
Au mont Rushmore, Trump mêle célébration nationale et quête d’héritage personnel
Le président américain prononce un discours au pied des effigies de ses prédécesseurs, ravivant les débats sur son désir d’y voir son propre visage sculpté et sur l’état de l’unité nationale.
Le président Donald Trump se rend ce vendredi au mémorial du mont Rushmore, dans le Dakota du Sud, pour un discours et un spectacle pyrotechnique marquant le début des célébrations du 250e anniversaire de l’indépendance des États-Unis. Selon des responsables de l’administration américaine, cette visite précède l’événement principal prévu samedi soir à Washington, où le chef de l’État s’exprimera devant la foule rassemblée sur le National Mall avant un grand feu d’artifice. L’étape du Dakota du Sud, qui fait suite à l’inauguration mercredi de la bibliothèque présidentielle Theodore Roosevelt dans le Dakota du Nord, replace M. Trump sous les regards de granit de George Washington, Thomas Jefferson, Abraham Lincoln et Theodore Roosevelt, quatre figures dont il a publiquement souhaité rejoindre l’effigie.
D’après des médias nord-américains, le secrétaire à l’Intérieur Doug Burgum présente ce lieu comme « le plus approprié pour honorer les progrès accomplis et envisager avec optimisme le prochain chapitre de notre histoire ». Des élus républicains, à l’image de la représentante Anna Paulina Luna, ont déposé une proposition de loi pour ajouter le visage de M. Trump à la sculpture, tandis que l’ancien conseiller Roger Stone promeut une pétition en ligne. En Amérique latine, la presse économique brésilienne et le quotidien mexicain El Universal relèvent que cette aspiration se heurte à l’absence d’espace viable sur la paroi rocheuse, selon le Service des parcs nationaux, et qu’aucune initiative concrète n’a été engagée durant ce second mandat. En Europe, le HuffPost italien note que le président compense cette impossibilité par d’autres projets destinés à marquer la capitale fédérale : une salle de bal attenante à la Maison-Blanche, un arc monumental et la rénovation de plusieurs monuments emblématiques.
Les célébrations interviennent dans un climat de fortes divisions politiques et de pessimisme national. Un sondage de l’université Quinnipiac, cité par plusieurs rédactions, indique que 61 % des Américains estiment que le pays ne respecte pas les idéaux de la Déclaration d’indépendance, et seuls quatre sur dix se disent « fiers » de ce 250e anniversaire. La presse latino-américaine souligne que M. Trump fait face à une grogne liée à la hausse des prix de l’essence, conséquence du conflit mené par Washington et Israël contre l’Iran, ainsi qu’à l’inquiétude de parlementaires républicains pour les élections de mi-mandat. Des médias américains rapportent par ailleurs que les communautés autochtones, préoccupées par les risques d’incendie en période de sécheresse, s’opposent au retour des feux d’artifice, bannis du site depuis près de trente ans avant une première dérogation en 2020, déjà sous la présidence Trump.
L’opposition démocrate, citée par la presse italienne, dénonce dans un rapport intitulé « De la vanité à la folie » une confiscation de l’anniversaire national par la fondation Freedom 250, lancée par le président en parallèle de la commission bipartite America250 créée par le Congrès il y a dix ans. Cette initiative a, selon ces critiques, semé la confusion et éloigné de nombreux participants des événements officiels. Le dossier reste ouvert : le grand rassemblement du 4 juillet à Washington, que M. Trump a promis de tenir malgré une vague de chaleur annoncée, devrait confirmer la tonalité ouvertement politique de cette séquence commémorative.
| Presse atlantique / anglosphère | −0.60 | critical |
|---|---|---|
| Presse européenne continentale | +0.20 | neutral |
Iran denounces Trump's triumphalist rhetoric as a threat and a distortion of reality, reaffirming its own resilience.
It reproduces Trump's statements but frames them with alarm and skepticism, inverting the triumphal sign into a warning.
It omits the ceremonial and historical context of the anniversary, focusing solely on Trump's statements about Iran.
Europe contemplates the historical significance of the American experiment, detaching from contingent politics and universalizing the meaning of independence.
It turns the event into a philosophical abstraction, depersonalizing the leader and shifting focus from Trump's statements to founding principles.
It omits Trump's concrete statements on Iran and the geopolitical tension, reducing the event to a philosophical abstraction.
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