
Colombie-Ghana : le devoir africain de Queiroz face à la prudence de Lorenzo
Avant le premier duel mondialiste entre la Colombie et le Ghana, les déclarations des deux camps dessinent un huitième de finale sous haute tension, entre responsabilité continentale et refus du favoritisme.
Le retour de Carlos Queiroz face à la sélection qu’il a dirigée concentre tous les regards à Kansas City. Le technicien portugais, désormais à la tête du Ghana, a fait de ce seizième de finale un rendez-vous avec l’histoire du football africain. « C’est notre devoir d’ajouter une autre équipe africaine au prochain tour », a-t-il martelé, alors que le Maroc est le seul représentant du continent déjà qualifié pour les huitièmes. Dans la presse ghanéenne, le capitaine Jordan Ayew promet de « rendre fières l’Afrique et le Ghana », tandis que l’attaquant Antoine Semenyo, cité par El Colombiano, assure que son équipe possède « le même talent » que les nations majeures et entend rivaliser sans complexe.
Face à cette détermination, le camp colombien cultive une prudence méthodique. Néstor Lorenzo, dont l’équipe a terminé en tête du groupe K devant le Portugal, refuse l’étiquette de favori malgré les éloges du sélectionneur espagnol Luis de la Fuente, qui voit en la Tricolor une candidate au titre. « Je préfère ne pas être dans la position de favori », a déclaré Lorenzo, rappelant que son groupe a appris à gérer la pression. La solidité défensive illustre cette maturité : un seul but encaissé en trois matchs, une charnière Sánchez-Lucumí intraitable et un Camilo Vargas redevenu décisif après une erreur initiale. La presse colombienne souligne que cette assise sera mise à l’épreuve par la vitesse et la puissance physique des Black Stars.
L’analyse tactique traverse les continents. Au Ghana, on insiste sur la capacité à bousculer les Sud-Américains, Queiroz estimant que « la Colombie n’est pas parfaite » et que son équipe jouera sur ses forces pour exploiter les faiblesses adverses. Les médias ghanéens rappellent que la sélection n’a plus atteint les huitièmes depuis 2010 et qu’elle reste sur deux éliminations douloureuses face à des nations sud-américaines. Côté colombien, on met en garde contre les transitions rapides et le jeu aérien ghanéen, tout en misant sur le déséquilibre apporté par Luis Díaz et l’expérience de James Rodríguez.
L’enjeu dépasse le simple cadre sportif. Queiroz a profité de la conférence de presse pour exhorter la Fédération colombienne à « réparer » le préjudice subi par la famille de son ancien entraîneur des gardiens, Des McAleenan, décédé après un isolement lié au Covid-19 lors de son passage à la tête de la sélection. Ce moment d’émotion a teinté la rencontre d’une dimension personnelle, tandis que les deux équipes savent que le vainqueur affrontera la Suisse ou l’Algérie pour une place en quarts de finale.
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La Colombie aborde la phase à élimination directe en véritable forteresse défensive, avec un seul but encaissé en poule et un statut de candidat au titre. Le duel face au Ghana est aussi l'occasion de solder les comptes avec l'ancien sélectionneur Carlos Queiroz, dont le passage désastreux avait privé l'équipe du Mondial 2022. Luis Díaz, star du Bayern Munich, emmène une formation qui a déjà impressionné face au Portugal.
Les Black Stars du Ghana abordent le choc de Kansas City comme un match couperet, portées par le soutien de la diaspora et une progression constante. L'attaquant Antoine Semenyo refuse l'étiquette d'outsider, affirmant que l'équipe possède un talent égal et qu'elle est prête à rivaliser avec l'élite. Après avoir franchi un groupe difficile, le Ghana entend porter haut le drapeau africain dans la phase à élimination directe.
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