
Argentine-Suisse : un quart de finale entre résilience et discipline tactique
Au lendemain d'une remontée spectaculaire contre l'Égypte, l'Argentine de Messi affronte une Suisse invaincue, portée par sa rigueur défensive, pour une place en demi-finale du Mondial 2026.
Le sursaut argentin face à l’Égypte, le 8 juillet à Atlanta, a condensé toute la dramaturgie de cette Coupe du monde. Menée 2-0 à la 79e minute, l’Albiceleste a renversé le score en l’espace de dix minutes : une tête de Cristian Romero sur un centre de Messi, un tir du capitaine lui-même pour égaliser, puis une frappe d’Enzo Fernández scellant le 3-2. Les images de Lionel Messi en larmes, soulevé par ses coéquipiers, ont fait le tour des rédactions sud-américaines, qui y voient le symbole d’une équipe portée par l’émotion et la dépendance à son meneur de 39 ans.
Ce quart de finale contre la Suisse, programmé le 11 juillet à Kansas City, oppose deux trajectoires contrastées. L’Argentine, championne en titre, a survolé son groupe avant de souffrir en élimination directe : victoires étriquées 3-2 contre le Cap-Vert puis l’Égypte. Avec huit buts, Messi trône en tête du classement des buteurs, mais aucun autre joueur n’a marqué plus d’une fois. La presse de Buenos Aires souligne les incertitudes défensives – cinq buts encaissés – et le casse-tête de l’attaque, où Julián Álvarez et Lautaro Martínez peinent à convertir. Le sélectionneur Lionel Scaloni hésite encore entre Nahuel Molina et Gonzalo Montiel au poste de latéral droit.
Face à elle, la Suisse déploie une solidité à toute épreuve. Invaincue depuis le début du tournoi, elle n’a concédé que trois buts et sort d’une séance de tirs au but victorieuse contre la Colombie. Les observateurs européens mettent en avant la discipline tactique de l’équipe de Murat Yakin, articulée autour du milieu Granit Xhaka, capable de dicter le tempo ou de fermer les espaces. La Nati, qui n’avait plus atteint les quarts de finale d’un Mondial depuis 1954, aborde ce rendez-vous sans complexe, forte de sa capacité à neutraliser les individualités adverses.
Ce duel ravive la mémoire des deux précédentes confrontations mondialistes, toutes remportées par l’Argentine : 2-0 en 1966, puis 1-0 en huitièmes de finale en 2014 grâce à un but d’Ángel Di María à la 118e minute. Douze ans plus tard, l’enjeu est d’autant plus grand que l’Albiceleste reste la dernière équipe non européenne en lice après l’élimination du Maroc. Le vainqueur affrontera l’Angleterre ou la Norvège en demi-finale, un horizon qui donne à cette rencontre des allures de premier véritable test pour des Argentins en quête d’un doublé historique.
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L'Argentine est prête à montrer sa force, avec Messi comme phare. L'équipe doit résoudre les problèmes défensifs et trouver un partenaire pour le capitaine.
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