
Démences : des essais cliniques relancent l’espoir de traitements ciblant l’agitation et la protéine tau
Présentés à Londres, deux essais de phase 2 montrent des bénéfices sur l’agitation grâce aux cannabinoïdes et un ralentissement cognitif via un antisens anti-tau, tandis que des études latino-américaines confirment le rôle protecteur de l’alimentation et de l’éducation précoce.
Un essai clinique de phase 2, l’étude LiBBY, a révélé que l’administration d’une combinaison orale de THC et de CBD réduit de manière significative l’agitation chez des personnes atteintes de démence à un stade avancé. Mené auprès de 120 participants aux États-Unis, ce protocole multicentrique, randomisé et en double aveugle a montré qu’après douze semaines, près de 87 % des patients traités présentaient une amélioration globale, contre 23,6 % dans le groupe placebo. Les scores d’agitation ont chuté de plus de huit points par rapport au placebo, un résultat qualifié de « robustement positif » par les investigateurs de l’Université de Caroline du Sud et de Georgetown, qui soulignent toutefois que la formulation utilisée diffère des produits commerciaux à base de cannabis.
Lors de la même conférence de l’Association Alzheimer à Londres, la firme Biogen a dévoilé les données d’un autre essai de phase 2 portant sur le diranersen, un oligonucléotide antisens qui réduit la production de la protéine tau. Sur environ 400 personnes souffrant de troubles cognitifs légers ou de maladie d’Alzheimer débutante, la dose la plus faible, injectée tous les six mois dans le liquide céphalorachidien, a ralenti le déclin cognitif de 26 % sur un test spécifique – un effet comparable à celui des anticorps anti-amyloïdes déjà autorisés. Les chercheurs de l’University College de Londres y voient une piste complémentaire aux stratégies visant la plaque amyloïde, même si une étude de plus grande envergure reste nécessaire pour confirmer ces résultats préliminaires.
Ces avancées pharmacologiques s’inscrivent dans un contexte où les interventions non médicamenteuses confirment leur efficacité. Une étude menée dans onze pays d’Amérique latine auprès de plus de 1 000 personnes âgées à risque a montré qu’un programme structuré associant exercice physique, conseils nutritionnels personnalisés et stimulation cognitive améliore la mémoire et les fonctions exécutives. Le neurologue argentin Conrado Estol rappelle que l’éducation précoce réduit sensiblement le risque de démence ultérieure, citant les publications du Lancet, et insiste sur sept piliers – gestion du stress, liens sociaux, sommeil, absence de tabac, modération de l’alcool, alimentation saine et activité physique – pour une longévité en bonne santé.
L’alimentation est également au cœur des préoccupations de l’Organisation mondiale de la santé, qui pointe la faible consommation de fruits et légumes en Asie du Sud-Est : en Indonésie, seuls 3,3 % des habitants de plus de cinq ans atteignent les cinq portions quotidiennes recommandées. La progression des aliments ultra-transformés, riches en sucre, sel et graisses, favorise l’obésité et les maladies non transmissibles. Des travaux nord-américains rappellent que certains aliments injustement décriés – choucroute crue, légumineuses, pommes de terre refroidies, chocolat noir à 85 % de cacao – peuvent au contraire enrichir le microbiote intestinal, dont l’équilibre influence la santé cérébrale.
La prochaine étape décisive sera le lancement d’un essai de phase 3 pour le diranersen, destiné à confirmer son bénéfice clinique, tandis que les autorités indonésiennes préparent, avec l’appui de l’OMS, des politiques de taxation et d’étiquetage nutritionnel pour enrayer la transition alimentaire défavorable.
| Presse d'Asie du Sud-Est | 0.00 | neutral |
|---|---|---|
| Presse latino-américaine | +0.20 | neutral |
| Presse atlantique / anglosphère | +0.30 | aligned |
Indonesia and Southeast Asian countries must adopt healthier eating habits to prevent dementia, following WHO guidelines.
Using WHO authority and scientific studies makes the message universal and indisputable, shifting responsibility to the population.
New drugs or cannabis as therapeutic options are not mentioned, which could offer alternatives for those unable to change lifestyle.
Cannabis research offers new hope for advanced dementia patients, while early education remains the best prevention.
Combining a promising clinical result with expert opinion creates a narrative of balanced progress between treatment and prevention.
The anti-tau drug, another important research avenue, is not discussed, nor are the access difficulties for medical cannabis.
Medical cannabis reduces agitation in 90% of advanced dementia patients, and a new anti-tau drug shows potential to slow the disease.
Using an impressive percentage and clinical language creates a sense of imminent breakthrough, making the pharmacological solution the most credible.
The importance of diet and exercise in prevention is not mentioned, nor the limitations of clinical trials (e.g., phase 2, small sample).
Élargis ton regard
FIFA examine la bannière des Malvinas, Londres exige une enquête
5 langues · 24 sources
Depuis Economy & MarketsWashington impose 25 % de droits de douane au Brésil, qui promet des mesures de réciprocité
2 langues · 14 sources
Depuis TechnologyStarship cloué au sol : l’annulation du 13e vol d’essai de SpaceX secoue les marchés
8 langues · 23 sources