
Wimbledon 2026 : Eala stoppée, Fery en héros, Osaka renverse Sabalenka
La quatrième journée des huitièmes de finale a vu l’élimination de la surprise philippine Alexandra Eala, la qualification héroïque du Britannique Arthur Fery et le retour fracassant de Naomi Osaka.
Le parcours enchanté d’Alexandra Eala s’est achevé sur le Centre Court face à l’Italienne Jasmine Paolini (6-4, 4-6, 6-3). La jeune gauchère de 21 ans, qui avait créé la sensation en éliminant la tenante du titre Iga Świątek au tour précédent, n’a pu contenir la régularité et l’efficacité au filet de la finaliste de l’édition 2024. Pour la presse philippine, cette défaite n’entame en rien la portée symbolique de son tournoi : Eala, formée à l’académie Nadal, est devenue la première joueuse du pays à atteindre les huitièmes de finale d’un Grand Chelem dans l’ère Open. Les médias de Manille soulignent l’effervescence populaire, des rassemblements publics aux messages de l’ambassade philippine à Londres, et la comparent déjà aux icônes nationales comme le boxeur Manny Pacquiao ou le gymnaste Carlos Yulo.
La journée a confirmé la vigueur du tennis italien, au-delà du seul Jannik Sinner. Flavio Cobolli a maîtrisé l’Australien Alex de Minaur en trois sets (7-5, 7-6, 6-3) et célébré sa victoire par le « Siuuu » de Cristiano Ronaldo, un geste immédiatement repris par le public. La presse transalpine y voit le signe d’une nouvelle décontraction chez un joueur qui, comme Paolini, a surmonté des moments difficiles cette saison. Paolini, justement, a confirmé son retour en quarts de finale, un stade qu’elle n’avait plus atteint en Grand Chelem depuis ses finales à Roland-Garros et Wimbledon en 2024. Les commentateurs italiens notent que sa capacité à gagner 65 % des points derrière sa seconde balle et à s’imposer au filet a fait la différence, et que sa décision de se retirer du double pour préserver sa condition physique s’est avérée judicieuse.
Le conte de fées britannique, lui, se poursuit. Arthur Fery, 23 ans, invité par les organisateurs et classé au-delà de la 100e place mondiale, a renversé le Bulgare Grigor Dimitrov au terme d’un combat de près de quatre heures (7-5, 3-6, 4-6, 6-4, 7-6). Mené deux manches à une, le natif de Paris installé à Wimbledon depuis l’enfance a sauvé une situation compromise en remportant onze points consécutifs dans le quatrième set. La presse britannique, qui l’a déjà surnommé « Cross-Channel Fery », célèbre le premier wild-card masculin de l’ère Open à atteindre les quarts de finale du tournoi, et voit en lui le nouveau chouchou du public, la butte d’Henman Hill étant déjà rebaptisée « Arthur’s Seat ».
Dans le tableau féminin, Naomi Osaka a signé la performance la plus retentissante en écartant la numéro un mondiale Aryna Sabalenka (6-2, 7-6). La Japonaise, qui n’avait jamais dépassé le troisième tour à Wimbledon, a livré une prestation agressive et sans faille, vengeresse de sa défaite à Roland-Garros face à la même adversaire. Les médias nippons soulignent qu’elle n’a toujours pas perdu le moindre set dans ce tournoi et qu’elle attribue une part de sa sérénité à la cuisine de sa mère. L’Ukrainienne Marta Kostyuk, tombeuse de l’Américaine Ashlyn Krueger (6-4, 6-4), a également rallié les quarts pour la première fois de sa carrière sur le gazon londonien, confirmant la profondeur du tennis féminin est-européen.
En double mixte, l’Indonésienne Aldila Sutjiadi et l’Argentin Guido Andreozzi se sont inclinés en quarts face aux Australiens Marc Polmans et Storm Hunter (6-7, 5-7), mettant fin aux espoirs asiatiques dans ce tableau. Les quarts de finale opposeront désormais Paolini à Kostyuk, Fery à Cobolli, et Osaka à la Tchèque Karolina Muchova, autant d’affiches qui dessinent un tournoi de plus en plus ouvert.
| Presse atlantique / anglosphère | +0.40 | aligned |
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| Presse d'Asie du Sud-Est | 0.00 | neutral |
| Presse européenne continentale | +0.70 | aligned |
Le conte de fées d'Eala est peut-être terminé, mais elle a déjà conquis le cœur d'une nation et prouvé qu'elle a sa place sur la plus grande scène.
En présentant la défaite d'Eala comme une victoire morale et en la comparant à une icône nationale, le récit élève son accomplissement au-delà du résultat du match, faisant de la défaite une victoire.
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Paolini a arrêté la course d'Eala, mais la performance de la joueuse philippine reste remarquable.
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