
Brésil : le déficit courant se contracte, mais les fragilités budgétaires persistent en Amérique latine et au Maghreb
Le solde extérieur brésilien s’améliore plus vite que prévu, tandis que la Colombie et le Maroc voient leurs déséquilibres de finances publiques se creuser.
Le déficit des transactions courantes du Brésil s’est établi à 3,185 milliards de dollars en mai, un niveau inférieur aux 4,2 milliards anticipés par la médiane des prévisions de marché et en léger repli par rapport aux 3,318 milliards de mai 2025. Sur douze mois, le déséquilibre se réduit à 2,6 % du produit intérieur brut, contre 3,52 % un an plus tôt, selon les données publiées par la Banque centrale. Cette contraction s’explique par un excédent commercial de 7 milliards de dollars, porté par une hausse de 6,4 % des exportations, tandis que le déficit des services s’est alourdi sous l’effet des dépenses de voyages à l’étranger et que les sorties nettes de capitaux de portefeuille ont atteint 5,5 milliards de dollars, reflétant des retraits tant sur les marchés d’actions que de titres de dette domestiques.
L’amélioration du compte courant s’accompagne d’un financement robuste par les investissements directs étrangers, qui ont totalisé 7,97 milliards de dollars en mai, bien au-dessus des 3,86 milliards de la même période l’an dernier. En cumul annuel, ces flux atteignent 3,38 % du PIB, un niveau que les analystes de Brasília jugent de bonne qualité car orienté vers le capital productif. Les réserves internationales, à 371,1 milliards de dollars, offrent par ailleurs un matelas confortable. La Banque centrale table sur un déficit courant de 56 milliards de dollars pour l’ensemble de 2026, soit 2,1 % du PIB, une projection qui intègre un excédent commercial de 78 milliards et un déficit de la balance des services de 56 milliards.
Cette relative stabilisation extérieure contraste avec les tensions budgétaires observées ailleurs dans les économies émergentes. En Colombie, le Comité autonome de la règle budgétaire (CARF) a estimé que la dette nette atteindra 61 % du PIB, un record historique, et que le déficit effectif pourrait s’élever à 4,1 % du PIB, soit le double de la prévision gouvernementale. Le CARF, dont l’analyse est relayée par les milieux économiques de Bogotá, juge que l’exécutif surestime les recettes et sous-estime les dépenses de fonctionnement, creusant un besoin de financement qui exigera, dès 2027, un ajustement équivalent à 3,7 % du PIB ou une nouvelle réforme fiscale. Au Maroc, la situation des charges et ressources du Trésor à fin mai fait apparaître un déficit budgétaire de 30,1 milliards de dirhams, aggravé par une progression des dépenses de biens et services et des intérêts de la dette, alors que le solde ordinaire bascule en territoire négatif pour la première fois depuis un an.
Ces trajectoires divergentes illustrent la manière dont les grands émergents gèrent les chocs de taux et de change. Là où le Brésil bénéficie d’un excédent commercial structurel et d’un afflux d’investissements directs, la Colombie et le Maroc voient leurs marges de manœuvre budgétaires se réduire, contraignant les autorités à des arbitrages délicats entre soutien à la croissance et consolidation. Les prochaines étapes à surveiller incluent la publication du rapport de politique monétaire brésilien du troisième trimestre, les décisions du nouveau gouvernement colombien sur l’ampleur de l’ajustement, et l’exécution de la loi de finances marocaine au second semestre.
| Presse latino-américaine | 0.00 | neutral |
|---|---|---|
| Presse arabe Levant-Maghreb | 0.00 | neutral |
Brazil keeps its focus on internal fiscal imbalances; the external deficit figure is positive but not a priority.
By not reporting the news, the bloc signals that the topic is not urgent, reinforcing the domestic agenda and the perception of a still fragile economic recovery.
The bloc omits that the reduction of the external deficit is a sign of improvement in the balance of payments, preferring to emphasize fiscal risks.
Morocco is on the right track; external indicators from other countries are not relevant to our national narrative.
By completely ignoring the news, the bloc asserts that only national progress matters, creating an information bubble that excludes external comparisons.
The bloc omits mentioning that other emerging economies, like Brazil, show signs of stabilization, which could relativize Moroccan performance.
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