’absence d’un reflux durable des tensions géopolitiques et des prix de l’énergie, le seuil psychologique des 4 000 dollars l’once pourrait être testé, estiment des analystes de la place londonienne.
| Presse latino-américaine | 0.00 | neutral |
|---|---|---|
| Presse du Golfe arabe | 0.00 | neutral |
| Presse iranienne et apparentée | −0.20 | neutral |
Les marchés financiers réagissent à la combinaison d'un conflit géopolitique et d'une politique monétaire restrictive, sans prendre parti.
La baisse de l'or est présentée comme un phénomène purement technique et économique, détaché de tout jugement moral ou politique.
Le bloc latino-américain omet les acteurs spécifiques du conflit (États-Unis et Iran) et la nature de l'escalade militaire, se concentrant uniquement sur l'abstrait 'combats au Moyen-Orient'. Cette omission dépolitise l'histoire.
La région du Golfe subit les conséquences économiques de l'escalade militaire entre les États-Unis et l'Iran, et les marchés anticipent un resserrement monétaire.
Il relie directement la sécurité régionale aux décisions de la Réserve fédérale, créant une chaîne causale qui justifie la baisse de l'or.
Le bloc du Golfe omet toute mention de la perspective iranienne ou de la justification des attaques, présentant l'escalade comme une menace unilatérale pour la stabilité. Il ne mentionne pas non plus la possibilité d'une désescalade ou de solutions diplomatiques.
L'Iran se défend contre l'agression américaine et les marchés mondiaux réagissent aux conséquences inflationnistes de ce conflit.
En incluant les actions militaires iraniennes comme une réponse légitime, le récit rejette la faute sur les États-Unis.
Le bloc iranien omet toute mention des 'attaques dans le Golfe' ou des cibles spécifiques des actions militaires iraniennes, qui sont mises en évidence dans le bloc du Golfe. Il omet également la perspective selon laquelle les actions iraniennes sont perçues comme agressives par d'autres acteurs régionaux.
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