
Anastasia Kostromina, le rêve éveillé d’une sosie russe d’Erling Haaland
Une vidéo postée sur Instagram a propulsé une jeune Moscovite au rang de phénomène mondial, grâce à sa ressemblance frappante avec l’attaquant norvégien, star du Mondial 2026.
Le visage est saisissant : front bombé, nez épaté, lèvres pleines, yeux bleus enfoncés sous une longue chevelure blonde. Sur l’écran partagé d’Instagram, une jeune femme fixe l’objectif avec un sérieux imperturbable, tandis qu’en miroir, Erling Haaland célèbre un but ou esquisse l’une de ces mimiques devenues sa signature. La ressemblance est telle que la vidéo, mise en ligne le 5 juillet par la mannequin russe Anastasia Kostromina, a dépassé les 6,4 millions de « j’aime » en quelques jours. « Au début, je ne comprenais même pas ce qui se passait, c’était comme un rêve », a-t-elle confié à l’Agence France-Presse depuis Moscou, encore incrédule face à cette notoriété soudaine.
Âgée de 24 ans, la jeune femme raconte que sa famille et ses amis plaisantaient depuis quatre ans sur sa troublante similitude avec le buteur de Manchester City. Mais elle ne s’était jamais décidée à partager publiquement cette particularité, jusqu’à ce que le Mondial 2026 transforme le Norvégien en phénomène planétaire. Auteur de sept buts, dont un doublé contre le Brésil en huitième de finale, Haaland a vu ses expressions faciales – entre rictus carnassier et regard perçant – se muer en mèmes viraux. C’est dans ce contexte que la Moscovite, représentée par l’agence Motion Model Management, a choisi de publier son imitation, reproduisant avec une précision déconcertante les mimiques du joueur.
La presse latino-américaine a surtout retenu l’effet comique du montage, soulignant le contraste entre l’impassibilité de la jeune femme et l’exagération des parallèles physiques. Les médias arabes, eux, ont mis l’accent sur le cheminement personnel d’Anastasia Kostromina, passée d’une incompréhension initiale – « comment pourrais-je ressembler à un footballeur masculin ? » – à une acceptation teintée d’humour. Ce glissement intime s’inscrit dans un phénomène plus large : le Mondial, vitrine médiatique sans équivalent, agit comme un accélérateur de tendances sur les réseaux sociaux, où les « doppelgängers » de célébrités trouvent un écho immédiat. L’absence de la Russie de la compétition, exclue des événements sportifs internationaux depuis l’offensive en Ukraine de 2022, ajoute une ironie douce-amère à cette viralité : une ressortissante d’un pays banni devient, par le truchement d’un sosie, l’un des visages associés au tournoi.
De fait, la vidéo a circulé bien au-delà des frontières russes, reprise sur TikTok, X et les plateformes du monde entier, où les internautes ont tagué le principal intéressé. Anastasia Kostromina, devenue supportrice de la Norvège le temps d’un quart de finale perdu contre l’Angleterre, espère désormais que Haaland tombe sur ses images. « J’aimerais qu’il voie ma vidéo, qu’il en rie peut-être », a-t-elle glissé, un sourire léger aux lèvres. Elle assure ne pas avoir à forcer son talent d’imitatrice : « Je n’ai pas besoin de faire beaucoup d’efforts. » Une aisance qui, à l’heure où le football se consomme autant par les gestes que par les grimaces, lui a offert un quart d’heure de célébrité mondiale, vécu comme une parenthèse onirique.
| Presse du Golfe arabe | +0.60 | aligned |
|---|---|---|
| Presse africaine subsaharienne | 0.00 | neutral |
| Presse latino-américaine | +0.20 | neutral |
Le Golfe célèbre la ressemblance comme une opportunité de marché, transformant une vidéo virale en un actif commercial.
Le mécanisme se concentre exclusivement sur les avantages économiques et la célébrité, omettant la dimension personnelle et émotionnelle.
Il omet la réaction émotionnelle du mannequin ('comme un rêve') et le rôle de la mère dans le post original.
L'Afrique subsaharienne rapporte l'histoire à travers les propres mots du mannequin, donnant la parole à sa surprise et à son émerveillement.
Le mécanisme est l'utilisation de la citation directe et des données numériques pour construire un récit factuel et impersonnel.
Il omet le contexte commercial et le rôle de la mère, se concentrant uniquement sur la réaction du mannequin.
L'Amérique latine raconte l'histoire comme un phénomène viral né de l'initiative de la mère, mettant l'accent sur le contexte d'euphorie footballistique.
Le mécanisme est la construction d'un récit engageant qui part du geste maternel et s'amplifie via les réseaux sociaux, créant une épopée virale.
Il omet la citation directe du mannequin et sa réaction émotionnelle, la remplaçant par une description de la vidéo et du contexte.
Élargis ton regard
États-Unis : le Trésor lance la frappe d’une pièce d’un dollar à l’effigie de Donald Trump
6 langues · 16 sources
Depuis Economy & MarketsAfrique : la course à l’IA révèle l’urgence d’une gouvernance des données
6 langues · 16 sources
Depuis TechnologyCourse à l’IA : la Chine accélère ses introductions en Bourse, les États-Unis resserrent les contrôles
6 langues · 12 sources