
Au Mondial 2026, le cri d’indignation de l’entraîneur égyptien pour Gaza
À la veille du huitième de finale contre l’Argentine, Hossam Hassan a transformé une conférence de presse en tribune pour dénoncer les souffrances du peuple palestinien.
La salle de presse d’Atlanta s’est muée en caisse de résonance d’une colère qui dépasse les terrains. Hossam Hassan, sélectionneur de l’Égypte, a livré lundi un plaidoyer vibrant en faveur des Palestiniens, interpellant la « conscience du monde » à la veille du huitième de finale de la Coupe du monde 2026 contre l’Argentine. « Si quelqu’un, où qu’il soit, ne ressent pas la souffrance du peuple palestinien, c’est qu’il a perdu son humanité », a lancé l’ancien buteur vedette, sous les applaudissements d’une partie des journalistes présents.
L’entraîneur, qui avait déjà brandi un drapeau palestinien après la qualification de son équipe face à l’Australie, a justifié son geste comme une « réaction humaine » spontanée. Il a appelé à faire du football un « soft power » au service d’un message simple : « Laissez le peuple palestinien vivre. » Dans la presse du monde arabe, ces propos sont largement relayés comme l’expression d’une solidarité régionale profonde, tandis que des médias israéliens, tel Haaretz, les inscrivent dans un climat de tensions politiques accrues autour de ce Mondial, rappelant que la FIFA a simultanément gelé la suspension d’un joueur américain après une intervention du président Donald Trump.
Hassan a délibérément universalisé son propos, refusant de le cantonner au monde arabe. « Avant d’être arabe, musulman ou chrétien, je suis un être humain », a-t-il insisté, déplorant que l’on puisse s’émouvoir pour la défense des animaux tout en restant silencieux face à la mort de milliers de civils. Il a chiffré le bilan humain à plus de 73 000 morts à Gaza, reprenant les données du ministère de la Santé du territoire, considérées fiables par les Nations unies. Cette sortie intervient alors que le conflit déclenché le 7 octobre 2023 a provoqué des vagues de mobilisation planétaires, y compris parmi les sportifs.
Sur le plan strictement sportif, le technicien a refusé d’endosser le costume de l’outsider face à l’Albiceleste de Lionel Messi, championne du monde en titre. « Nous ne sommes pas des petits. Nous sommes une civilisation vieille de 7 000 ans », a-t-il martelé, promettant une équipe qui imposera sa personnalité. Il a toutefois glissé une note d’amertume en évoquant la suspension non levée de son milieu Mohanad Lasheen, contrastant avec la clémence obtenue par les États-Unis pour Folarin Balogun – une décision qu’il dit respecter « de bonne foi ».
Le huitième de finale contre l’Argentine, programmé ce mardi, offre à l’Égypte l’occasion d’atteindre pour la première fois les quarts de finale d’un Mondial. Au-delà de l’enjeu sportif, la rencontre se déroulera sous le regard d’une opinion publique internationale pour qui la frontière entre le terrain et la tribune politique n’a jamais semblé aussi poreuse.
| Presse atlantique / anglosphère | −0.10 | neutral |
|---|---|---|
| Presse latino-américaine | +0.30 | aligned |
| Presse israélienne | −0.50 | critical |
La communauté internationale a une honte sur la conscience pour la Palestine.
En citant directement les paroles de Hassan, le reportage évite de prendre position mais amplifie sa critique.
Il ne mentionne pas les tensions politiques autour de la FIFA et la réaction de Trump, qui pourraient faire apparaître l'appel de Hassan comme faisant partie d'une controverse plus large.
L'Amérique latine se joint à l'appel de Hassan pour la vie des Palestiniens.
En mettant l'accent sur l'humanité commune et l'appel à l'action, le reportage transforme l'événement en une cause morale.
Il ne mentionne pas les critiques israéliennes ni les décisions de la FIFA qui pourraient remettre en cause la neutralité de l'appel.
Israël met en garde contre la politisation du football par Hassan.
En encadrant les déclarations dans le contexte des tensions politiques et des décisions de la FIFA, le reportage réduit l'impact émotionnel et souligne les implications stratégiques.
Il ne rapporte pas les applaudissements des médias ni la réaction émotionnelle du public, qui pourraient montrer un large soutien à l'appel.
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