
La Belgique corrige les États-Unis 4-1 et répond à Trump par son propre pas de danse
Portés par un doublé de De Ketelaere, les Diables Rouges ont éteint le rêve américain en huitièmes de finale, avant d’imiter le geste fétiche du président dans le vestiaire.
Le stade de Seattle a vu le rêve américain s’effondrer en une soirée. La Belgique a balayé les États-Unis 4-1 en huitième de finale de la Coupe du monde 2026, une démonstration de force qui a rendu anecdotique la présence de Folarin Balogun, l’attaquant au cœur d’une tempête politique. Charles De Ketelaere a frappé deux fois en première période (9e, 33e), Malik Tillman a brièvement entretenu l’espoir (31e), mais Hans Vanaken (57e) puis Romelu Lukaku dans le temps additionnel (90+3e) ont scellé une élimination sans appel. Les trois nations hôtes – États-Unis, Canada et Mexique – quittent ainsi le tournoi au même stade, une première dans l’histoire de la compétition.
L’avant-match avait pourtant été happé par une controverse inédite. Expulsé face à la Bosnie-Herzégovine pour une semelle sur la cheville de Tariq Muharemovic, Balogun devait purger un match de suspension automatique. Mais après un appel téléphonique du président Donald Trump au patron de la FIFA Gianni Infantino, l’instance a invoqué l’article 27 de son code disciplinaire pour transformer la sanction en sursis d’un an. La décision, sans précédent depuis l’intervention brésilienne en faveur de Garrincha en 1962, a provoqué une levée de boucliers. La fédération belge a déposé une protestation formelle, rejetée par la FIFA, tandis que l’UEFA, selon plusieurs médias européens, s’apprêtait à dénoncer publiquement une « ligne rouge franchie ».
Sur le terrain, l’attaquant de Monaco n’a pesé que dix ballons touchés en première période et a vu sa seule occasion franche repoussée par Thibaut Courtois à la 81e minute. La réponse belge ne s’est pas limitée au tableau d’affichage. Après le quatrième but, les joueurs ont esquissé le pas de danse popularisé par Trump lors de ses meetings, une chorégraphie reprise avec éclat dans le vestiaire. Le compte officiel de l’équipe a publié une photo de la célébration accompagnée de la légende « Overturn this » – « Annule ça » –, un écho direct au vocabulaire de la Maison Blanche. Le milieu Nicolas Raskin a résumé l’état d’esprit du groupe : « Il y a toujours une justice quelque part. Nous ne pensions pas que ce qui s’était passé était juste. Cela nous a simplement donné un peu plus de motivation. »
La polémique a immédiatement franchi les frontières du sport. Cinquante eurodéputés, emmenés par l’Irlandais Barry Andrews, ont adressé une lettre au comité d’éthique de la FIFA réclamant une enquête sur Gianni Infantino pour manquement à la neutralité politique, citant également la remise du « Prix de la Paix de la FIFA » à Trump en décembre 2025. En Amérique du Nord, la presse a souligné le contraste entre l’élan populaire qui portait la sélection et le malaise provoqué par l’intervention présidentielle. L’entraîneur Mauricio Pochettino, déçu, a refusé de lier la défaite à l’affaire Balogun, mais a déploré que « trop de gens mettent la politique et la manipulation en avant ».
La Belgique, elle, file vers un quart de finale contre l’Espagne à Los Angeles, avec la certitude d’avoir répondu sur le terrain et par le geste. Les Diables Rouges, à la génération que l’on disait sur le déclin, ont rappelé que leur football sait encore mordre, surtout quand on le pense domestiqué.
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| Presse arabe Levant-Maghreb | +0.60 | aligned |
| Presse atlantique / anglosphère | 0.00 | neutral |
Les supporters belges et les critiques de Trump se réjouissent : la victoire est aussi une leçon politique.
Le bloc lie directement le résultat sportif à l'ingérence politique de Trump, utilisant la danse comme symbole de défi et transformant le match en revanche politique.
Il omet le point de vue des joueurs américains et le fait que la célébration pourrait être considérée comme antisportive ; il néglige également que la décision du carton rouge a été prise par la FIFA, pas directement par Trump.
Le football retrouve sa pureté contre l'ingérence politique.
Le bloc encadre la victoire comme une réhabilitation du sport, impliquant que les actions de Trump avaient entaché le jeu, et présente le résultat comme une restauration de l'ordre moral.
Il omet l'aspect de moquerie directe dans la célébration belge ; la danse est interprétée comme un geste de réhabilitation plutôt que de dérision.
Les observateurs notent un épisode curieux sans prendre parti.
Le bloc rapporte l'événement comme un fait, utilisant un langage neutre et évitant l'interprétation politique, ce qui donne l'impression que la célébration est une plaisanterie inoffensive.
Il omet le fort contexte politique et la colère des partisans de Trump ; l'épisode est présenté comme un moment léger sans reconnaître la controverse plus profonde.
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