
À la veille du sommet d’Ankara, Trump juge « ridicule » le soutien américain à l’OTAN
Le président des États-Unis dénonce une relation « à sens unique » et exige que l’Europe prenne en main sa propre défense, alors que des divergences apparaissent au sein de son administration sur l’ampleur du désengagement.
Le président Donald Trump a qualifié de « ridicule » le maintien du niveau actuel de soutien des États-Unis à l’OTAN, dans un message publié jeudi sur sa plateforme Truth Social, à moins d’une semaine du sommet de l’Alliance prévu à Ankara les 7 et 8 juillet. Accompagnant son texte d’un graphique comparant les dépenses militaires, où les États-Unis apparaissent très loin devant le Royaume-Uni, la France, l’Italie ou la Pologne, il a dénoncé une relation « qui n’est pas réciproque » et reproché aux alliés européens de ne pas avoir été « là pour nous », en référence aux restrictions d’accès aux bases imposées par plusieurs pays lors de la guerre en Iran.
Du côté des capitales européennes, on souligne que les alliés ont déjà accepté, sous la pression de Washington, de porter leurs dépenses de défense à 5 % du PIB d’ici 2035, un objectif adopté lors d’une réunion l’an dernier. Selon des sources proches de l’administration américaine citées par le Wall Street Journal, le chef du Pentagone, Pete Hegseth, avait prévu d’annoncer de nouvelles coupes significatives dans la présence militaire américaine en Europe lors d’une réunion des chefs militaires de l’OTAN le mois dernier à Bruxelles, mais il en a été empêché par de hauts responsables, en particulier le secrétaire d’État Marco Rubio. À la place, M. Hegseth a communiqué le lancement d’une révision de la posture des forces américaines sur le continent, un processus pouvant durer jusqu’à six mois, signe, d’après le quotidien, que l’administration n’a pas encore arrêté de position commune sur le rythme et l’ampleur du désengagement.
Cette séquence illustre la tension croissante entre la volonté affichée par la Maison Blanche de réduire son parapluie sécuritaire et les réticences d’une partie de l’exécutif, soucieuse de préserver des marges de manœuvre stratégiques. Pour les chancelleries européennes, l’hypothèse d’un retrait américain, que M. Trump a évoqué tout en reconnaissant la nécessité d’une approbation du Congrès, ravive le débat sur l’autonomie stratégique du continent, alors même que la guerre en Iran a mis en lumière la dépendance des Européens vis-à-vis des infrastructures et des capacités de renseignement américaines.
Fondée en 1949 pour contenir l’Union soviétique et ancrer les États-Unis comme puissance mondiale, l’Alliance atlantique se trouve aujourd’hui confrontée à une redéfinition de son rôle. Le sommet d’Ankara, qui réunira les 32 États membres dans un pays à la relation complexe avec l’Occident, devrait être dominé par la question du partage du fardeau et par l’avenir de la présence militaire américaine en Europe. La revue de posture annoncée par le Pentagone, dont les conclusions sont attendues d’ici la fin de l’année, constituera un indicateur clé de la direction que prendra l’engagement américain au sein de l’Alliance.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
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À quelques jours du sommet d'Ankara, Trump attaque durement l'OTAN, qualifiant de ridicule l'engagement unilatéral américain. Des coulisses révèlent des tensions au sein de l'administration américaine, le secrétaire à la Défense poussant à de nouvelles réductions de troupes en Europe, bloqué par le secrétaire d'État. L'épisode accentue l'inquiétude des capitales européennes sur la solidité de l'alliance atlantique.
Le président Trump a de nouveau critiqué les alliés de l'OTAN, qualifiant de 'ridicule' le niveau actuel du soutien américain et exigeant plus de réciprocité. Ses propos, tenus sans consulter ses partenaires, interviennent juste avant le sommet d'Ankara et soulignent sa frustration de longue date face aux dépenses de défense européennes. Le ton est celui d'une préoccupation modérée pour la cohésion de l'alliance, sans alarmisme.
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